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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 5 septembre 2012 15:56

    Quel qu’en soit le contenu, un livre, même de recettes culinaires, reste le meilleur vecteur d’une religion.

    Une miryade de livres c’est une miryade de propositions religieuses.
    Ça évite la religion unique, mais ça promeut toujours plus le principe religieux.
     



  • easy easy 4 septembre 2012 14:27

    J’en dirais autre chose.

    Fides doit toujours digérer ratio.

    Dans le virage de 1800, on a cru repousser fides pour embrasser ratio, à la manière de Diderot-Voltaire-d’Alembert, à la manière de Buffon, Newton, Darwin, mais finalement, le rationalisme digéré a formé croyance
    Le rationalisme de l’horloge a engendré la foi de la ponctualité.
    Le rationalisme qu’exige un projet de construction d’une voiture a engendré le fait que quiconque n’a pas de projet est déconsidéré et même suspect. 
    La conquête de la Lune qui n’a pu se faire qu’en toute rationalité est devenue une religion
    Il faut être très rationnel pour réussir Curiosity mais on dit que les images qu’il nous envoie sont belles, ce qui est religieux.


    L’esprit doit se nourrir des carottes digérées par le corps.
     

    Certains savent digérer ratio seuls.

    D’autres n’y parviennent pas seuls et développent alors un concept de procurations à deux détentes. Une première dans laquelle ils acquièrent une célébrité (ubiquité, grandeur, superforce) apportée par la coagulation des autres à eux en utilisant une cible à abattre, un paradis ou mât de cocagne. Une seconde qui va permettre, grâce au pouvoir obtenu, d’être le seul à définir et imposer les contraintes. 

    Ceux du premier groupe se sentent capables de nourrir leur foi en digérant les rationalités inhérentes à un groupuscule de 2 à 20 personnes. D’un point de vue réaliste, 2 à 20 personnes forment le groupe transactionnel suffisant à chacun. Nul n’a de véritables besoins de réaliser des transactions au-delà d’un village. Ces anarchistes focalisent sur leur groupuscule et n’ont pas une seconde à consacrer aux visions extra-groupusculaires (nationales). Ils ne versent dans aucune sorte d’utopies.

    Ceux du second groupe se sentent incapables de s’accommoder des contraintes rationnelles immédiates par leur seule foi et fantasment de se multiplier. Ils ont alors besoin de la masse des anonymes qu’ils mobiliseront en brandissant une utopie. Les fascistes se défont de leur dimensions privées ou la mettent sur la Table, ils renient leur groupuscule originel et n’envisagent que l’énorme masse anonyme sur laquelle ils pensent pouvoir agir en imposant leur idéologie. Les fascistes sont très disposés à sacrifier sa vie, donc celle de tous pour que leur idéologie globale triomphe.

    Les fascistes ne considèrent pas d’autre objectif que celui d’imposer le fascisme. Pour y parvenir ils invoqueront tel ou tel prétexte, ils évoqueront éventuellement un ou deux objectifs concrets populistes (rejeter les dettes, propriété pour tous, reconquérir un territoire, droit de vote pour tous, nettoyer les océans, sauver les baleines) mais ce ne seront que des épouvantails. Les fascistes ne veulent le fascisme que pour ce qu’il leur rapporte en termes de foi en eux.


    Tous les types de sentiments, dont l’amour et la haine, toutes les sortes d’arguments sont utilisés par les fascistes pour réaliser leur fascisme, pour n’exister que par un jeu de procurations.


    Comme le fascisme recourt à la procuration, il coagule à lui tous ceux qui pensent pouvoir, par procuration, profiter du train. Il n’est pas de mouvement de masse dont chacun ne puisse tirer profit d’une manière ou d’une autre. Un fasciste brandit du Coca, un Lego ou une Barbie, dix mille fascistes de second rang se bousculent pour en devenir vendeurs. 


    Les célébrités qui ont tout fait pour l’être sont fascistes, Gandhi et Johnny inclus.


    Quand Alexandre demande à Diogène ce qu’il peut faire pour lui, il ne se propose pas en tant que personne seule. Il lui propose de profiter des Forces que lui procure son pouvoir sur les autres, sur la pyramide de procurations qu’il entraîne derrière lui. Diogène lui répond que le jeu des procurations ne l’intéresse pas et qu’Alexandre peut lui rendre service de manière strictement personnelle en se poussant du Soleil.



  • easy easy 3 septembre 2012 15:46

    On n’a pas divisé le « retour au père » en deux acceptions pour rien.

    Les utiliser indifféremment c’est méconnaître les raisons ont poussé à cette différenciation

    Re-père quand ça contient ce qui sauve
    Re-paire quand ça contient ce qui tue 



  • easy easy 3 septembre 2012 14:07



    A propos d’orthographe, j’aurais écrit « repaire » et « quelle était l’utilité sociale de Google »
    Encore qu’après trois canons et une ligne de moquette, je ne sais pas trop.


    La question n’est pas révolution de salon ou pas mais révolution ou pas.

    En ce qui me concerne, je suis opposé aux révolutions intentionnelles. Pour moi, les seules révolutions valables sont celles que personne ne remarque au présent.



  • easy easy 2 septembre 2012 09:52

    La projection ?
    Ah que oui alors !


    Il m’est apparu que la projection ne peut pas se faire sur des personnes que l’on connaît bien ou dont on subit la personnalité

    Elle n’est possible que quand on découvre qu’il existe des individus blancs, vierges, vides car inconnus.

    Sans la découverte de l’anonymat aucun de nous ne projetterait ni n’introjetterait

    On ne projette bien que sur un écran blanc.

    Mais on apprécie aussi de réussir une projection sur un blanc qu’on aura réalisé par démolition.

    Une fois le principe de l’individu vierge découvert, une fois la projection découverte grâce à l’anonymat, on en vient à projeter de force sur du non vierge, sur de l’affiché qu’on dénie.
    Quand on tient à projeter sur quelqu’un, on s’efforce de dénier sa personnalité au lieu de la considérer de plus en plus. Et en fonction des espaces blancs qu’elle laisse quand elle s’exprime, on projette dessus vite fait ce qu’on veut projeter 
    « Tu dis n’importe quoi » permet de démolir ce qui existe de l’autre et offre à l’agresseur un écran blanc sur lequel il va pourvoir envoyer l’image qu’il veut.


    Là par exemple, Luc-Laurent nous a exposé une complexité de trait sur un certain plan.
    Quiconque voudrait projeter sur lui dans ce secteur, sera embarrassé et renoncera en attendant une meilleure heure où Luc-Laurent paraîtra plus blanc, plus barbouillable.
    Il pourrait toutefois passer un individu ayant maille à partir sur le sujet précis de la trahison et qui en tant que spécialiste, saura trouver suffisamment de blancs pour y projeter ce qu’il voudra.


    L’anonymat
    La projection sur l’anonyme
    Reste à savoir selon quelle stratégie on fait ces projections.


    Et là, je ne vois que deux ressorts jumeaux : aime et haine
    Ce qui conduit soit à des stratégies à deux : Love ou boxe
    Soit à des stratégies à trois selon le triangle de Karpman


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