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59 ans
Eurasien
Déçu

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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 21 juillet 2012 10:29

    La mise en place de la puce RFID ne changerait rien au problème qui a ouvert la chasse aux petits tickets (et provoquera bien des assassinats)
    Son traitement informatique passera toujours par des entreprises tierces qui factureront aussi cher aux banques.
    Il améliorera éventuellement l’aspect hygiénique car en cas de méchant et persistant virus, les claviers ou écrans tactiles des caisses, des machines à CB ou des DAB poseront problème.

    Les banques pourraient viser une autre solution qui consisterait à ce que les commerçants gèrent eux-mêmes les montants d’encaissements et de décaissement pour ne plus leur transmettre que les résultats, donc qu’un seul montant journalier. Mais ce serait alors pousser davantage encore les gros commerçants à faire aussi le métier de banquier.



  • easy easy 21 juillet 2012 10:18




    Le traitement des bits réalisant les transactions par CB s’effectue via des entreprises tierces qui s’imposent une énorme sécurité d’accès à leur saint des saints, qui sont obligées d’avoir des serveurs de secours immédiatement disponibles et qui doivent une lourde indemnité à leurs clients en cas de pannes. Ces entreprises tierces qui exécutent l’essentiel des transactions les facturent donc cher aux banques, indépendamment de leur montant.
    Quand les banques examinent ce qu’elles doivent payer à ces prestataires qui leur font tout, elles vont très vite à remarquer que les petits montants de transactions sont les plus nombreux et représentent alors le gros de la facture.

    La chasse aux petits montants s’ouvre.



    Et les banques ont deux manières de chasser ces petits montants, soit en les interdisant carrément soit en surtaxant les commerçants qui les admettent.


    Toujours est-il que le serpent monétaire ne peut que finir par se mordre la queue en essayant de s’économiser.

    Un animal se tue pour vivre. Il se fatigue et s’use tant pour manger que pour copuler.
    Les entreprises veulent vivre et grandir démesurément mais sans fatiguer, sans vieillir, sans mourir. Il arrive un moment où à force de chercher à s’économiser sur le dos des autres, elles finissent par s’auto dévorer.
    Ce problème avait été très tôt perçu avec l’esclavagisme. On ne peut profiter d’un esclave que si l’on ne cherche pas à optimiser constamment, de crans en crans, sa rentabilité. (Ce qui faisait ressortir le cas très particulier des ’36 mois’)

    Si le consommateur ne peut plus payer ses clopes ni avec un chèque ni avec une CB, il va rechercher des espèces. Mais il ira au distributeur de billets pour n’en tirer que 30 €. Et là encore, l’opération passera par les prestataires de service tierces dont j’ai parlé. Et si les banques surtaxent les petits retraits, les consommateurs en feront des gros, s’habitueront à vivre avec des espèces, pratiqueront la tontine et ce sera alors d’autres aspects du business bancaire qui en pâtiront.


    Il est très urticant, pour tous ceux qui tiennent des comptes rigoureux, de constater un manque de profitabilité sur un segment de leur activité et de résister à la très forte envie de le résoudre pour le mettre au niveau de profitabilité de l’ensemble. Mais ce réflexe compartimentaliste oublie qu’un système globalement rentable est la somme de sous-systèmes, les uns gagnants, les autres perdants.
    Dans tout moteur, il y a un compartiment très productif mais aussi des régulateurs de vitesse, des soupapes, des circuits de refroidissement, des pots d’échappement, des nuisances, en somme des charges contre productives.

    Le mouvement perpétuel est impossible.





  • easy easy 20 juillet 2012 15:03

    «  »« BB par exemple »«  »

    Vous en êtes certain ?



  • easy easy 20 juillet 2012 13:53

    Vous vous en prenez à l’alimentation carnée en exposant des chiffres énormes qui ne résultent que de notre population de 7 milliards.

    Homo a toujours mangé des bestioles.

    Mais homo avait autrefois rendu les honneurs à l’animal qu’il tuait en le dessinant dans ses grottes bien plus qu’il ne se représentait lui-même.

    La modernisation n’aura augmenté notre part carnée que pour partie, elle aura par contre augmenté très fortement l’aliénation et la souffrance animale en rendant sa vie absurde et sans âme.

    Cette désâmisation de la vie d’une certaine catégorie d’animaux a probablement été permise par nos spécialisations professionnelles. Si autrefois chacun tuait et pour son propre compte, de nos jours il y a des gens qui tuent 1000 fois par jour mais pour de compte d’autres qui n’en ont aucune conscience.

    Mais ce ne sont encore là que des dérives liées à notre démographie et à notre rationalisme mercantile (car notre rationalisme écologique n’est pas encore à l’ordre du jour).
    Ca n’est pas complètement déshonorant de notre part. 


    Ce qui nous déshonore bien davantage c’est notre goût marqué pour la torture infligée à ceux d’entre nous jugés coupables (jugés par un groupe ou par un solitaire, expéditivement ou non)

    Les souffrances que subissent actuellement nos bêtes à viande sont là par défaut. Nul ne les recherche ni ne cherche à les augmenter pour les augmenter.
    Mais des milliers d’entre nous subissent des souffrances qui leur sont très volontairement infligées et dans le seul objectif de les faire souffrir.

    Nous sommes capables de soigner un condamné afin que le jour de son exécution, il soit en pleine forme pour subir deux heures trente de tortures (Cf François Damiens). Aucune autre espèce n’est capable d’une telle perversité.
    Et dès qu’un DSK se propose à la vindicte publique, on voit surgir des millions de personnes réclamant sans aucun complexe qu’on lui inflige telle ou telle torture, dont celle d’être pendu par les couilles.
    Si l’on dénonce leur perversité, ces tortionnaires en puissance diront, à l’instar des Inquisiteurs, qu’on soutient les mauvaises manières de leur torturé. Ce ne sont jamais les victimes des tortionnaires (isolés ou en groupe) qui exigent de torturer en retour leur tortionnaire. Ce sont toujours des tiers, des badauds, qui se bousculent pour torturer ou faire torturer.



    Je n’ai rien à redire à votre exposé de la souffrance de nos bêtes à viande mais Nietzschéen sur ce coup, je demande qu’on la mette en perspective non par rapport une éventuelle alimentation végétarienne ce qui serait tout de même une nouveauté pour l’homme, mais par rapport à la souffrance que nous subissons (déjà ou potentiellement) parce que certains d’entre nous ne censurent pas leur sadisme dès lors qu’ils croient servir quelque justice (personnelle ou collective)

     



  • easy easy 19 juillet 2012 14:40

    @ Alinéa

    Vous voulez dire que vous faites la différence entre deux chiens de mer, entre deux sardines, entre deux poulets ? Bravo, mes potes et moi, on ne sait pas faire ça sans les marquer.


    Nous avons tiré des animaux (que de loin et à part vous nous trouvons semblables) l’impression qu’ils ont tous (au sein d’une même espèce) les mêmes moeurs ou goûts. Nous les traitons de manière uniforme. 

    Entre nous, les hommes, nous nous reconnaissons différents de physique. Mais nous semblons convaincus d’avoir tous le même mental et nous sursautons quand l’un de nous dit être amoureux d’une sardine ou d’un tube de dentifrice. 
    De là, nos meilleurs penseurs se sont mis au travail pour chercher l’équation de l’homme, pour le définir dans leur codex. (pendant que nos sculpteurs cherchaient à définir les canons physiques) 


    En dépit de nos milliards de révoltes contre cette vision (des pouvoirs) qui tiennent à nous uniformiser, nous continuons d’être considérés comme devant tous réagir de la même manière au même moment. « Quoi ? Tu ne fonds pas en larmes devant le spectacle de ..., tu n’es qu’une pierre » 

    ou plus courant

    « Comment peux-tu dire une chose pareille ? »





    Ainsi, vous feriez votre auto critique après une auto analyse des causes et effets en nous fournissant des faits précis, ça ne nous serait d’aucun intérêt ?
    Alors quel est l’intérêt de tant de livres où un homme fait la critique et l’analyse d’un autre ? 

    Pourquoi ce que dit Freud de l’Homme aux loups serait plus intéressant et pertinent que si c’était cet homme qui le disait lui même ? 



     

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