• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 22 juin 2012 21:59

    Concernant l’exact sujet que vous évoquez, je ne puis que vous croire et en prendre acte.

    Mais concernant l’école, dans tous les pays du Monde, je trouve qu’elle est fondamentalement problématique.



    Les écoles très anciennes des péripatéticiens païens ne versaient pas trop dans l’encadrement ou l’uniformisation (à part pour les mathématiques, l’écriture et, plus largement, la langue). Chaque maître était souvent contesté par le maître qui lui succédait.

    Il y avait aussi écoles confessionnelles. A leurs différences de courants près, il n’y était plus question que de conformisme. Dès qu’un élève ou maître sortait des alignements, il se faisait exclure. Leur système n’était pas ambigu puisqu’on n’y entrait que pour s’aligner, pas pour faire l’électron libre.

    Mais à partir de 1789, ouh la la, que de paradoxes !
    ’’Alors maître, que dois-je faire ? Réciter par coeur et répéter comme un âne ou inventer librement mes théories à mon tour puisque nous nous valons tous ?’’
     

    Tant que l’école fonctionne dans un système global qui annonce clairement son encadrement de toute chose, l’endoctriment ou bourrage de crâne n’est pas paradoxal, pas de double bind.

    C’est quand elle fonctionne dans un système qui ne cesse d’idolâtrer la liberté ou ne serait-ce que la personnalisation, l’originalité, qu’il y a paradoxe voire oxymore.
    Même à Saint Cyr où l’on s’adresse à des adultes volontaires pour ne devenir que des robots, des ambiguïtés sont révélées et des profs posent carrément la question « Devez-vous considérer un ordre de tuer au travers de votre éthique personnelle ? » La bonne réponse étant oui.
    Paradoxal n’est-ce pas ?

    Avec l’école à la Ferry on en est arrivé à des situations que met en évidence « Le cercle des poètes disparus ». L’école, si elle est organisée par le système central et non par des groupuscules, tend à fabriquer du mouton à la chaîne, de l’employé type, du cadre type, tout en ne cessant de dire que l’autonomie cébien



    Je vois des tas d’avantages à ce qu’une vis de 8 achetée à Taiwan se monte sans problème sur un écrou de 8 acheté à Lyon. Vive la normalisation. Mais cette normalisation que j’adore pose des millions de problèmes de réduction de la diversité, d’inerties, de pénuries et d’engorgements.

    Même sorte de vache partout, même sorte de poulet partout, même sorte d’arbre à papier partout, même sorte de blé partout, Ouille, cette monomanie provoque bien des problèmes, dont la promiscuité intellectuelle (tout le monde a la même panne ou le même DSK au même moment), dont les paniques (tout le monde manque du même sucre, de la même monnaie au même moment) et des effets bélier destructeurs (puisque tout le monde se précipite au même moment vers la même porte de sortie ou la même carotte)



    Dans Les oiseaux, Hitchcock propose qu’à un moment donné tous les oiseaux soient saisis de la même frénésie et rien ne peut les en détourner.
    Et bien de nos jours, si l’on écartait le cas des quelques sauvages qui subsistent encore et qui refusent l’éducation grande-massique, il n’y a que l’espèce humaine de conditionnée aux mêmes réflexes. Il n’y a que nous, les élèves de Ferry ; pour avoir des dispositions à réagir comme les Oiseaux de ce film.


    Ce qu’a fait Anders Breivik relève à mes yeux bien moins d’une attitude singulière, autonome, que d’une attitude d’élève de l’école ferryste.
    Un individu en rien préparé à l’uniformisation ou au conformisme reste naturel et il est donc susceptible de faire n’importe quoi, y compris de tuer, pourquoi pas, mais une fois. Une fois seulement car ensuite, en simple logique naturelle, il en déduirait que cépabien et changerait d’optique sans difficulté.

    Alors que Breivik n’a absolument pas réagi de son expérience. Aussi bien avant que pendant qu’après son geste, il est resté sur le mode robot auquel nous conditionne l’école. Il est définitivement programmé et indéprogrammable.


    On peut trouver des assassins chez les sauvages. Mais pas des serial-killers.
    Et on n’y trouve jamais de kamikaze, jamais de terroristes, jamais d’irréductibles. Les sauvages sont tous maléables et changent de position au fil de leurs expériences (d’où la sagesse accordée aux vieux)
    Ils sont si maléables qu’ils en viennent parfois, hélas, à accepter l’envoyer leurs gosses à l’Ecole.

    Ca me rappelle le cas d’un petit Gitan qui, au second jour d’école, s’était soudain enfui en passant par la fenêtre. Ses parents l’ont compris et n’ont pas insisté
    « Ils sont fous ces romains ! »

    L’école ne nous dit pas de sérial-tuer. Mais elle nous éduque à la programmation à vie et nous l’acceptons sous la menace et donc dans la peur car notre vie sociale en dépend.



  • easy easy 22 juin 2012 19:43

    Oh qu’il est à l’ouest !

    «  »« Le monde devient inaccessible à une compréhension complète, systématique et systémique »«  ».

    Parce qu’il l’a été ?


    Sur ce point de puérilité, vous me donnez l’impression d’avoir le problème suivant : Tout ce qui concerne le passé, même d’hier, et sur lequel certains se sentent des ailes pour le décrire, fait croire aux enfants que ces peintres saisissent le passé et qu’hier était donc saisissable. Et à la limite, le présent aussi.
    Vous avez trop cru je ne sais quel bon maître du genre Aristote. Il vous aurait fait croire qu’il saisissait tout (et que même ce qu’il reconnaissait ne pas trop saisir, il l’enrobait d’un tel emballage de mots alambiqués qu’on aurait dit qu’il savait ce qu’il y a dedans).

    « Mais alors bon maître, c’est simplement ça ? »
    « Non, Toto, c’est plus compliqué »
    « Whaouuuh, c’est hyper complexe alors ? »
    « Tsss, non non Toto, c’est simplexe »
    « Ah ! »



    Concernant le chiffrisme, il est propre aux gens des cités. Les sauvages, même ceux qui subsistent encore en ce moment, ignorent les chiffres, les comptes, donc l’administration chiffriste. Les chiffres, ils n’en veulent pas et marchent à côté d’un camion sans vouloir savoir ce qu’il s sous le capot.

    Ca fait des lustres que le chiffrage, parfois lourdingue à la Romaine, parfois manquant du zéro, a existé et a fait l’administratisme de ceux des cités.
    5000 ans plus tôt, il y avait des réfractaires à la comptabilité et il y avait des fans.
    Aujourd’hui pareil.

    (Et il serait possible de dire que les comptables, actuaires et météorologues ne parviennent jamais à prédire parfaitement)



    Enfin, sur le contrat social, là encore vous ne mouillez que de puérilité car Rousseau n’a fait qu’essayer de dégager du fait social son principe le plus pertinent. Il est possible, si l’on est généreux avec lui, de convenir que la chose sociale peut consister entre un modus vivendi de liberté/sécurité. Mais seule la formiule serait amusante de fraîcheur car la réalité, qu’elle soit comme-ci ou comme-ça, ne date ni d’hier ni de Rousseau.
    Le fait de la décrire est vain tant en vérité qu’en effets.

    D’autre part, chacun sait, depuis la nuit des temps que tout individu peut convenir d’un certain contrat social plus ou moins explicite mais nul ne perd une occasion de faire au mieux de ses intérêts personnels, donc de transgresser.

    Tel ce Bidochon qui a dû être secouru après de pénibles heures d’attente car il avait nuitamment versé de l’hule de vidange dans un puisard. Mais son portefeuille avait glissé de sa poche et était tombé dans le trou. Il s’était trop penché pour le récupérer et hop, il est tombé et seules ses jambes dépassaient. 
    Contrat social ? Quel contrat social ?

    On n’a de contrat qu’avec ses turpitudes.



  • easy easy 20 juin 2012 10:19

    «  »« Ce ne sont pas les historiens de l’universite catholique qui ont regle les canons a Dien bien phu, mais les artilleurs sovietiques. »«  »

    Tu parles ! Comme s’il avait fallu des pointures du calage de bulle pour rendre les tirs d’en haut infernaux pour les Français d’en bas.

    Le génie n’est en rien dans le réglage des canons Vietminh mais dans le seul fait de les avoir amenés là. Et ce n’est pas le communisme, ni en sa doctrine, ni en ses forces vives et industrielles qui a monté ces canons en cet endroit improbable. (C’est certainement la dernière fois de l’histoire qu’un tel exploit est accompli puisque désormais il n’y a plus à trimballer autant de ferraille)

    La seule chose qui a pu amener ces canons en cet endroit où ils pouvaient renverser l’Histoire du Blanc, c’était le moïsme, la conversion des Viets à mentalité et habitudes de plaine en Moïs à mentalité et habitudes de montagne. Et cette conversion de gens des plaines en gens des jungles, c’est Giap qui en a eu l’idée et qui a réussi à en convaincre les masses.

    D’ici on ne réalise pas qu’un paysan Viet, des plaines et deltas donc, peut passer toute son existence, par temps de paix, sans jamais mettre les pieds dans la jungle (qui n’existe plus qu’en zone pentue, les plats ayant été cultivés). Et que seuls les 53 sortes de Moïs aiment vivre dans ce contexte pentu.
    Ce n’était pas une chose facile que de convaincre des Viets de se convertir à la vie de Moïs.

    Le Vietnam a une longue tradition de résistance contre les Mongols et les Chinois mais les batailles se menaient alors sur terrain plat (avec des éléphants parfois). 
    Giap a donc pour la première fois de l’histoire du Vietnam, et sur invitation des Français de DBP, délocalisé les batailles pour ne plus les placer qu’en jungle. 

    La conversion de millions de Viets à l’ultra Moïsme de guerre (allant jusqu’au fourmillisme tout à fait inédit, même dans le monde) a été d’abord une surprise puis une savonnette pour tous ceux qui ne jurent que par les routes, les camions, le train, les avions.




    Par ailleurs, vous confondez l’objectif du militaire qu’est Giap (sujet de l’article) et qui consistait à ruiner les armées étrangères, avec l’objectif de Ho qui était politique et appliqué à un contexte colonial, et encore avec l’objectif du gouvernement actuel qui ne se trouve plus en contexte colonial (mais qui a à tenir compte des prétentions permanentes de la Chine sur son secteur situé pourtant nettement plus au sud) 

    En tant que stratège militaire, Giap est celui qui a accompli les plus incroyables et surprenants exploits.





    «  »«  »C’est le double bind. Le message contradictoire qui rend fou. Les memes qui lui avaient explique qu’on est tous egaux, lui applique la pratique du certains sont plus egaux que d’autres «  »«  »
    Exact sur le fond.
    Dans le détail, Ho n’avait vécu ce message contradictoire qui rend fou que sur le plan politique. (Les quidams Parisiens le considéraient bien mais les politiques l’ignoraient). Et il a très vite constaté que les autres étudiants Viets subissaient ce doublle bind pour accéder aux emplois.
    Ce sont les dépités de l’emploi qui ont été très nombreux et qui sont alors passés en politique pour le rejoindre.

    Autant préciser que ces rares Viets (1/60) qui avaient suivi le cursus scolaire français, s’étaient sentis les chevilles enflées. Pendant leurs études, ils s’étaient sentis propulsés vers les plus grandes hauteurs sociales Ils ne pouvaient plus envisager de se retrouver coolie ou besogneux et ont été extrêmement vexés quand ils ont découvert qu’ils n’avaient pas le droit de commander un Français inculte. 

    Si cette classe avait eu accès aux emplois à juste hauteur de leurs diplômes, si elle avait pu commander des Français incultes, j’estime qu’elle aurait été très prétentieuse, très aristocratique et très dure envers la gueusaille viet (Cf la famille de Diem).
    Dans les ex colonies africaines, tous ceux qui ont suivi des études occidentales et qui accèdent réellement à des fonctions importantes finissent par devenir hautains et arrogants envers les leurs, n’acceptant plus de parler qu’à des interlocuteurs occidentaux prestigieux..

    Je ne vois aucun endroit au monde où des gens seraient sortis diplômés des cursus occidentaux et où ils ne seraient pas devenus méprisants envers la piétaille (les exceptions du genre Césaire, Senghor, Gandhi se comptent sur les doigts d’une main alors qu’ils ont été des milliers à avoir étudié à Harvard, Louis le Grand ou Cambridge) 

    L’enseignement occidental, surtout dans ses filières humanitaires, contient non l’humanitaire mais les fondamentaux de l’arrogance.


    Il n’est donc pas forcément dommage que le régime vietnamien actuel soit ce qu’il est.



  • easy easy 20 juin 2012 08:34

    @ Emile

    «  »« J’ai évoqué Leclerc, pas de Lattre. »«  »« 

    Je l’ai déjà dit, Leclerc m’étonne. Parce que les rarissimes Français qui osaient dire »fraternisons vraiment« ne peuvent que m’épater

    Hélas, l’influence de Leclerc aura duré une semaine.

    De 1858 à 1954, ce qui s’est passeé en Indochine l’aura été sous l’influence de gens comme de Lattre
    Et les gens comme Thiers, de Lattre, d’Argenlieu, de Gaulle, sont des Abrahamistes qui croient qu’on est mauvais quand on jouit, bon quand on souffre et qui ont perverti le sens de cette souffrance personnelle pour la rendre seulement affective et secrète. Ce qui permet de belles acrobaties intellectuelles. 
     »Je vais souffrir de l’absence de celle que je désire en la napalmisant. Mais je vais en laisser quelques unes que je désirerai et que je napalmiserai aussi pour souffrir encore de leur disparition. Surtout ne jamais napalmiser tout le monde, ce serait ne plus pouvoir perpétuer cette entreprise, ce serait surtout se retrouver seul et souffrir alors vraiment de l’enfer de la solitude absolue« 


    Victor Hugo, monument d’humanisme, capable d’empathie (comme tout le monde. Le seul problème étant ce qu’on en fait), avait fait tirer sur les ouvriers en 1848 et il souffrait de tuer (comme tout le monde. Reste à savoir ce qu’on en fait de cette souffrance purement intellectuelle) . Il s’était consolé de sa souffrance en disant qu’il était nécessaire d’éduquer cette piétaille qui faisait n’importe quoi par ignorance.

    Voici son alambic intellectuel :
     »Je tue, c’est a priori mal. Je souffre de devoir faire ça ; ce qui me rend bon et méritant de Dieu. Je souffre mais je supporte cette épreuve dans l’intérêt supérieur de ceux que je tue, de leur catégorie, de ce qui en restera après mon sacrifice. C’est aussi par intérêt de ma propre classe, mais il s’agit alors d’une pure coïncidence et Dieu sait qu’il n’y a pas lieu de considérer ce point« 

    Si même Victor Hugo est capable d’une telle perversion de la pensée alors tous les Abrahamistes en sont capables.



     


     »«  »«  » Vous faites le procès de la nature humaine, c’est un autre problème«  »«  »«  

    Oui, et c’est mon originalité.

     »«  »«  »mais vous ne pouvez pas dire que la politique de la France, souvent maladroite certes, ait été systématiquement orientée au cours de son Histoire par des motivations honteuses.«  »«  »« 

    Je ne l’ai pas dit. Et ça fait encore partie de mon originalité. Je ne considère pas la Personne France derrière laquelle chacun se cache. Je n’évoque même pas la »politique de la France" alors qu’elle a pourtant existé et produit des effets. Je ne regarde pas les lunes ou drapeaux que les doigts désignent, je ne regarde que les doigts. Je ne m’intéresse qu’à ce qui trotte dans la tête de chaque individu qui tue.

    Et les tueurs la planquent leur pensée. Ils en agitent des lunes et drapeaux à regarder. Je dois donc trouver depuis l’extérieur de leur boîte cranienne par quel acrobatie intellectuelle ils parviennent à tuer à répétition sans jamais avoir honte.

    Je dois trouver l’artifice qui a permis à Victor Hugo de tuer des ouvriers sans jamais s’en repentir.
    Je dois trouver l’artifice qui a permis à de Lattre de napalmiser des gens sans jamais s’en repentir.
    Je dois trouver l’artifice qui a permis à tous les colonisateurs de martyriser des étrangers puis de prétendre qu’ils les aimaient.

    Et cette chose que je cherche ne se trouve que dans la tête des Abrahamistes.




  • easy easy 19 juin 2012 22:24

    «  »« @ emile mourey . Vous êtes toujours dans l’autointoxication sémantique . » Les Français qui ont connu l’Indochine ont aimé ce pays «  !!! Traduisons : c’est le souvenir d’eux -mêmes en tant que colonisateurs conquérants et dominateurs qu’ils regrettent »«  »

    Il y a de ça, en effet !
     
    Neanmoins Emile n’a pas tort de dire que les Français appréciaient les Viets. Mais, et c’est là tout le problème dont j’ai parlé, il ne s’en sentaient pas le droit. Disons qu’ils ne se sentaient le droit (par rapport aux leurs restés en métropole) de les aimer seulement comme gentil animal domestique. Essentiellement, ils ne se sentaient pas le droit de se marier avec les Viets.

    Quand on ressent du désir pour une Viet mais qu’on ne se voit pas le droit de se marier avec elle, on la baise en cachette, on la traite de concubine de chantier, de congaï et dès qu’elle est enceinte, on la jette au plus loin possible (sans dire que parfois on la fait carrément effacer)

    Il découle de cette véritable attirance sexuelle interdite des attitudes des plus terribles et cruelles telle celle du Saint Cyrien Delatre de Tassigny qui donnait à voir sa jubilation devant le spectacle des Viets grillant sous son napalm.
    Il ne s’agit pas de la haine de l’autre mais de la haine ou de la honte de ce soi qui désire l’inommable et qui est alors infidèle à la ligne originelle. Et pour tuer ce soi qui désire le corps interdit, le mieux c’est quand même de brûler ce corps.
    (Ce qui rejoint complètement ce que Victor Hugo a fait ressortir dans Notre Dame de Paris)


    En 1849, un de nos présidents, Adolphe Thiers, disait « Je veux rendre toute puissante l’influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l’homme qu’il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l’homme : Jouis. »

    Or, pour un Abrahamiste, souffrir est quelque chose de très subtil que lui seul peut comprendre. C’est par exemple consentir à sacrifier son fils et plus ordinairement, c’est consentir à envoyer au bûcher celle qu’il aime. Voilà comment l’Abrahamiste a perverti le sens de la souffrance constamment sollicitée par sa religion.

    « Je ne suis bon que si je souffre. Et pour me voir souffrir, pour profiter de me voir bon, le mieux c’est que je vive. Il me faut donc tuer ce que j’aime en disant que je le déteste. Je souffrirai de son absence et ce sera déjà grande chose »

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv