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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 8 juin 2012 17:03

    J’ai pourtant cru être clair.

    La croissance, à mon sens, a existé depuis la nuit des temps pour les gens qui ont quitté le berceau de l’humanité.
    La croissance, à mon sens, s’est fortement accélérée depuis un siècle (depuis que beaucoup de gens ont plus d’une paire de souliers) 
    La croissance, à mon sens, ne peut se poursuivre indéfiniment puisqu’elle est Terrivore.

    Il faut donc penser à faire quelque chose pour autant qu’il nous semble ou qu’il soit exact que cette vieille croissance, nous l’avons voulue (et beaucoup la voudraient encore) et que si on l’a voulue, on peut la dévouloir. 


    Considérant que la croissance est voulue et qu’elle nous conduit à un mur, nous nous mettons à penser au minimum à un STOP au stade actuel. Donc au statut quo. Ca ne permettra peut-être pas de durer indéfiniment mais ça permettrait de durer plus longtemps et ce serait déjà une bonne chose.

    Laissons toujours de côté l’argument démographique pour l’instant et ne raisonnons que sur la base de 7 milliards d’individus ou même 1 milliard comme en 1950. Ne considérons que les arguments techniques.

    Jusque là, nous serions un petit paquet à être d’accord, moi compris. 



    Mais une fois cela convenu, je crois nécessaire d’ajouter que le « STOP on s’immobilise où nous en sommes en 2012 » (ou là où nous en étions en 1960 voire 1850) est malheureusement impossible.

    Je dis que plus le niveau de progrès est élevé, plus le STOP en l’état est impossible. Autrement dit. Si l’on avait fait un STOP en l’an zéro, ça aurait été un peu difficile mais jouable. Si l’on avait fait un STOP en l’an 1000 ça aurait été plus difficile mais peut-être jouable. Mais faire un STOP en l’an 2012 et se maintenir comme ça c’est impossible.

    Plus il y a de machine dans un système, plus il exige de la maintenance et cette maintenance que je connais peut-être mieux que la plupart des gens, exige de la croissance.

    Un STOP et un maintien en l’état est supportable dans la zone dénuée de machine à énergie non animale ou électrique. Cf les Amishs.

    Dès qu’on veut conserver une quelconque forme de machine à énergie autre qu’animale, c’est tout un pataquès industriel qu’il faut autour, en amont comme en aval. Et un pataquès industriel ne tient que s’il est animé par la fièvre du progrès. Quand bien même une usine conviendrait de ne produire à tout jamais que des Ford T, elle doit améliorer ses procédés et il s’ensuit une cascade de progrès qui ne peuvent s’entendre qu’avec de la croissance. Yaka se référer aux grandes heures de l’URSS pour le vérifier. Sans progrès, sans croissance, ses usines ne parvenaient même plus à fournir du dentifrice. Alors que le secteur spatial qui était très volontairement orienté en progrès et croissance savait pondre des fusées performantes.


    Si vous êtes d’accord pour reculer aux époques sans aucune machine, le STOP est faisable. Mais pour nous qui sommes habitués aux machines, ça nous donnera nettement l’impression de revenir à l’âge de pierre.

    Si vous voulez un STOP avec quelques machines, avec des chasses-d’eau comportant des matériaux synthétiques, avec de l’eau chaude et propre jailissant d’un robinet, c’est injouable et on se retrouvera inexorablement aux âges sans machines.

    Il nous faudrait accepter de revenir aux aqueducs en pierre, aux tuyaux de plomb roulés à la main, aux puits avec corde et seau, aux routes pavées, aux rejets d’eaux usées en rivières, aux éclairages à l’huile et au chauffage à la bouse pour que le STOP soit à peu près jouable. Et bien entendu, il nous faudra revenir à la médecine dont avait bénéficié Louis XIV et nous passer d’Internet.
    Les Amishs qui se débrouillent très bien avec des chevaux et des lampes à pétrole, ne s’occupent ni d’extraire ce pétrole lampant ni de fournir l’acier de leurs faucilles, ni de fabriquer le verre de leurs fenêtres ni d’élaborer les vaccins qui les protègent. Et ils utilisent le téléphone. Les Amishs, sans nous autres autour, ils ne pourraient pas tenir sous cette forme et seraient obligé de reculer vers l’âge de pierre.
     
    Je crois que vous utilisez cent mille produits sans vous douter de la complexité des moyens qui sont mis en oeuvre pour les produire et de la dynamique de croissance nécessaire pour qu’ils puissent exister.


    Je répète que pour ma part, je serais aussi bien à vivre à la manière des Papous, batailles comprises et cela parce que j’en ai l’habitude. Mais je doute que vous aimiez ça.
    Ce qui ne veut évidement pas dire que vous ne seriez pas capables de vivre comme au Moyen-âge, mais ça veut dire que si on s’y retrouvait en l’espace de 10 ans, vous seriez fort dépités.

    Peut-on reculer lentement afin de nous laisser le temps de nous habituer ? 
    Puisque ce serait un recul volontaire, on devrait pouvoir l’exécuter en bon ordre non ?
    Bin non. 
    Dès qu’il n’y a plus de progrès-croissance au programme, dès qu’une usine est à zéro de croissance, les pièces qui tombent en panne ne peuvent plus être remplacées et il suffit d’un seul engrenage de cassé pour bloquer toute la production. 
    Or l’achat d’un engrenage nécessite impérativement de l’argent et cet argent ne peut pas être prélevé sur le bénéfice car il n’y a jamais de bénéfice sans croissance (Cf l’URSS encore).
    Quand je parle de bénéfice ici, je parle de ce qui reste une fois tout le monde payé, patron compris. Pour débloquer 10 € pour acheter un engrenage, il faut emprunter, il faut obligatoirement une foi dans le progrès, dans la croissance.

    Chez les Massaïs, l’air de rien, il y a déjà un principe de croissance. Ils espèrent tous avoir plus de bétail demain qu’hier. Du coup, il existe le prêt entre eux et ils utilisent de l’argent
    Chez les Papous, il n’existe aucun principe de croissance. Même au niveau des bijoux, même au niveau des armes, le progrès, le mieux ne leur vient pas à l’esprit. Alors ils ne connaissent ni le prêt ni l’argent. Ils donnent éventuellement mais ne prêtent pas car il ne peut pas exister un espoir de retour sur investissement sans croissance ou progrès. Résultat, les Papous ont dix fois moins d’objets que les Massaïs qui n’en ont pourtant pas beaucoup par rapport à nous. 
    (J’ai passé mon enfance avec des gens vivant à peu près comme les Papous et j’ai adoré ça)

    Planter un igname c’est investir. Et bien les primitifs ne plantent quasiment rien. 


     
    On peut alors se rabattre sur le fait que les riches patrons se gavent et qu’il suffirait qu’ils se gavent moins pour que les usines aient de quoi se payer un engrenage. 
    Un engrenage oui. Mais un groupe électrogène et des pompes énormes comme il a fallu soudain en fournir à Fukushima Daichi, non. 



  • easy easy 8 juin 2012 14:52

    @ Nicolas

    Je dis que le progrès (toujours apparent) fait la croissance.
    Vous ne le croyez pas alors prouvez-le.


    (5 roues là ou 4 suffisent, c’est de la caricature car personne, en dehors des Jacky, ne va à 5 roues quand 4 suffisent. On peut cependant modifier votre caricature et remplacer le mot roue par le mot voiture : quand une voiture par famille suffit, on ne doit pas passer à deux voitures. Voilà qui serait déjà moins caricatural car ça correspond à une certaine réalité. Mais la réalité c’est qu’il existe deux sortes d’excès. Il existe des gens qui ont 12 voitures pour leur seul usage personnel, laissons ces cas, ils ne pèsent rien au regard de la masse. Reste alors le cas des 2 voitures par foyer. Et là, ceux qui sont dans ce cas, vous démontreront qu’ils ne peuvent vraiment pas faire autrement. Quoi qu’il en soit, il peut y avoir un avantage à limiter par la force les objets multiples. Mais ce sera encore un détail par rapport au cas massif vers lequel nous nous dirigeons qui tend à une voiture par foyer, étant entendu que foyer singinfie souvent une seule personne. Raisonner sur la décroissance qui implique forcément la Planète entière oblige à éviter les cas marginaux)
     

    Concernant votre dénigrement avec « primitif » . OK, j’accepte volontiers. Qualifiez mon esprit comme vous l’entendez, ça ne me dérange pas.



  • easy easy 8 juin 2012 14:38

    @ ALasverne

    C’est ce que j’avais envisagé mais le stylo m’avait semblé irrégulier. 

    Je trouve que comme beaucoup des intervenants de ce site, vous pondez un papier en vous sentant en grâce d’inspiration, comme Zemmour le fait tous les jours, mais sans concevoir que le contenu soit mis en pièces, retourné dans tous les sens, donc vraiment débattu.

    Vous semblez, comme tant d’autres, n’être disposé qu’à être lu et si commentaires il y a, vous aimez à ce qu’ils soient à l’acclamation.
    Si d’aventure il y avait des contres, vous vous hâteriez de les botter en touche.

    Ne serait-ce que sur ce site, les auteurs ayant vraiment envie de débattre d’un sujet sont rarissimes.




    Il y a une région au monde où sont nés les orateurs, c’est par ici.
    Or c’est également par ici que serait née quelque chose qu’on a nommée la démocratie.

    Et que dit-on de notre démocratie en ce moment sinon qu’elle déçoit ?

    Car elle a été dépassée par le discours devenu monologue.




    Et ailleurs que fait-on dans le tipi, dans la case longue, dans la case à palabres ? On y pratique le véritable débat. Personne ne se lève un matin en se disant « Aujourd’hui, je suis inspiré, je vais pondre un discours merveilleux ». Personne, à moins de passer pour un tyran, ne décide seul. On dusctute. C’est ce qui fait cette allure indéterminée ou non tranchée des discours des asiatiqueset autres océaniens.
     


    Il est possible que l’écriture ait contribué à la peversion de la discussion. Car si à l’oral il faut fondamentalement improviser, sauf à parler depuis une tribune (ce qu’on adore faire ici), le discours écrit et le livre ne laissent pas de place à la discussion.
    Ici on écrit beaucoup. Les recueils de discours ou citations sont transmis de génération en génération et chacun rêve d’écrire de nouveaux Verrines.

    Les fora sont une forme particulière de communication où en dépit de leur forme écrite, il devrait être possible de discuter. Mais hélas, même là, les auteurs cherchent à singer les éditorialistes et ne sont pas intéressés par la discussion.





    Le sujet que vous abordez, très rebattu, est le plus important de tous en termes de prospective. Et sur ce sujet, il faudrait procéder holistiquement.

    Parmi les options envisageables concernant notre futur, il y a effectivement celle du renoncement à la croissance.
    Mais ce serait une telle révolution qu’il importe plus que jamais d’en examiner non les avantages car on les devine aisément, mais les inconvénients et d’abord les impossibilités. Il faut examiner comment et à quel point on peut renoncer (volontairement donc) à la croissance.

    Partant du fait que la sitation actuelle, hors détails contextuels, est suffisamment confortable, les décroissancistes vont à dire qu’il suffirait de s’en tenir au niveau de vie actuelle.

    Si c’était possible, ce serait assurément idéal. Il faut donc étudier cette option. Mais aussi attirante soit-elle, il ne faut pas commencer par se laisser ennivrer par la solution apparente avant d’avoir bien examiné les données du problème. Et les données, dans ce cas, sont en nombre incommensurable.

    S’il se pointe quelqu’un disant que le statut quo lui semble impossible, qu’on ne peut que continuer la croissance suicidaire ou revenir à l’âge de pierre, il faut accorder attention à ce qu’il raconte et l’inviter à développer, non le dénigrer.
    Car s’il avait raison, on serait fort marri de se retrouver à l’âge de pierre alors qu’on croyait possible de conserver le niveau de confort actuel.


    Au strict minimum, avant de se mettre à Croire en la solution d’un Stop de croissance mondial, il faudrait déjà vérifier si dans les contrées qui peinent à faire de la croissance, le statut quo de confort est préservé ou si ça glisse du côté des cahutes et cavernes. 




    Sur un sujet aussi important que celui-là et touchant le Monde entier, il faut débattre très largement et humblement non pondre un billet un matin d’inspiration.



  • easy easy 8 juin 2012 12:13

    Que représente votre avatar à fond rouge andrinople ?
    (le mien, trop petit, c’est l’intérieur du Mantrimandir d’Auroville)



  • easy easy 8 juin 2012 11:28

    C’est plus qu’une fois sur deux que dans les articles publiés ici ou ailleurs, il est écrit « Hors » à la place de « Or ». Généralement, je trouve que le sens de l’auteur se devine alors je fais comme ceux qui remarquent l’erreur sans la relever.

    Mais cette fois-ci, parce que la mauvaise orthographe peut poser des problèmes de confusion de sens, je le fais remarquer.

    Nous ne serions lus que par des agrégés de lettres modernes, les mauvaises orthographes seraient sans conséquences.
    Or nous sommes le plus souvent lus par des non experts, par exemple par des anglo, sino ou arabophones. Il serait donc préférable qu’ils n’apprissent (mais on peut dire ou écrire « apprennent », ça fait moins pédant, moins sectaire et moins rigide) pas des erreurs.

    J’estime que quand une faute est rarement commise, elle ne trompe personne et reste sans conséquence. Or ce contresens sur « Hors Vs Or » est si fréquent que de plus en plus de gens finiraient par douter du bon sens.

     
    Sauf à m’être trompé sur le sens de votre phrase, vous auriez dû écrire

    «  »«  »« Or « croissance » renvoie à « production », activité principale de l’entreprise. »«  »«  »

    J’ai l’impression qu’ici, vous avez seulement manqué de concentration.
    Mais si vous avez vraiment des difficultés pour vous en souvenir, je vous propose de vous caler sur Hors-la-Loi dont vous connaissez très bien l’orthographe et qui veut dire « en dehors de la loi ». Idem pour Hors-sol que vous savez très bien situer.
    Ce Hors n’est donc pas à utiliser à la place de Or
    Le sens de « Or » est proche de « Alors que » et marque le début d’une phrase faisant ressortir un contraste ou un argument contraire par rapport à la précédente.

    (La confusion Voir Vs Voire, pourtant plus difficile à résoudre, me semble moins fréquente que celle sur Hors Vs Or. Au bilan, il m’apparaît que ce sont là les seules confusions ou fautes très fréquemment commises. Nous réglerions le problème que posent ces quatre mots, notre production écrite serait purgée de plus de la moitié de ses erreurs)



    Sur le fond de votre article, sur le sujet de la croissance.
    Vous semblez considérer que la croissance est un phénomène ou choix récent. 
    Je vous démontrerais facilement qu’elle a toujours été très marquée chez les peuples qui ont quitté le berceau de l’humanité.
    Passer du silex au bronze, porter des chaussures, des vêtements, inventer la charrue, la roue, la pirogue, la voile, c’était déjà procéder d’un certain prométhéisme valant croissance.

    Cette croissance s’est certes fortement accélérée à l’époque moderne mais elle a toujours fait partie de nos réflexes.

    Il n’est pas du tout abusif de dire que refuser la croissance reviendrait à retourner à l’âge de pierre.
    On pourrait dire « Stop à la croissance » signifie arrêt de la croissance mais maintien du niveau de confort actuel.
    Or, le niveau de confort actuel est obtenu par des choses et démarches bourrées de défauts ou d’inconvénients.
    Il est impossible de constater ces inconvénients (par exemple l’accumulation des ordures ou la présence de plomb dans l’eau) sans chercher à les réduire. Et réduire les inconvénients revient très automatiquement à viser le progrès et à fabriquer de la croissance.

    Une fois qu’on résulte de la croissance, qu’on est fruit de croissance, il est techniquement impossible de rester immobile. La France immobile c’est 100% des robinets et ballons d’eau chaude, c’est 100% des chasses d’eau, c’est 100% des routes, 100% des écoles et des hôpitaux qui sont inutilisables dans 50 ans. Les gens qui ne sont pas dans le concret ne réalisent pas la quantité énorme d’entretien (et donc de dévoration de la Planète) qu’exige l’état actuel pour être maintenu en bon état de marche.


    Pourfendre la croissance, c’est refuser toute démarche de progrès (démarche irrémédiablement bourrée de nouveaux défauts qu’il faudra résoudre) et ne peut conduire qu’à une régression vers l’âge de pierre.

    En un éclair, ceux de nos concitoyens qui ne parviennent pas à jouer le jeu du progrès (aussi illusoire soit-il), se retrouvent clodos et ramenés à l’âge des cavernes s’il n’y avait un ou deux secours.

    Il existe un niveau de bas confort qui est viable et durable. C’est le niveau de bas confort que pratiquent par exemple les Massaïs, les Dogons ou les Papous. Il nous faudrait reculer jusqu’à ce niveau de vie là pour atteindre le niveau durable. En ce qui me concerne, ayant vécu cette vie primitive, je suis tout disposé à y retourner (et je ferais l’impasse tant sur les vaccins que sur les dentistes. Même le savon je m’en passerais)
    Mais je doute que Pierre Rabbi qui n’a jamais connu ça ait envie de descendre jusque là.

    Il faut vraiment devenir très familier de la mort et de la souffrance physique, très fataliste aussi, pour accepter la vie primitive.

    Dès qu’on refuse la grêle, la faim, les sangsues et les moustiques, dès qu’on a le réflexe de les combattre, on passe prométhéen et on démarre la croissance, la dévoration de la Planète.



    Il est possible, probable, que le moment actuel soit celui où il serait encore possible de revenir )à l’âge de pierre ( je zappe sur les arguments démographiques). Car dans 3 siècles, à la cadence que nous impose le principe millénaire de la croissance, la Planète sera en si mauvais état qu’aucun Papou ne pourra survivre.
    Si l’on veut stopper la croissance, donc revenir à l’âge de pierre, c’est encore possible maintenant.
    Mais combien de nos SDF vivent absolument sans secours, miettes, déchets ou cartons issus de notre système croissant ?
    Combien d’entre nous sont vraiment retournés à la jungle ?
    (J’ai un cousin germain qui l’a fait, qui est parti vivre en Amazonie. Il n’a pas tenu deux ans. Mais je crois qu’il a raté sa conversion parce qu’il était resté absolument seul. Il faut vivre en groupe)

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