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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 30 mai 2012 10:44

    Il est régulièrement dit que « C’est la première fois dans l’histoire de notre pays que la jeune génération va vivre moins bien que la précédente »

    Etant donné ce que savent les genn, en moyenne, de l’Histoire de France, en ses Grandes Lignes et surtout en ses petites lignes, celles des quidams, cette assertion ne révèle que de la légèreté et du péremptoire. 

    A défaut de considérer les périodes lointaines dont nous ne savons rien de manière partagée ou consensuelle, ne remontons qu’à 1800.
    Et ce que nous partageons tous comme connaissances sur cette période récente nous montre qu’en dépit des richesses procurées par l’esclavage-colonisation, la vie des quidams était misérable et au fond très proche de celle qu’on accorde à ceux du Moyen-Age

    Les premières photos nous montrent des quidam vivant dans des masures ne leur appartenant pas et ne possédant qu’une seule paire de chaussure (pour la dimanche) en plus de leur paire de sabots. Et le sort des enfants...

    Ce n’est qu’à partir de 1900 et en dépit des crises à bouffer de la terre, que les conditions de vie des quidams a commencé à devenir inédite dans l’Histoire. 

    Ce n’est qu’à partir de 1900, qu’en dépit des crises et des guerres qu’il serait pertinent de dire que les nouvelles générations vivaient mieux que les anciennes. 
    Et c’est devenu éclatant à partir de 1950.

    C’est donc plus précisément dans la très, très courte période entre 1950 et 2000 pour faire rond, que les jeunes quidams vivaient glabalement dans plus de confort que leurs parents. 

    Mais toute transition se faisant progressivement dans le temps, il y avait déjà bien des cas d’inversion à partir de 1980 et cette inversion est devenue éclatante à partir de 2000.

    Toujours pour faire rond, à part une période de 50 ans dans l’Histoire de France où les quidams voyaient leurs enfants vivre mieux qu’eux, ça ne s’est jamais produit. 
    Et il est bien possible que cela ne se reproduise plus (en continuant de raisonner en moyenne des cas individuels) 

    Il reste alors à analyser plus en détail ce que veut dire « vivre mieux ». Par exemple, il pourrait être considéré que si un trentenaire quidam moyen n’a effectivement pas de travail, pas de Sam-Suffit avec tondeuse à gazon, pas même de voiture, il a tout de même plusieurs paires de chaussures, une montre, des lunettes de soleil, des vêtements à foison, il ne marche pas dans la gadoue et dispose de toilettes avec chasse d’eau potable, savon, Motonel et éclairage électrique.
     

    (Au fait, j’aimerais bien que les uns et les autres me donniez votre avis sur un détail : est-ce que oui ou non on peut encore voir dans les toilettes autant de virgules de merde qu’il y en avait dans les années 60 ?)


     
     
    Sinon, sur le fond de l’article ou plus précisément sur ce qu’on appelle la xénophobie, je trouve que toutes nos tensions internes, entre gens vivant en France, ne traduisent que le fait d’une plus grande angoisse sur le plan économique.
    Il suffit que beaucoup de gens ressentent davantage de frustrations et d’angoisses pour que ça tire dans tous les sens. Dans ces conditions d’angoisse forte et généralisée, dire qui a raison ou qui a tort relève d’un boulot de Danaïdes.

    Il suffit de regarder les cas les plus aigüs tels celui des hooligans de Cracovie qui haïssent tous ceux qui ne sont pas de leur bande tant ils se sentent abandonnés par la chance de vivre dans de meilleures conditions pour comprendre qu’à part ces cas extrêmes, la xénophobie tous azimuts soit devenue la règle pour les quidams.

    La seule chose d’étonnante (si l’on croit comme moi que c’est l’abandon qui crée la haine) c’est le fait que même des gens vivant très bien, a priori frustrés d’aucune sorte de chance ou d’accès, aient tout de même besoin d’exprimer cette xénophobie.

    Des gens comme Zemmour, qui disposent pourtant de toutes les chances, expriment autant de rancoeur parce que leur inconscient est resté fidèle au combat (tel qu’il leur est apparu) de leurs parents qui étaient sans doute réellement frustrés sur le plan matériel et qui vivaient de réelles problématiques xénophobogènes (cas des Pieds-Noirs).




    Il me semble important de souligner que dans les époques où des gens naissaient aristocrates (interdits de travail sous peine de dégradation sauf lettre de pardon du roi) et vivaient donc de génération en génération dans l’aisance relative, n’éprouvant alors de la frustration qu’au regard des plus riches d’entre eux, il ne venait à l’idée d’aucun d’eux de monter sur une tribune très publique pour dire, pendant 15 minutes pis que pendre de la gueusaille.
    On peut trouver des textes où il est écrit que la gueusaille est répugnante mais ces textes n’étaient pas publics, pas lus par les gueux et ils ne visaient pas du tout à les exterminer. L’aristocratie éprouvait souvent une répulsion pour la gueusaille et il était hors de question de la rejoindre en son bas rang, mais n’éprouvait jamais de la haine contre elle. En Inde, les castes supérieures ont de la répulsion pour les castes inférieures mais personne ne prend de micro pour proposer leur extermination ou emprisonnement.
    De la haine anti gueusaille n’est apparue que quand il y a eu lutte à mort entre elle et l’aristocratie. Une des deux castes devant alors disparaître.

    Des citoyens de Sinope avaient de la répulsion pour Diogène mais personne ne le haïssait et n’a cherché à le détruire. Ce dernier n’ayant jamais entrepris quoi que ce soit pour détruire la Cité


    Bien qu’il soit facile de passer de l’une à l’autre, il ne faut pas confondre répulsion et haine.
     
    Or Zemmour, dans son discours contre Taubira, parce qu’il est question de jugement, de condamnation et de prison pour la gueusaille rebelle, révoltée ou enragée, est bel et bien dans une incitation à la haine.

    La gueusaille que vise les Zemmour cherche-t-elle à exterminer les nantis ou espère-t-elle seulement leur bonne place ?

    La gueusaille, espère-t-elle ou désespère-t-elle ?

    Je crois que les cas comme Tapie, Pinault, Smaïn, Zuckerberg, Zidane, Clooney, Fabian ou Debouze, tous issus de la gueusaille, lui donnent encore à espérer.



  • easy easy 29 mai 2012 08:46


    Je trouve ça bien de rappeler ces principes.

    Mais je regrette que vous n’ayez pas du tout creusé la question du pourquoi de ces principes.

    Il serait possible de dire, par exemple, que la perpective de notre mort (que nous avons divisée en divers types de mort : sociale, spirituelle, physique...) + le constat de nos limites peu magiques nous conduisent à rechercher des formules pour affronter ce sort.

    Et qu’il existerait, si on aime les classements, plusieurs manières de vivre en réponse à ce sort

    Les deux principales manières ou classes seraient d’un côté le déni superficiel ou cosmétique de ce sort (classe dans laquelle se retrouvent des milliers d’écoles bricolant de divers ingrédients comme l’ordre, la définition, la science, le raisonnement, la classification, la propreté, la constance...) et de l’autre le rire de ce sort (classe dans laquelle se retrouvent des milliers de cuisines dont les ingrédients sont carpe diem, la dérision, la provocation, le vandalisme, le foutoir, le gaspillage ...)

    Sachant que les gens étant rarement des puristes d’un genre, ils oscillent tous entres ces deux principales classes, selon les moments, circonstances et acculements. L’inconstance étant la meilleure solution pour échapper aux défis que nous nous lançons mutuellement, défis tournant tous autour du sujet de la mort.



  • easy easy 25 mai 2012 12:49

    Rois et reines, empereurs et impératrices, présidents et présidentes, chanceliers et chancelières, célébrités, artistes, marchands de tapis et marchandes de légumes, tous se sont appuyés dans l’intimité sur au moins une personne : un ascendant, un conjoint, un amant, un confesseur, un conseiller, un soigneur, un descendant...

    Les peuples ont toujours considéré, sans forcément en avoir conscience ni l’expliciter, que leur Chef devait obligatoirement être un être humain et en tant que tel, il lui fallait disposer d’un appui intime.
    Bien que le principe de l’existence d’un appui auprès du chef ne soit contesté par personne, tous les appuis ont été jalousés par les tiers, que ce soit par les peuples, les maréchaux ou les ministres en titre. C’est logique de notre nature jalouse.

    Ceux des appuis qui ont été le plus difficilement critiqués voire écartés ont été ceux qui avaient une légitimité à leur forte proximité. Les présences les plus légitimes sont donc celles des conjoints officiels (et encore leur faut-il constituer la source d’une descendance dans les formules dynastiques. Un échec sur ce point leur valant la répudiation voire la mort)

    Valérie Trierweiler n’étant pas mariée avec notre Chef, bien que le mandat électif de ce dernier soit court, elle sera forcément très critiquée quoi qu’elle fasse.


    Ce qui est certain c’est que si un appui n’était pas critiqué, il se sentirait tous les droits et s’imposerait de plus en plus visiblement.

    Il vaut donc mieux qu’il existe une critique.




    Les cas les plus difficiles à supporter, pour les tiers, seraient ceux où le Chef, dynastique ou élu, s’avèrerait n’aimer que les personnes de son sexe. 
    Ne sont donc bien supportés, comme figures ou leaders, que les homos ayant conquis leur célébrité par le talent extraordinaire dont ils font preuve dans la sphère économique et artistique.
    Dans ces domaines, si ces figures s’affichent avec un conseiller intime de même sexe, ça passe bien.
    Mais en politique et à part dans les civilisations pratiquant ordinairement l’homosexualité, un Chef a intérêt à ne jamais montrer son confident de même sexe pour être toléré.
    Bonaparte aurait affiché les mêmes tendance qu’Alexandre le Grand, je pense qu’il n’aurait jamais pu devenir Napoléon.


    Pour revenir à Valérie Trierweiler, comme elle est journaliste et que ce métier va à la curiosité, à la liberté de critiquer et d’informer - ce qui est censé enrichir le savoir des autres - elle bénéficie d’un a priori confiant de la part des tiers.
    Si elle croit cet avantage déterminant et si elle veut le préserver, elle a intérêt à démontrer qu’en dépit de son obligation de réserve d’une part, de son engagement dans un camp politique d’autre part, elle reste tout de même portée par la nécessité d’informer les masses de manière fouillée et objective. Ce qui est très difficile à réussir, surtout lorsqu’il existe un paquet d’opposants politiques.
    Il faut qu’elle ait toujours aimé (peut-être inconsciemment) les difficultés intellectuelles et éthiques extrêmes pour s’être lancée dans cette expérience des plus paradoxales.













  • easy easy 24 mai 2012 17:12

    Il y a beaucoup de pays (souvent chauds) où l’on peint le bas des arbres en blanc (à la chaux)

    Je me suis toujours demandé pourquoi.
    Serait-ce seulement un truc esthétique ou y aurait-il une utilité du genre anti insectes ou allure plus propre ?





    Vous a-t-il semblé qu’en Moldavie il soit autorisé de circuler en cheval en campagne mais aussi en ville ?
    Je pose cette question (et les autres visiteurs voudront bien me répondre pour tout autre pays s’ils en savent quelque chose) parce que je trouve ingrat que le cheval soit de plus en plus interdit alors qu’il avait occupé une place si importante avant Ford.
    (petite pensée pour les Amish alors)


    On objecte maintenant son crottin.
    M’enfin, on avait bien supporté la chose jusque là non ?

    (Cela dit, attention, il existe des personnes biologiquement allergiques aux équidés. Je me demande comment survivaient ceux qui l’étaient autrefois)


    Il me semble que la civilisation (globale) a pris son virage matérialiste quand on a délaissé le cheval.



  • easy easy 24 mai 2012 15:27

    @ Sperate

    Le fait que le mot panique, que l’image du Titanic soient constamment utilisés en titre par les media, dont AVox, va exactement dans le sens de ce que je dis.

    « Ca va être la catastrophe » est le seul slogan que j’entends depuis 30 ans

    Même quand l’affirmation est déguisée sous forme de question.

    Effondrement, catastrophe, panique, krach (écrit de mille manières), Titanic, implosion, évolution fatale, vive inquiétude, crise, a bout de souffle, exangue, fin de règne, mort, voilà les mots et expressions aposématiques que les gens utilisent quand ils veulent attirer l’attention sur ce qu’ils disent.


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