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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 17 mai 2012 20:57

    Certains se posent une question :
    « Là, je suis en train d’aimer cette personne et je ressens un fort désir de faire l’amour avec elle. Mais que serait mon amour pour elle sans ce désir ? Qu’en resterait-il ? Suis-je seulement un animal ? »
    Et d’avoir alors une drôle d’idée pour en découvrir la réponse qui consiste à s’organiser pour évacuer au plus tôt la partie sexuelle afin de se concentrer sur les sentiments qui restent après.
    Qu’on réussisse ou pas à réaliser cette sorte d’inversion, si on a ce genre d’idée et si on découvre qu’après les galipettes, on reste emerveillé et curieux, il y a de grande chances qu’on soit très amoureux.

    Quand on a connu l’orgasme amoureux, il ne s’éteint plus et on devient allergique à tout de qui concerne les relations intimes avec qui que ce soit d’autre. Votre papier ne concerne donc pas les gens qui ont connu cette passion.

    Ce phénomène relativement rare joue dans d’autres domaines égalemnent. Il y a des joueurs de tennis qui ont connu une telle intensité émotionnelle en gagnant 5 fois de suite le grand chelem qu’ensuite ils n’ont plus envie de jouer. Sinon au ralenti, rien que pour raviver leurs souvenirs.
    Et ceux qui connaissent ou ont connu la grande passion, même l’argent ne les intéresse pas ou plus. Cf Odon Vallet


    Madame Marguerite Boucicaut avait 61 ans lorsque son mari est mort. Elle a connu tant de belles choses jusque là, qu’une fois veuve, elle n’a rien fait d’autre que poursuivre le cheminement qui était celui de leur couple. Elle a tout donné de son vivant et n’a jamais été intéressée à coucher avec qui que ce soit. Du reste, elle n’a pas eu envie de vivre lontemps après son bien aimé.


    Alexandre Yersin ? 
    Lui qui a tant fait pour l’Indochine, pour l’Image de la France et pour l’Humanité, on ne l’a jamais vu en relation sexuelles avec qui que ce soit, de toute sa vie. Il pensait à autre chose. Dans une des lettres à sa mère il écrit : « Tu me demandes si je prends goût à la pratique médicale. Oui et non. J’ai beaucoup de plaisir à soigner ceux qui viennent me demander conseil, mais je ne voudrais pas faire de la médecine un métier, c’est-à-dire que je ne pourrais jamais demander à un malade de me payer pour des soins. »




  • easy easy 16 mai 2012 20:24

    Zarma,

    J’espère que le milieu scientifique, celui qui a appris d’abord la méthodologie et la rigueur scientifique avant de tirer des plans sur la comète, tirera des enseignements de ce cas assez extraordinaire des Bogdanov.
    D’autant que dans cette affaire, la Justice s’en est mêlée et qu’elle n’a pas servi la science, au contraire. 

    La première mesure à prendre, à mon sens, consisterait à dire et redire de mille manières que celui qui a été condamné face aux Bogdanov a réellement commis une ou des erreurs dans la manière de les contredire. Il vaut mieux ne pas l’éluder.
     
    Si vous ne mettez pas l’accent sur cette erreur, la porte restera ouverte à la confusion.



    En Justice, on peut avoir raison sur le fond mais être condamné pour un détail de forme ou sur un argument purement juridique.

    Une personne qui téléphone en voiture pour signaler à la Police qu’elle voit un car jacking peut être condamnée pour infraction au code de la route. Dans un cas de ce genre, les juges n’ayant pas de plaignant teigneux en face d’eux, ils peuvent ne considérer que le fond et passer l’éponge. Mais dans une affaire où ils auraient en face d’eux un plaignant procédurier, le code de la route ne prévoyant pas de cas de force majeure ou d’exception, ils seraient obligés, la mort dans l’âme, de sanctionner l’infraction. 
     




  • easy easy 16 mai 2012 15:07



    Dissoudre la GR ?
     
    Pourquoi ne pas bâtir autre chose à la place de Notre Dame alors !

    Il me semble que ce dont nous souffrons, c’est le manichéisme. Nous pensons qu’il faut que les choses soient déclarées soit bonnes soit mauvaises (quand c’est publiquement énoncé car in petto il chacun est plus nuancé)

    Là par exemple, il a été rendu hommage à Jules Ferry. Il faut, pour que ça se passe dans le bruit des trompettes de la renommée, que ce personnage ait été tout bien, 100% bien. 
    Or, même en laissant son racisme de côté, même en ne considérant que le volet école, s’il n’y a pas encore à redire de nos jours, il pourrait y avoir à redire dans deux siècles quand on trouvera que l’école à la Ferry consistait à conditionner les enfants (afin de concurrencer le conditionnement des enseignements catholiques). S’il y a eu une époque qui a fabriqué du mouton laïc jusqu’à la manière de dessiner l’alphabet, c’était bien celle de Ferry à 1980.


    Chez Hugo, chez Saint Louis, Jeanne, De Gaulle, Vercingétorix, chez tous les plus grands, comme chez les plus petits, il y aurait toujours, si l’on n’était pas manichéen, autant à redire qu’à dire. 

    Ce manichéisme (public) nous oblige à affirmer que la République c’est tout bien et que l’Ancien régime c’était tout mal.
    Or, par chance, si nous avions démoli des dizaines de milliers de bâtiments de l’Ancien Régime, nous en avons oublié (grâce à ceux d’entre nous qui étaient déterminés à sauver ce qui pouvait l’être du passé) et il en reste un peu. 

    Le résultat c’est que tout en prétendant que nous navons plus rien à voir avec Rome ou l’Ancien Régime, nous sommes bel et bien entourés de choses anciennes que nous utilisons pour nous faire valoir, pour nous autoriser, pour nous donner de la consistance, du crédit, de la légitimité.

    Quand on signe un Traité international, on le signe dans les vieux ors, sous les vieilles coupoles, non sous l’Arche. Comme par hasard, l’air de rien.


    Je rappelle que quand il a été question pour Disney de monter un parc à Paris, il avait été considéré que les Américains et les Japonais ; excellents clients du parc de Floride, sont des gens qui, n’ayant pas de châteaux chez eux, fantasmaient déjà à la vue d’un château de la belle au bois dormant réalisé de manière simple, comme dans la réalité.
    Or la clientèle européenne que visait le projet Eurodisney n’aurait pas été émue par un château réaliste. Disney a alors conçu celui de Paris de manière à faire fantasmer les Européens, de manière féérique, plus complexe et délirante. Avec plus de couleurs, de dentelles, de bijoux, de dorures.



    Si nous avions encore dans quelque placard de la République une tite légion à la romaine, une tite armée à la Saint Louis et un régiment de mousquetaires, nous devrions les conserver précieusement et les faire régulièrement défiler. 

    Avec nos vieux bâtiments comme décor, la présence vivante d’anciennes organisations, d’anciennes devises, d’anciens drapeaux, conservées en vitrines, auraient l’avantage de nous démontrer que tout n’est pas tout bon, tout mauvais et qu’il faut cesser de condamner les choses ou les gens de manière toujours aussi tranchée. 



    Nous avons honte d’avoir été esclavagistes. Ca fait donc 40 ans qu’avec force brosses de fer et burins, nous effaçons de nos monuments et palais les traces de cette ancienne vision des choses. C’est bien dommage. Car sans les fonds historiques pas encore brûlés, nous finirions par croire que ça n’a jamais existé et que nous n’avons aucune responsabilité dans l’histoire de l’Afrique, de l’Amérique ou de l’Asie. 

    Le cheval a été archi indispensable à notre développement et il compte énormément dans notre fonds culturel. De nos jours, se promener à cheval dans une ville est interdit ou il faut réussir un parcours du combattant pour y être autorisé. Les crottes ! Les crottes monsieur !
    Les hommes ont vécu avec les crottes de chevaux pendant 8000 ans en s’en félicitant mais soudain, depuis le pétrole, c’est impossible.
    Les chevaux peuvent encore nous servir de réservoir à anticorps pour élaborer nos vaccins mais il ne doivent plus chier sur notre bitume.

    Je signale un ti détail. contrairement aux vaches les chevaux ne ruminent pas. Leur crottin est bourré de fibres longues. Une fois lavé, on peut en faire un des plus beaux papiers qui soient.


    Effacer toute présence vivante du cheval en ville, face à la foule, c’est dénier ce qu’il a représenté et d’où nous venons. C’est effacer nos origines, notre nombril. C’est mentir, être malhonnête et ingrat.


    (Ce qui est plus ennuyeux c’est le chapeau en vraie peau d’ours que pertent les Horses Guard. Mais envisageons qu’il soit prochainement fait en fourrure synthétique)




  • easy easy 16 mai 2012 10:25


    Il y a déjà été publié sur ce site un article concernant cette commune

    @ Credohumanisme

    Vous reprochez à Marinaleda de profiter des autres.
    C’est le cas.

    Et il se pourrait bien que Pierre Rabbi qui est pourtant fortement autonome, profite lui aussi des autres.

    C’est sans doute la même chose pour Auroville, pour Christiania et pour tous ceux qui prétendent se débrouiler seuls.

    (Ceux qui se débrouillent absolument seuls finissant comme Alexander MacCandless)



    Je trouve regrettable que les autonomistes dénient trop systématiquement le fait qu’ils profitent des autres, de quelque structure existante.
    Pour comprendre leur déni, il faut voir que de leur point de vue, ils passent leur temps à lutter contre les autres ou contre les structures qui les entourent.
    Comme les Juifs qui s’étaient isolés à Massada, ils développent un discours isolationniste qui ne peut aboutir qu’à nier leurs points de dépendance.

    Ce déni des avantages que l’on trouve à vivre dans un milieu où participent d’autres personnes est constant. C’est en particulier ce que font les milliardaires. Ils s’isolent sur une île ou un yatch et cherchent à donner l’impression d’une autonomie totale en « Je ne dois rien à personne » 
    Et si ce n’était la crise des pensions de retraite actuelle, les retraités iraient vite à faire croire qu’eux non plus ne doivent rien à personne.

    Et ailleurs, en sortie des universités, on ne voit que des diplômés oublieux de ce que leurs maîtres leur ont apporté.
     
    Chacun se veut soit autonome soit providentiel aux autres en manière de Prométhée, mais pas dépendant. 
    C’est du reste le « Je n’ai pas besoin de toi » qui est contenu dans toutes les insultes, dénigrements et assassinats

    Oui les Marinadela profitent des autres mais c’est à voir dans un contexte mondial ou tout le monde est de mauvaise foi sur ce point de la dépendance. Qui avez-vous entendu rappeler qu’il doit la propreté de son eau aux égoutiers ?

    Je pense qu’on va bientôt voir des gens effacer leur nombril.




  • easy easy 16 mai 2012 09:56

    Je ne suis pas assez connaisseur de la chose abordée pour en disputer quoi que ce soit mais j’apprécie beaucoup ce principe de la mise en perspective historique.

    Ce genre de travail offre forcément aux réflexions de chacun de nouvelles clefs ou entrées afin de mieux comprendre ce qu’il observe au présent 

    Merci

    (George Sand sans s)

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