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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 15 mai 2012 20:15



    «  »«  »« Nous ne pouvons pas continuer à vivre dans une société dominée par le Dieu argent et où l’humain ne compte pas  »«  »«  »

    On l’aura entendue cette antienne

    Mais elle a tout d’un voeux de conte de fées.

    L’argent a toujours été très important. En particulier pour l’Espagne, la France, l’Angleterre, la Hollande, qui ont arpenté les mers et pillé le Monde pour s’enrichir


    Heureusement, il a existé et il existe encore des recoins de la Terre où l’argent est ignoré. Ca nous prouve qu’en effet, il serait possible de s’en passer.
    Mais que veut dire pour des Européens de brailler en 2012, après des millénaires de course au pouvoir, au luxe et aux trésors matériels de chanter maintenant que c’est affreux, inhumain ?

    Ne fallait-il pas y penser plus tôt ?

    Ne fallait-il pas renoncer aux études, aux diplômes, à la télé, aux voyages en avion, aux Ipad, aux parcs d’attractions, au Coca mélangé de vin avant ?



    Qu’est cet immobiler espagnol dont on dit qu’il est maintenant surnuméraire et ne vaut soudain plus rien ? Qu’est-il sinon essentiellement de l’immobiler de loisir, en tous cas de l’immobilier conçu autour de projets balnéaires (qui, s’ils avaient eu du succès, auraient créé des emplois pour des travailleurs ayant besoin de logements de vie) ?


     
    A Alméria, va savoir pourquoi, avait démarré un concept de cultures en serre. Il s’agissait de nourrir l’Europe en tomates, fraises et autres courgettes. Ca vaut ce que ça vaut sur le plan gustatif mais c’est sérieux, c’est du dur car produire de la bouffe c’est du dur. 
    Alméria non seulement tient (sur la marché européen) mais se développe sans cesse.

    Et si baisse de CA il devait y avoir, les investissement consistant essentiellement en des serres, ses promoteurs ne tomberaient pas de bien haut. 

    Par contre, tout le long de son littoral, l’Espagne a été investie par d’autres promoteurs qui visaient eux, les loisirs, la bronzette (des Espagnols mais aussi des Européens des brumes)
    Un peu comme nous avant Eurodisney qui avions multiplié les parcs de loisirs en surestimant de deux fois leur fréquentation et le prix du ticket moyen et qui avions connu une série de faillites (dont Mirapolis), ceux qui ont parié sur les plages espagnoles ont conçu des projets globaux allant de la plage aux hôtels de luxe en passant par des parcs de loisir et des logements pour les nouveaux personnels de ces stations géantes.
    Que le crédit ait été pas cher et que l’Etat ait tout permis aura bien entendu favorisé ce jeu. Mais il ne faut pas pour autant omettre de considérer que ces parieurs ont été très, très optimistes sur le remplissage ou la fréquentation.


    (La corruption, fatale lors de tous les emballements ou hystéries collectives, n’a rien arrangé mais elle n’est pas le coeur du problème. Les mafieux étant eux aussi très déçus que le casino s’effondre)

    Tout se tenant en cohérence dans ce genre d’énorme projet, il aura suffit que la demande européenne ne puisse pas suivre l’offre pléthorique espagnole pour que tout le pays se grippe. Pas assez de logement touristiques vendus > pas assez de clientèle dans les parcs > pas assez d’emplois > pas assez de logements pour sédentaires vendus > effondrement de l’ensemble.

    Et là, contrairement au système d’Alméria, la catastrophe est énorme en termes financiers et de nombre de déçus.

    Et c’est maintenant qu’on se retrouve marri qu’on se met à réclamer plus d’humain ? 
    Après avoir bétonné et polyestérisé tout le littoral ? 


    Attendez, Boja, Diego, Elsa, Lila, si les Européens avaient bien afflué dans vos immenses stations balnéaires, vous auriez tous eu du boulot et du fric. Comme à Ibiza il y a 20 ans. Vous auriez tous fait la fête jusqu’à pas d’heure pour arroser votre réussite, non ? Vous n’auriez manifesté ni contre l’argent ni pour plus d’humain, n’est-ce pas ?


    C’est votre projet balnéaire qui a foiré et qui a entraîné la faillite de tous les projets périphériques (dont l’immobilier non balnéaire). Et cette erreur de projection est de si grande ampleur que toutes les banques qui y avaient cru se retrouvent avec des hypothèques pourries. Elles sont à genoux ces structures financières que vous maudissez alors que leur seul tort c’est d’avoir été aussi optimistes que vous tous, de n’avoir pas su dire « Arrêtons d’accorder des prêts, la production est trop forte, le marché ne va pas suivre » 
    Et si elles s’écroulent ces banques, même les braves d’Alméria vont en baver

    C’est cela qu’il faut considérer. Sinon c’est du déni.



    Cela dit, je suis moins inquiet pour votre immobilier surabondant que je le suis pour celui des EU trop souvent construit en bois. Le vôtre est plus solide et ne subit pas de tornades. Il peut attendre des jours meilleurs. 



    Côté France, je ne relève pas de projet aussi énorme que nous aurions échafaudé en état d’euphorie et qui nous mettraient en pareille situation de danger. Notre grippage viendrait plutôt d’une absence totale de rêve.
    Si nous faisions un jour une folie de grande envergure, ce ne sera probablement pas dans le domaine immobilier car je ne vois pas en vertu de quoi nous pourrions nous dire un beau matin « Construisons 1 000 000 de logements balnéaires, les étrangers accoureront nous les acheter »



     



  • easy easy 14 mai 2012 19:02


    Whahhh ! très bien !
    J’en concerve une copie
    Merci Herbe


    Je connais plusieurs histoires privées démontrant que nous sommes inconsciemments manipulés par un noeud, un mystère qui nous est apparu pendant notre enfance.

    Exemple. Une mère va aux toilettes publiques et y emmène son petit garçon. Pendant qu’elle bricole au lavabo, le gamin s’étonne de découvrir des portes laissant un grand jour en bas et il voit des jambes derrière. Il entend aussi un fort bruit de miction (les femmes sont nettement plus bruyantes que les hommes au niveau de l’éjection)
    Alors, rien ne semblant l’en interdire, au contraire, il se baisse pour mieux voir.
    Sa mère le voit et lui administre une gifle tout en lui lançant des hiéroglyphes auxquels il ne comprend rien sinon qu’il est désormais maudit.

    Il sera pris des années plus tard et jugé.
    Car il a passé des années à ramper dans les faux plafonds pour y installer des micro au-dessus des toilettes des dames afin d’écouter -sans prendre de baffe- ce bruit qui lui avait valu de se sentir définitivement diabolisé.

    (Avant analyse, il ne savait pas pourquoi il avait cette mannie)


    Des histoires dans le genre, qui se terminent parfois bien plus dramatiquement, il y en a autant de d’hommes.
    Que de garçons en tous cas.

    Les filles sont sans doute également marquées par quelque noeud gordien de leur enfance, mais elles ont peut-être une plus grande faculté ou pouvoir pour y répondre seules, sans avoir un aussi grand besoin de reproduire concrètement la scène problématique. 
    Marguerite Duras a vécu une scène à question lors de ses 15 ans « Pourquoi suis-je mal vue d’avoir couché avec ce Chinois ? » . Elle n’a pas reproduit la scène plus tard mais y a apporté elle-même des réponses (jamais clairement énoncées) en écrivant dix fois son histoire.
    Ecrire son histoire c’est certes analogue à la reproduire mais ça reste décalé dans le virtuel. 


    Quoi qu’il en soit d’une éventueklle différence entre les garçons et les filles, je propose comme prophylaxie à cette dépendance toxique de toujours expliquer à nos enfants, en long et en large, de mille façons différentes, le pourquoi de nos réprimandes ou condamnations. Surtout celles que nous leur faisons en privé car elles semblent ne dépendre que de nous, pas du public.
    Les Lois du public nous les connaissons et les comprenons. Elle ne sont jamais mystérieuses. Ce sont les lois de nos parents que nous ne comprenons pas toujours « Pourquoi elle préfère ma soeur ? » « Pourquoi il me reproche d’avoir joué avec les garçons de la rue ? »

    Sans une parfaite explication, l’enfant n’aura de cesse d’explorer ce mystère en reproduisant d’abord des situations similaires.

    Alors si les Anglais incluent les obsessions dans ce qu’ils appellent « sentiments », je trouve que c’est effectivement bien eux qui l’emportent sur nos philosophes des Lumières.

    C’est notre vécu de l’enfance qui nous dicte sa loi dans les coulisses de notre conscience et sous forme d’un « pourquoi ? », non sous forme d’un « parce que ! »



    La philosophie, donc la raison, ne nous sert que pour juger autrui calmement. C’est certes utile mais ça arrive après le drame (de la reproduction, de la quête du Graal). Ca ne prévient pas les accidents.



  • easy easy 14 mai 2012 16:04

    Je suis convaincu que ce dessin est très ressemblant.
    Je veux dire que si on m’avait dit « Voilà celle qui voudrait t’épouser » en présentant ce dessin, j’aurais répondu (sur le plan physique) en toute confiance du dessin. Alors que ce n’est le cas pour aucun autre dessin (pas même la Joconde)

    J’ai confiance en cette portraitisation.
    Etrange sentiment.



  • easy easy 14 mai 2012 15:51

    Co-éducation.
    Je suis très preneur de cette vision



  • easy easy 14 mai 2012 13:18

    Moi aussi Herbe

    S’il y a un message que j’aimerais faire passer aux frangins depuis le fond de ma mine, c’est qu’il serait infiniment plus intéressant pour l’Humanité qu’ils participent à notre compréhension des mécanismes psychanalytiques et sociologiques en disséquant leur ouroboros.

    Il y a peu de noms de camarades d’école dont je me souvienne. Mais je me souviens de tous les noms des camarades jumeaux. Ils sont remarquables et remarqués

    Même les jeunes jumeaux qui n’en rajoutent pas (encore que les parents de jumeaux les habillent quasiment toujours identiquement et pas seulement pour des raisons pratiques) ils provoquent, y compris à leur corps défendant, un effet spécial qui tourne autour du miroir mais aussi autour du principe d’unicité qu’ils contrarient, bien entendu.

    C’est que devant des jumeaux, chacun de nous se sent soudain très seul. Chacun de nous se met alors à retisser des liens avec des tiers afin de ressentir davantage cette connivence mise à mal par les jumeaux.
    Du coup, les camarades des jumeaux ayant tous besoin de se connecter, ils y parviennent en un éclair et leur coagulation se fait sur le dos des jumeaux : railleries à la clef.

    Grandissant dans cette ambiance où automatiquement ils se retrouvent avec des coagulés en face d’eux, les jumeaux sont obsédés par cette problématique et développent des stratégies soit de repli sur eux-mêmes soit de revanche en amplifiant leur effet miroir pour déstabiliser-fasciner leur public. Car les jumeaux ne manquent jamais de remarquer que s’ils s’attirent les moqueries, ils attirent aussi des fascinés-curieux.


    Je n’ai pas de jumeau mais étant Eurasien, j’ai une allure un peu étrange. Et j’ai un frère qui a aussi la même allure étrange. Je sens très bien que lorsque nous sommes ensemble, nous déstabilisons les gens bien plus que quand je suis seul en face d’eux.
    Par extension, le même phénomène se produit quand je suis entouré de mes enfants qui ont aussi de cette étrangeté.
    L’ampleur de ce trouble est proportionnelle à la solitude de l’observateur. Pour être clair, moi + mes enfants devant un Auvergnat pur jus isolé voire déplacé à Paris, ça le déstabilise fortement et moins fortement s’il est entouré de ses copains de village.


    La vue de jumeaux crée sur les autres un choc analoque à celui que provoquerait un voyage imposé vers Mars.
    Imposé et déséquilibrant pour les observateurs timorés, mais apprécié pour les amateurs de manèges. C’est là que jouent les préférences et que se font les divisions. 



    Les vrais jumeaux, surtout s’ils augmentent leur effet miroir-ubique, se retrouvent alors avec des gens qui les fuient et des gens qui les approchent fascinés, charmés, par cette étrangeté et curieux de vérifier où pourrait se trouver leur place entre eux deux.

    A signaler qu’après Michael Jackson, des millions de personnes se sont mises à regarder vers sa fratrie pour y scruter l’émergence d’un double. Et de cette attente du public, il a effectivement émergé des clones.
    Quand Ravi Shankar joue, il épate déjà. Mais maintenant qu’il est accompagné par sa fille Anouschka (Norah Jones préférant tracer sa voie en solo) le public est sur-fasciné.


    Je ne fais là qu’effleurer la problématique mais je comprends très bien que les Bogdanov, d’abord exploités par les media, en soient venus à exploiter à leur tour le concept d’univers parallèles et la mise en abyme. Du coup, quand ils parlent à ce public qu’ils fascinent, ils ne pratiquent surtout pas la langue neutre des vrais scientifiques. Ils multiplient les qualificatifs ou expression à effet dramaturgique alors qu’un scientifique n’en emploie jamais. Il ne peuvent pas sortir de la théâtralisation. Il leur faut tout le temps épater en racontant qu’il a existé de la lumière beaucoup plus rapide que la lumière. Et comme ils sont deux à le prétendre, ça semble plus crédible que si un seul le prétendait. Pour emballer leur auditoire ils n’auraient pas vraiment besoin d’ajouter dans leur assertion que « les scientifiques s’accordent à le dire » mais ils le font tout de même tant ils ont le réflexe du miroir multiple. Robert Charroux avait fait de même avant eux.

    Ce sort qui est le leur et qui forme paradigme du genre, s’il était étudié, devrait nous aider à mieux comprendre les mécaniques pyschanalytiques qui jouent chez chacun de nous.

    La plupart d’entre nous n’avons pas de jumeaux, pas même de frère sinon boudé. Alors quand nous sortons en boîte, nous nous arrangeons pour former un groupe à identité marquée ou remarquable avec des copains. Deux amies iront donc en boîte non pas en se déguisant en inverses (l’une démontant les artifices de l’autre) mais en se déguisant selon une même panoplie.
    L’effet que produisent deux drag queen marchant ensemble sur les Champs est énorme. Et la gay pride est à 100% costumée en ce sens.


    Chez Michou, il y a sur scène des travelos et il y a Michou qui, dans la salle, par son allure intermédiaire, sert de medium. L’ensemble, public en tenue de ville + Michou en costume bleu électrique et lunettes roses + les travestis, ça forme, dans cet espace clos, un ensemble parfait pour passer un moment cathartique où, en dépit des convenances ou interdits, une communication se produit en toute transgression et décontraction, voire innocence.



    Je pense que tous ces phénomènes, y compris les effets Milgram, Asch, etc. sont à étudier selon une vision s’efforçant à les mettre en relation et perspective.

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