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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 22 mai 2012 12:47


    « ...ces ignares abonnés de tweetter, qui font deux fautes par phrase... »

     +

    « Mais il n’a pas du échapper ... »

    = C’est cuikildi kilé





  • easy easy 22 mai 2012 12:13


    Les drapeaux étrangers à la Bastille, pour moi, c’était logique de ce qu’est devenu notre peuple, bien plus mélangé qu’autrefois.
    Il se trouve que ces agitations de drapeau étrangers avaient sens de joie, de plaisir à partager une joie fondée sur l’espérance et espérance en fraternité non en écrasement d’Autres.
    Il se trouve que ces drapeaux étaient de pays maghrébins.
    Mais rien n’interdisait qu’il y eût aussi des drapeaux australiens, vietnamiens, chinois, américains ou népalais.
    Si tel avait été le cas, qui s’en serait offusqué ?

    Ce n’est donc pas le fait de « drapeaux étrangers » qui en a froissé quelques uns, c’est le fait qu’ils étaient maghrébins.


    Au fur et à mesure que les pays comprennent des populations mélangées, on y verra de plus en plus souvent, aux heures où pour manifester quelque joie collective exempt de fondements xénophobes il est pratique et spectaculaire d’agiter un tissu, des mélanges de drapeaux. 

    Il fut un temps ou siffler, pendant un spectacle, ne signifiait que réprobation. 
    Mais c’est tellement puissant le sifflet, c’est tellement singulier et remarquable dans un grondement d’applaudissements, qu’il a été de plus en plus utilisé pour dire « bravo » 
    Il faut donc désormais une analyse très fine et muliparamètres du bruit qui surgit d’une salle pour comprendre si on est approuvé ou désapprouvé par ceux qui sifflent. 

    Il en va de même des drapeaux.
    Si par exemple un Chef chinois vient en visite à Paris et que parmi des centaines de drapeaux chinois et français, il voit un ou des drapeaux tibétains, il ne prendra pas ces derniers pour un signe d’approbation. Il saura très bien le comprendre comme une protestation. 
    Et si c’est Mandella qui vient à Paris et qui voit toutes sortes de drapeaux, il prendra tout ça positivement, il y verra un soutien international

    En l’occurrence, concernant la Bastille, je prends ça très positivement. (Et je crois que de plus en plus de jeunes cherchent le moyen d’être remarqués sur les milliers de vidéos montrant la foule. Si on fait partie de cette foule et qu’on agite le même bidule que les autres, personne ne nous remarque. Si on y agite un objet insolite et bien voyant, on peut se signaler à ses potes. « Regarde maman, là c’est moi »



    Sinon, plus largement.
    Le racisme européen qui avait pourtant duré 5 siècles et qui était devenu de plus en plus scientifiquement fondé sur des caractéristiques physiques (avant les décodages de l’ADN), a complètement capitulé certes quand on a commencé à décoder les ADN mais surtout devant le fait qu’un Dogon extrait de son millieu à sa naissance et formé à Yale pouvait devenir astrophysicien et adorer le Coca.
    Ce racisme du XIX est fini et ne peut plus jamais ressusciter 

    Mais l’autre racisme, moins physique, plus fondé sur les moeurs, goûts, modes et religions des gens le remplace. Appelons le xénophobie.

    Plus personne sur Terre ne remet et ne remettra en cause les capacités intellectuelles des Autres considérés en tant que peuples différents.

    Mais la détestation de ceux qui ont des goûts, des moeurs, des valeurs ou des priorités différentes, cette xénophobie là, certainement plus ancienne, certainement plus universelle, a de beaux jours devant elle et rien, aucune démonstration ne viendra l’affaiblir.

    Le racisme anthropométrique, ce racisme qui jurait que le Blanc était en toute choses supérieur aux autres couleurs, on pouvait l’anticiper et certains l’avaient fait, allait forcément s’effondrer le jour où l’on démontrerait qu’en quelques heures un Massaî pouvait maitriser la conduite d’une automobile ou se servir d’un smartphone, d’un jeu vidéo.
     
    Mais la xénophobie fondée sur la considération que des moeurs trop différentes sont incompatibles et déstabilisantes des nôtres, comment l’invalider ? 
    C’est impossible car c’est indéniable.
    Des moeurs différentes, quand elles s’installent en normalité, invalident automatiquement les dogmes précédents.

    Il reste alors à considérer que la confrontation avec des moeurs différentes est toujours et pour tous, une excellente opportunité de poser les questions sur nos habitudes, questions qui sans cela resteraient taboues.

    « Euh mais au fait, James, pourquoi c’est pas bien de manger des grenouilles ? »
    « Euh, mais au fait, Nicolas, pourquoi c’est pas bien de sortir de l’Euro ? »
    « Euh, mais au fait, Gertrude, pourquoi c’est pas bien de rouler à gauche ? »
    « Euh, mais au fait, Amid, pourquoi c’est pas bien de porter le deuil en bleu ? »


    Les habitudes doivent-elles être soumises à des changements ? 



  • easy easy 21 mai 2012 15:22

    Les Etats Unis d’Amérique sont très jeunes et la population européenne qui les a fondés s’était répartie sur le territoire en un mélange uniforme. Ils se sont pourtant affrontés à mort sur la question de l’esclavage et selon une logique de ressources géographiques et climatiques.
    Il a fallu qu’une moitié écrase l’autre et y impose sa loi pour qu’une unité en ressorte.
    Mais la solution d’unification est passée par un concept d’Etats indépendants + un Etat fédéral, ce que son drapeau rappelle. Et d’autre part, il n’est plus du tout concevable pour les sudistes de revenir à leur situation antérieure. Le principe de l’esclavage ne pouvant plus du tout être accepté, même pas sur un plan économique (alors que celui de l’apartheid peut trouver des amateurs pendant encore longtemps)


    L’Italie en tant qu’Etat central est également très jeune.
    Mais contrairement au cas des EU, les peuples des différentes régions s’étaient affrontés depuis des millénaires.
    Et le plus grave, c’est que toutes les raisons qui justifiaient leur séparatisme séculaire restent toujours aussi valables sinon plus.
    Seul l’irrédentisme, le foot et Verdi peuvent les réunir.


    En France, il est possible d’évoquer Charlemagne pour raccorder tous les Français à une même histoire, à un même drame, à une même pièce (Alors que pour la succession de son empire, il avait paradoxalement perpétué le principe franque de la division des possessions entre tous les fils. Alors qu’il aurait été plus européen qu’hexagonal).

    Certes la France n’a pas été toujours définie par les frontières actuelles mais quel Rochelais ou Bordelais aurait l’idée de se revendiquer Anglais ?
    Probablement que Henri IV, Louis XIII-Richelieu, Louis XIV, Bonaparte, Napoléon III avaient profondément oeuvré pour constituer un sentiment national de plus en plus hexagonal et que Jules Ferry-Lavisse-Vidal de La Blache et plus tard De Gaulle ont su exploiter ce fonds réel pour augmenter encore le sentiment de fraternité historique, familiale entre nous.
    Quoiqu’il en soit, nous, les Français, n’avons pas en tête de nous être disputés régionalement (pour des motifs religieux et politiques oui, mais pas régionaux)
    .
    Contrairement aux Italiens, nous n’avons pas eu besoin d’invoquer l’irrédentisme (linguistique) pour nous sentir un fonds commun, d’autant que nous parlions plusieurs langues régionales. 

    Cela dit, si Bonaparte n’avait pas aussi fortement associé la Corse à la France dans l’esprit de tous les Français, l’autonomisme rampant qui y règne serait beaucoup plus marqué.



    Mais en Italie, comment évoquer le Vatican sans réveiller à la mémoire ses Etats pontificaux et ses guerres aux autres ?
    Comment évoquer Spartacus, l’enlèvement des Sabines, les fouches caudines, les guerres puniques (Carthage incluait la Sicile actuelle, la Sardaigne et la Corse) sans hérisser des poils ?
    Toute évocation de l’Histoire dresse les Italiens les uns contre les autres. L’histoire n’est pas pour eux un sujet consensuel.

    Demander à un Milanais s’il faut investir pour préserver Pompéi ou les palazzio de Palerme c’est s’essuyer le plus souvent un sarcasme. Pareil si l’on demande à un Calabrais s’il faut sauver Venise des flots.


    Ce qui nous semble, en tant que modernes, ne relever que d’une question de mafias chez les Italiens, contient en réalité des questions de fonds historique bourré de contentieux entre les uns et les autres.
    Le risorgimento (Renaissance) Italien du milieu du XIX siècle porte très mal son nom. Il ne pouvait pas y avoir de renaissance alors qu’il n’y avait jamais eu de naissance. 




    Ca a été une grande chance ou opportunité pour Jules Ferry d’exploiter notre fonds français plutôt favorable à un concept d’unité hexagonale.

    Ca a été une grande chance aussi pour les Anglais de pouvoir effacer de la conscience collective qu’ils viennent des Angles, des Saxes, des Normands, des Hollandais (par Guillaume d’Orange). Ils ont eu à repousser des envahisseurs comme l’Espagne, la France et l’allemagne, ça les a unis. Même leur défaite contre les Américains a contribué à leur union sacrée. 
     
    Ce concept d’union était plus difficile à trouver pour les Allemands qui avaient été très longtemps habitués à un fédéralisme superficiel et à un émiettement des fiefs selon le principe de Charlemagne. Mais les deux gueres mondiales les ont isolés des autres donc unifiés

    Les Grecs, originellement divisés, ont bénéficié de très grandes figures unifiantes dont Leonidas qui est encore glorifié même à Athènes. Ils ont donc pu ressentir une union

    Les Italiens n’ont que de bonnes vieilles raisons de se diviser et donc de concevoir leur organisation autour de cryptos pouvoirs régionaux. (Pouvoirs concrétisés par une alliance souterraine entre chefs de clans mafieux violents et présidents des principaux partis politiques). 

    Et comme Berlusconi s’est comporté en dictateur, il a renvoyé les Italiens aux heures antiques donc aux rivalités régionales.


    Je crois que les Italiens s’unifieront davantage autour d’un président romantique.
    Mais il existe deux sortes de romantismes politiques.
    Un en Ferry « Nous avons le devoir de civiliser les races inférieures ».
    Et un en Hugo « Nous avons le devoir d’aider les plus faibles » 

     



  • easy easy 19 mai 2012 16:31

    Il faut forcément croire que ce que montre cette pub est vrai et déplorable pour écrire un tel article.
    Ceux qui n’y croient pas la prennent pour une inversion de la réalité et ne s’en offusquent pas ou ne s’offusqueraient que de son inversion, de son mensonge. Or travestir, inverser la réalité, mentir c’est le propre de toute pub.



  • easy easy 19 mai 2012 14:45

    Je suppose que vous prônez le désencadrement des relations afin de vous ouvrir et autoriser un terrain de chasse. Je suppose alors que tout en étant poussée par votre inconscient à explorer les gens afin de trouver quelque clef, vous n’avez pas encore mis la main dessus. 

    Lorsque vous l’aurez rencontrée, cette personne qui offrira à votre inconscient d’étudier, de revisiter votre enfance marquée par quelque noeud ou question du genre : m’enfin, pourquoi maman préfère sortir seule ; pourquoi préfère-t-elle ma soeur Louise ; papa me trouve-t-il belle ; pourquoi mon frère me déteste ? (Les réponses à ces questions très personnelles ne pouvant être livrées par le public, les mathématiques, le code civil, le mariage standardisé), lorsque vous la trouverez donc, vous ne l’aimerez pas, vous en serez passionnée et vous vous y attacherez définitivement. 
    Et ça durera jusqu’à votre mort.
    Car elle vous offrira certes le re-paysage de votre enfance mais elle ne pourra jamais répondre à la place de la personne qui vous avait installé le noeud originel. 

    Comme cette personne qui vous permettra d’étudier votre question primordiale sera votre meilleure clef sans qu’elle s’en rende compte, comme vous ne serez pas forcément la solution à sa propre quête, votre passion sera très probablement unilatérale et vous connaîtrez l’engagement sysiphéens en même temps que le supplice de Tantale. Vous ne jouirez plus -mais quelle jouissance !- qu’à vous voir mourir volontairement à petit feu, par passion incomparable, intransmissible, unique. C’est alors que vous vous sentirez entièrement singulière.



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