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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 14 mai 2012 10:59

    Je rebondis sur la problématique de l’apparence qu’a abordée Herbe.

    Tous les déguisements ont toujours jeté un trouble chez les observateurs, trouble allant à discréditer les déguisés.

    Il y existe une sourde mais lancinante question de sincérité avec Zorro, Batman, Mandrake, BHL, Carla Bruni, Michael et La Toya Jackson, Lolo Ferrari, Cher, Donatella Versace, Dali, Jocelyne Wildenstein...
    On peut faire un lot séparé avec les cas des George Sand, Chevalier d’Eon, les travestis
    Un autre lot concernant les Jeanne d’Arc qui eurent à se déguiser provisoirement et pour des raisons pratiques
    Il y a ceux qui, jouant les immortels, se sont coupés de leurs racines ou famille tels les comtes de Saint Germain ou Belfort, Cagliostro, Nostradamus, Lobsang Rampa, les gourous 
    Et enfin un dernier lot avec les Raspoutine qui ont une allure naturellement étrange

    Le cas des Bogdanov m’apparaît très proche de celui des Jackson ou de Wildenstein.
    Ils avaient commencé à tirer de leur gemmellité naturelle un particularisme télégénique (Idem pour les soeurs Labèque), puis ils ont amplifié leur particularisme pour qu’il ne s’épuise pas et sont allés à se déguiser en aliens. Poursuivant, ils en sont venus à modifier leur corps.

    Il y a donc une sourde question de discrédit (d’autres codes, d’allocodes) mais elle est compensée par l’effet de fascination que provoque l’étrange (pygmées, femmes à plateau...)

    En général, ces personnes qui choisissent de fasciner par leur allure étrange installent entre eux et leur public un maillon intermédiaire (une personne à statut privilégié, un objet concret ou abstrait rare) qui leur sert de faire-valoir ou de preuve qu’ils comprennent la langue des humains et qu’ils sont accessibles à celui qui se donne la peine de parler leur langage. 


    Dieu serait physique, il serait sensiblement dans ce cas.



    Chez les Bogdanov, le maillon intermédiaire c’est les media certes mais c’est surtout l’un pour l’autre. Ils se retrouvent, comme tous les grands mystificateurs, à devoir lutter en permanence afin de conquérir la crédibilité qu’altère leur panoplie. C’est un sort en ouroboros.
     



  • easy easy 14 mai 2012 01:01


     Dans Avant le Big Bang de mes deux zéros de quand j’étais petit


    p 231. « Or, à l’échelle de Planck, les physiciens s’accordent pour dire que la notion de vitesse de la lumière n’a pas encore le sens que nous lui attribuons de nos jours. […] cette vitesse, d’un point à l’autre de l’univers naissant, oscille parfois au-dessous mais, parfois aussi, très au-dessus de la vitesse de la lumière. 



    Whaiiiiii, rien ne leur fait peur !

     smiley  


  • easy easy 13 mai 2012 19:21

    A ce qu’on en sait, le Christ n’avait jamais été favorable au principe des frontières fermées.

    Mais son Eglise, trop impliquée dans les couronnements des rois et empereurs, ayant ses Etats pontificaux (le quart de l’Italie actuelle), ses armées, s’est trouvée disons obligée de réagir en considérant les frontières et parfois même en les traçant (Traité de tordesillas). Les papes ont souvent déploré les guerres entre seigneurs chrétiens mais ils les ont aussi souvent dressé les uns contre les autres. Et cela même avant Luther, même avant qu’apparaissent des divisions doctrinaires au sein de la chrétienté (Le grand Schisme étant mis à part tant il était spécial).

    Ca peut étonner ceux qui ne s’intéressent pas trop à l’Histoire mais en effet, l’Eglise a été, en dépit des indications contraires du Christ, très intéressée par le concept de frontières et d’Etat.

    De nos jours, alors que l’Europe reste encore globalement assez porteuse du christianisme remanié par le Vatican, l’Eglise est capable de soutenir des discours nationalistes. Franco-français ici, polono-polonais à Varsovie, austro-autrichien à Vienne, Italo-Italien à Rome...


    Tout ça est fort paradoxal mais il faut comprendre que se sentant aux abois, elle fait feu de tous bois et saisit toute planche, même la plus bizarre.


    Alors qu’en bon naïf, on pourrait s’attendre à ce qu’elle ressorte comme étant notre ultime organisation morale nous enjoignant de ne pas considérer nos frontières et drapeaux, on la découvre empressée à exciter notre nationalisme.


    Pas question pour moi de croire qu’elle veut que nous nous fassions la guerre entre Européens. Mais je crois bien que pour se manifester, pour exister, elle profite de n’importe quel brasier pour y apporter ses bois. Puis, quand nous commencerons à nous foutre dessus, elle viendra nous rappeler à la réconciliation « Voyons mes enfants, on ne doit pas de battrre entre frères ! »
    C’est la seule manière qu’elle ait trouvé pour être présente en toutes circonstances.



    Mais l’Eglise est-elle bien incitatrice au nationalisme ? Si elle ne dit pas clairement « Soyez nationalistes », elle ne nous enjoint pas à ne pas l’être.

    Alors qu’il serait dans la logique du Christ de nous marteler que le nationalisme est une horreur, elle ne prend pas position en ce sens et évite soigneusement de verser dans l’Internationalisme où elle voit l’antre du diable rouge.

    N’étant pas internationaliste alors qu’elle devrait l’être, elle est donc nationaliste.



    Reste que le sens de nationalisme a un peu changé depuis 1945.
    Alors qu’à l’époque, l’ensemble des Blancs faisaient la loi sur le Monde et ne se chamaillaient qu’entre eux (en se massacrant par millions), alors que le nationalisme de l’époque diabolisait, dans chaque pays européen et chrétien, ses voisins tout aussi européens et chrétiens, il ne va plus dans ce sens de nos jours.
    Même la Hollande, même la Hongrie, même l’Autriche aujourd’hui, ou la France un de ces quatre, s’ils sont nationalistes, ce n’est plus par considération que leurs voisins sont des diables.
    Le nationalisme de nos jours, tient davantage à un isolationnisme protecteur et conservateur. « Chacun chez soi et les poules seront mieux gardées »

    C’est un nationalisme moins agressif envers les voisins qu’il ne l’était autrefois. Il y a des revendications d’indépendance régionales intra étatiques mais aucune revendications territoriales nationale n’est soulevée en Europe. Les frontières ne sont pas remises en cause.
    Et ce nationalisme nouveau, s’il diabolise quelque chose, c’est une religion, celle des barbus (rejet étendu aux immigrés récents d’une façon générale).
    C’est un nationalisme d’expulsion ou de purification intérieure, non de conquête extérieure, non de domination sur quelque autre peuple extérieur.


    Ce néo nationalisme européen a toutes ses chances de prospérer et son seul frein c’est le fait de la globalisation, de la dépendance énergétique, de la concurrence avec d’autres très grandes entités nationales, toutes choses qui obligent les Etats européens à s’organiser donc à se serrer les coudes.

    Mais là, je suis allé vers des considération très matérialistes.

    Or l’Eglise dont il est question ici, reste, en dépit de son matérialisme, suggestive de valeurs morales.


    Quelle pourrait être la valeur morale absolue ?
    Il me semble qu’elle ne peut que tourner autour d’un principe de fidélité, d’indéfectible fidélité. Cela se passe au-delà de la notion de bien ou de mal.
    On s’est engagé ou on est engagé envers une personne ou une entité, on s’y tient quitte à devoir en mourir. Cf le Christ.

    (relevons au passage que la grande différence entre sunnites et chiites tient à la question de l’apostasie fictive, celle qu’on est obligé de faire sous la menace. Les premiers n’acceptent aucun cas d’apostasie, les seconds l’admettent sous la pression ou la torture. Cette possibilité que s’offrent ceux qui admettent le faux consentement pose alors de gros problèmes de confiance ou de crédibilité à tous ceux qui voudraient discuter ou négocier avec eux)

    C’est probablement autour de la fidélité indéfectible que les européens nationalistes vont le plus coaguler. Mais ce n’est pas simple car dans bien des cas, les points de vue de la masse divergent fortement de ceux de l’individu. Anne Sinclair reste attachée à DSK, Julien Dray aussi mais la masse, toutes les sortes de masses bruyantes réprouvent cet attachement car elles tiennent à leur influence, à leur loi. Elles veulent toutes que DSK se retrouve abandonné de tous.
    Ce point de la fidélité indéfectible à une personne s’oppose au pouvoir d’exclusion du groupe et sera donc constamment en débat, même implicite.


    Ainsi, le plus monumental débat que pourrait entreprendre l’Eglise, à l’égal de celui de Valladolid, serait de poser la question : est-il chrétien de forcer ou de couvrir d’opprobre quiconque tiendrait à ses attachements, même avec une personne que la masse juge criminelle ?
    Ou autrement posée : qu’est-ce qui doit prévaloir pour un individu, son attachement à une personne, à sa famille ou son attachement à l’Etat, au peuple, à une Eglise, à celui du grand groupe qui fait la Loi et qui énonce les condamnations ?




  • easy easy 13 mai 2012 14:04

    « Bon Français, mauvais Français »

    Cela suppose qu’il y ait des Français.

    Pour ceux qui sont nationalistes, être Français va de soi et n’implique aucune ambigüité.
    Pour ceux qui disent ne pas l’être, se dire Français représente une ambigüité.

    Laissons l’époque présente et revenons vers 1880.
    A l’époque, à part quelques rares tenants d’Erasme, et encore, chacun se disait Français sans ambiguïté, de Jules Ferry à Clemenceau et cela sans qu’il ait été question de nationalisme.
    Disons que le nationalisme de cette époque post Sedan allait de soi pour ceux qui avaient des attaches ou qui vivaient dans ce qui restait de la France (Y compris peut-être en Alsace-Lorraine pour certains).
    Ce nationalisme qui ne disait pas son nom se fondait sur une première évidence qui ne tourmentait personne : les Européens constituaient la plus parfaite des races (Cf « Le tour de France de deux enfants », vendu à 8,5 millions d’exemplaires et qui a été dans nos pupitres d’école jusqu’en 1977).
    C’est qu’à part quelques excités du genre Wilberforce ou Schoelcher, il n’y avait pas grand monde pour contester ce premier dogme installé depuis 1500.
    Nonobstant nos querelles avec nos voisins, jusqu’en 1958, nous visitions les mêmes zoos humains où s’affirmait cette vérité universelle, incontestable de notre supériorité physique esthétique et morale.

    Ce n’est qu’accessoirement et parce qu’il a constamment fallu guerroyer avec nos voisins pour nous partager le gâteau du colonialisme que nous avons eu des ennemis européens transformés en diables par tout un système de transcendances démonisantes.

    Allemands et Français rivalisaient d’insultes mutuelles en augmentant l’autrisme, le différencisme à partir du dogme premier, le racisme.
    C’est le racisme, cette vision de l’autre classé inférieur (physiquement et moralement) qui, ouvrant un principe, a permis aux Allemands et aux Français de caricaturer leurs minimes écarts physiques et culturels pour se diaboliser mutuellement.
    (Il nous a été très difficile d’admettre que si nous nous sommes lancés à fond dans la scolarisation en 1882, c’était parce que nous avions constaté que les Prussiens victorieux étaient plus instruits déjà en 1871)

    Les focalisations et amplifications de nos différences entre voisins européens versaient dans le genre « Pouahhh, ils ne mangent que des saucisses » ; « Pouah, ils aiment l’ail » ; « Pouah, ils aiment la corrida »
    « Nous les Français, on ne fait pas ces horreurs que font les Allemands »
    « Nous les Allemands, on ne fait pas ces horreurs que font les Français »
    C’étaient les Etats rivaux et rancuniers qui nourrissaient, attisaient et argumentaient constamment ces haines. 
    Les Etats ayant la Parole et la Force avec eux, ils imposaient explicitement et implicitement à leur peuple le concept nationaliste. Dire qu’on était citoyen du Monde n’avait aucun sens à cette époque. On devait se dire Français ou Allemand, pas « Je m’en fiche de ma nationalité » car c’était assimilé à de l’anarchisme et ça valait les pires ennuis.


    Ce nationalisme qui n’avait même pas besoin de dire son nom puisqu’il suffisait que chacun se dise Français ici, Allemand là, a abouti aux délires que nous connaissons désormais très bien.
    Comme tous les excès, ça s’est terminé en ouroboros car nous nous sommes infiniment plus entretués que nous n’avons tués d’esclaves ou de chiens.
    (idem pour la guerre de Sécession où plein de Blancs sont morts et peu de Noirs)

    Le divisisme de base qu’était le racisme, nous l’avons cultivé à outrance en le pratiquant à tous les niveaux. Certes entre nations par le biais de l’identité nationale et des frontières nationales mais aussi entre nous, Français. Vu depuis Mars, il a pu paraître dément de constater que des gens vivant en RP, se massacraient, les uns parce qu’ils se disaient Versaillais, les autres parce qu’ils se disaient communards.

    L’autrisme à outrance nous l’avons pratiqué en partant du racisme qui était, pour sa part, peu contesté à part quelques Ho Chi Minh ou Omar El Mokhtar égarés.
    .
    Maintenant que le racisme, l’infériorisation de ceux qui sont différents par leur couleur de peau ou la forme de leurs narines, arrive à sa fin, c’est tout le bazar qu’il entraînait à sa suite qui doit être reconsidéré.

    Sans le soutien fondamental du racisme, comment persister à dire qu’un mangeur de chorizo est supérieur à un mangeur de choucroute ?
    Chaque fois qu’on dit ou qualifie quoi que ce soit en différence, surtout avec une connotation négative, on se retrouve obligé de prendre appui sur le racisme. Or il ne tient plus. On est donc mal sur mille tableaux de classification.

    Et l’identité nationale, la bête identité à laquelle personne ne fait trop attention dans sa vie courante, se retrouve, comme tous les autres critères différencistes, en position délicate.


    Bien ou mal je n’en sais rien. Mais il est impossible que le racisme d’allure physique parte à la poubelle sans que le concept de Français n’y aille également à terme.

    L’abandon du drapeau n’est certes pas pour demain, mais dans mille ans, il n’y en aura plus.
    Il faut du temps pour opérer notre transition entre cette période de 4 siècles de convictions racistes indiscutables et la période future qui ne verra plus la moindre possibilité de péjorer des gens autrement qu’à titre strictement individuel.
    Dans le grand futur, seuls les individus seront insultés, pour ce qu’ils feront ou ne feront pas, pas les groupes artificiels car il n’y en aura plus.

    Internet représente un espace nouveau qui est né justement à la fin du racisme colombien. Bien qu’on puisse y trouver des familles, des groupes, sa tendance majeure est au mélange. La Toile tend à être sans frontières, c’est du moins ainsi que l’entendent la très grande majorité des gens qui l’utilisent et la font (seuls les Etats cherchent à y construire des murs). L’adifférencisme de la Toile préfigure l’adifférencisme concret du millénaire qui s’ouvre.

    C’est la raison pour laquelle les nationalismes d’aujourd’hui, pour autant qu’ils persistent à croire au racisme, sont dans une position moins ambigue que celle de ceux qui disent ne pas être racistes tout affirmant être Français.

    Tant qu’on se chamaille sur « Bon » et sur « mauvais » on ne pense pas à examiner « Français » ; « Français » semble aller encore de soi alors qu’il est en sursis.

     

     



  • easy easy 13 mai 2012 11:53

    Je suis curieux de voir comment raisonnent des théoriciens de la physique quand il s’agit de physique concrète.


    Une roue de voiture ordinaire, neuve, rayon à vide 300 mm. Pi = 3,14.
    Une fois en charge sur un sol plat et horizontal, en raison de l’écrasement du pneu, elle a son axe distant de 290 mm du sol.
    Ainsi chargée et écrasée, position de départ sur le sol : point zéro. De combien avance son axe ou quelle distance parcourt-elle par rapport au sol à chaque tour ?
     

    Un hélicoptère ordinaire (exemple : un AS 350 B 3 Ecureuil). Il fait du sur place à 10 m au-dessus d’un lac. A cet endroit, avant sa présence, l’air y était immobile et comprimé à 1000 hPa, sans écart significatif sur cette faible hauteur.
    Maintenant qu’il est là, y a-t-il un endroit, à l’extérieur de son enveloppe physique, dans l’espace aérien libre, à portée du regard, où l’hélicoptère diminue ou augmente la compression initiale de l’air et si oui dans quelle proportion ?
    La réponse serait-elle différente si dans le même endroit, il se déplaçait horizontalement à la vitesse de 200 km/h ?


    Il n’y a pas de piège sémantique. Ce n’est que de la physique.

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