Une chose est sûre, Madame Le Pen a réussi à faire d’un fantasme une réalité, il lui est nécessaire de faire de l’immigration un bouc émissaire de tous les fléaux de notre société, rejointe en cela par l’UMP dont le membres se dissolvent de plus en plus volontiers dans le FN, confert les tous récents sondages sur le sujet.
Une chose est claire désormais, la droite et l’extrême-droite sont réunies et vont lancer un nouveau SCUD identité nationale islam pour tenter de faire oublier les vraies raisons de la misère en France. Le « choc des civilisations » pour faire du racisme et de l’exclusion le pire fond de commerce pour préserver l’ordre économique. Car ne nous y trompons pas, les rodomontades « sociales » de Madame Le Pen n’ont jamais franchi la limite de l’invective, on n’a jamais vu ses partisans se battre dans la rue ou ailleurs contre les mesures anti sociales du gouvernement.
Elle cherche à réaliser son ambition personnelle par les plus basses des démagogies.
Ce n’est pas l’adversaire de l’UMP mais la concurrente de Sarkozy !
Les « vases communicants » ont parfaitement fonctionné en 2007 puisque Sarkozy a largement recueilli les voix du FN et ne prétendons pas qu’il s’agissait d’un malentendu : la campagne de Sarko s’est strictement calée sur l’idéologie de l’extrême-droite, ce n’est qu’une fois élu qu’il a fait le « hold-up » sur les socialistes.
Qui parle de copie et d’original lorsque l’un (ou l’une) est le clone de l’autre ? Madame Le Pen n’est pas l’adversaire de Sarkozy mais sa concurrente. Ils se battent tous les deux sur le même registre, développer le racisme et la trouille pour être élue ou réélu !
Que ce soit l’identité nationale, l’insécurité ou le haro sur les immigrés et la fonction publique, ils s’agit pour eux de défendre un ordre économique et social fondé sur le démantèlement des solidarités et un ordre international soumis aux injonctions étatsuniennes et sionistes.
Madame Le Pen tout comme Sarkozy fondent leur campagne sur la même démagogie. Ils s’appuient tous les deux sur les peurs et les émotions les plus irrationnelles pour opposer les pauvres aux plus pauvres qu’eux.
La candidature de Monsieur Strauss-Kahn pose plusieurs problèmes :
Le Président du FMI a été soutenu dès sa nomination par Sarkozy pour mener à l’échelle mondiale une politique ultralibérale, ce qu’il a accompli depuis lors. Ce Monsieur Strauss-Kahn pousse même le zèle jusqu’à prodiguer des recommandations de dégraissage des services publics pour la France. Comment peut-on envisager qu’il puisse être un candidat d’opposition de gauche ?
Monsieur Strauss-Kahn doit faire campagne le plus tard possible et probablement le plus « discrètement » : comment pourrait-il proposer en France une alternative à sa politique au FMI ? L’idéal pour lui est d’être choisi comme candidat sur sa seule prétendue notoriété et non sur un programme confié aux tâcherons du PS en vue des législatives.
Enfin chacun sait depuis longtemps que Monsieur Strauss-Kahn pense chaque matin à ce qu’il peut faire pour Israël, je l’invite donc à briguer la responsabilité suprême dans cet Etat. Il pourra y appliquer sans restriction mentales ses convictions politiques et économiques.
Tout est bon pour se rallier à une personne qui considère que les ennemis principaux du « peuple » sont ceux qui sont plus pauvres qu’eux.
On oublie trop qui est Madame Le Pen. C’est bien la fille de son père qui axe sa campagne dans le tout sécuritaire et le racisme latent d’une partie de la population.
D’ailleurs ne nous y trompons pas, Sarko et l’UMP ont le même fond de commerce et cibleront la prochaine campagne sur le tout sécuritaire.