La rhétorique de Xavier Raufer est aux antipodes d’une argumentation rationnelle : il lui faut enfoncer son clou de l’insécurité avec des arguments qui ne sont jamais objectifs, aucune référence d’enquête ou de statistique, un sens de l’histoire totalement approximatif « avant » c’était bien, mais c’était quand ?
De plus la manière dont il traite ses interlocuteurs prouve qu’il ne peut leur opposer que des critiques personnelles ou des objections démagogiques.
Le seul « intérêt » de ses propos est de réactiver le réflexe sécuritaire qui est si cher à nos gouvernants : plus les gens ont peur d’être agressés, plus ils acceptent d’être soumis.
Il est alors plus facile de faire accepter injustices et inégalités.
Plutôt d’accord. Cela ne rime à rien de constituer un parti spécifiquement écologique pour au moins deux raisons.
Comme le dit l’auteur de l’article, l’écologie est une dimension objective à prendre en compte en raison de l’état actuel. Ce n’est d’ailleurs pas la planète qu’il faut sauver mais les conditions de vie qu’il faut garantir. L’écologie est une dimension de la politique que l’on n’a même pas à choisir : soit on en tient pas compte et nos jours sont comptés, soit on en tient compte et des espoirs sont permis quant à l’avenir de l’humanité.
Deuxième raison, L’écologie n’implique pas nécessairement un choix de société, on peut être soucieux de l’environnement en appartenant à des sensibilités politiques différentes, cela peut même aller très loin puisque des porte-paroles historiques d’Europe Ecologie ont une idéologie parfaitement libéralo-compatible : Cohn-Bendit en particulier a voté pour l’Europe libérale au référendum sur le TCE et ses votes au parlement européens sont fidèles à ce choix.
Europe Ecologie Les Verts est une nébuleuse qui gagne à conserver ses ambigüités : il faut ratisser large et faire cohabiter des altermondialistes, des écologistes de gauche, des personnalités médiatisées, il faut surtout gagner des espaces politiques au centre. Tout cela pour empêcher qu’une véritable alternative unitaire à gauche ne se constitue dans la foulée des mouvements sociaux récents.
EELV est une machine de débauchage à gauche et de séduction à droite pour tenter de constituer avec le PS une alternance libérale à l’UMP.
Tout-à-fait d’accord avec votre analyse mais un peu moins sur votre conclusion. Renvoyer le choix à 2012 c’est entrer dans le jeu de la personnalisation pour ne pas dire poepolisation voulue par ceux que vous dénoncez.
Le mouvement social contre la loi sur les retraites et surtout l’appui majoritaire qu’il a trouvé dans l’opinion prouvent qu’il y a une distance très grande entre les fausses oppositions représentées à l’heure actuelle au Parlement et la réalité du peuple français.
Il est d’ailleurs manifeste que tous les « clivages » identitaires et racistes qu’ont tentés Sarkozy et ses sbires n’ont pas atteint leur cible : le peuple français ne s’est pas massivement rallié au parti de la peur et de l’exclusion des boucs émissaires successifs qu’ont leur a tendus.
Pour affronter le capitalisme et le néoconservatisme, il ne suffit pas de trouver le « bon candidat » pour 2012. Il faut au plus vite qu’un débouché politique donne espoir à ceux qui se sont battus récemment : la France est d’autant plus respectée et admirée qu’elle demande l’« impossible ».
Après les retraites, c’est la sécurité sociale qui est dans le collimateur. C’est le mouvement social qui préparera le mieux l’avenir du pays à condition qu’il élabore des objectifs précis et des modalités d’action unitaires .
Pourquoi, alors que tous les manifestants contre le projet sur les retraites en demandaient de fait le retrait, les responsables des confédérations syndicales n’ont-ils pu se mettre d’accord sur l’exigence de ce retrait ?
N’est-ce pas cette pusillanimité qui est en grande partie été responsable de l’actuelle démobilisation (j’espère provisoire).
Il s’agit bien de deux poids , deux mesures, mais surtout d’une grosse manipulation de l’opinion.
Comment peut-on comparer l’Iran et
Israël ?
D’un côté on a un Etat juif qui s’est
arbitrairement approprié un territoire, qui a mené une politique
d’expansion territoriale permanente par des guerres successives et un
processus de colonisation de plus en plus renforcé. Tout cela en
dépit des injonctions successives de l’ONU. De plus cet Etat
dispose de l’arme atomique, refuse de signer le traité de non
prolifération et s’oppose à toute inspection par l’agence
internationale de contrôle. Il emprisonne dans la bande de Gaza une
population de 1 500 000 habitants. Sans parler de la récente tuerie
en mer des humanitaires. Une enquête de l’ONU est en cours :http://www.alterinfo.net/Selon-les-experts-de-l-ONU-La-cour-penale-internationale-pourrait-examiner-l-agression-sioniste-contre-la-flottille_a50309.html
Notons pour terminer que les Arabes
israéliens n’ont pas les mêmes droits que les Juifs.
L’Iran
est un très vieux pays qui durant l’histoire moderne et
contemporaine n’a jamais déclaré la guerre à quiconque. Il ne faut
pas oublier que c’est l’Irak avec l’aide des US et des grands
pays européens qui a ouvert les hostilités et provoqué la guerre
contre l’Iran. L’Iran se dote de moyens nucléaires dans le cadre
des traités et accepte les contrôles prévuspar l’AIEA.
Enfin,
la République islamique reconnaît officiellement plusieurs
religions (Juifs, Chrétiens, Zoroastriens , etc..). On construit des
synagogues en Iran !
Quel rapport entre cette réalité et
la fable médiatique qui nous est régulièrement servie d’un Iran
terroriste et d’un Israël exemplaire sur le plan politique et moral ?
En fait on appelle aujourd’hui populisme ce qui détourne le peuple de l’essentiel : alors que l’immigration et l’identité ne sont que des préoccupations secondaires (pour ne pas dire quaternaires) dans l’opinion, des élites du FN et de l’UMP, quand ils ne s’agit pas de certains responsables du PS martèlent à longueur de média que l’insécurité et la délinquances sont liées à l’immigration, et à la présence d’étrangers.
Mais on sait parfaitement que la première préoccupation des Français c’est l’emploi et le chômage et que ce ne sont pas les roms qui sont responsables de leur situation.
Par conséquent ce qu’on appelle le populisme est en fait un processus démagogique et manipulatoire pour faire oublier les vrais responsables du chômage et du gel des salaires au profit des investisseurs et de la spéculation financière : l’ennemi à combattre pour sauver le système capitaliste, c’est l’autre, le pauvre, l’étranger, le Rom. Tous les moyens sont bons pour faire croire que les théories racistes et identitaires proférées à la tête de l’Etat sont les opinions du peuple.