« la fachosphère (FN+Parti anti-sioniste+Identitaire) »
Quelle est cette chimère ?
Comment peut-on mettre sur le même plan une théorie fondée sur l’inégalité raciale (le fachisme), un courant démagogique directement dérivé du précédent (identitaire) et l’anti-sionisme ?
Qu’est-ce que le sionisme si ce n’est le courant qui se fonde sur la supériorité d’un peuple pour justifier l’hégémonie d’un Etat religieux sur un territoire. L’histoire d’Israël est le triste témoignage de cette politique et son expansionnisme actuel, au mépris du droit international, est la preuve que ce courant de pensée appartient à la sphère identitaire et fachiste.
Les termes du communiqué de l’ENS ne peuvent que laisser pantois. Donner comme argument la sécurité des personnes, c’est laisser entendre que des représailles violentes à sa tenue mettraient en danger les participants. En d’autres termes c’est utiliser le chantage habituel que la maffia exerçe sur les groupes « non protégés ». Mais qui pourrait troubler par la violence une telle réunion ? la réponse est aisée.
Le CRIF exulte de voir son pouvoir pris au sérieux par une institution : il peut empêcher une réunion publique sur la liberté d’expression. Pourquoi dorénavant se gêner et empêcher par l’intimidation toute manifestation qui n’aurait pas l’heur de lui plaire ?
Il ne faut pas oublier un point essentiel. Si Sarkozy est réélu, plus
rien ne s’oppose aux « dévérouillages » libéraux de la fonction publique,
de la solidarité sociale, du droit du travail, de la santé publique,
etc...
Pour le MEDEF, le Sarko 2 est le plus utile puisque sans souci
de réélection, il pourra appliquer la politique pour laquelle il a été
choisi par le patronat et la finance.
Mais il y a fort à parier
que pour le Medef, les oeufs ne sont pas tous dans le même panier : un DSK à l’Elysée
ferait probablement aussi bien l’affaire !
Que l’on fasse du rejet anti-musulman (anti-arabe plutôt) une version light à opposer à la version plus dure des Besson, Coppé et autres Sarko ou à celle franchement dure de Madame Le Pen, il s’agit toujours de se référer au conflit de civilisation.
Refuser de tomber dans cette problématique du rejet c’est pour l’auteur de l’article sombrer dans l’utopie, la naïveté, pourquoi pas l’angélisme !
Eh bien non, nous savons bien que mettre le doigt dans cet engrenage, c’est très vite y mettre le corps tout entier et aboutir à la banalisation, pourquoi ne pas dire légitimation d’une idéologie de l’exclusion qui n’a jamais résolu les problèmes auxquels sont confrontés beaucoup de français mais qui risque fort de leur faire croire que la solution à ces problème est bien celle de Madame Le Pen (que je n’appellerai jamais Marine, ne faisant pas partie de mes relations personnelles).
Qui est l’adversaire pour la fille Le Pen, ce ne sont pas les financiers et les nantis, ce sont les immigrés, les étrangers les plus démunis.
Comment peut-on croire qu’elle « fait du social » en désignant à la vindicte publique ceux qui sont les plus victimes du régime actuel ?
Mais elle est roublarde et sait parfaitement qu’attiser le racisme et l’exclusion c’est non seulement se gagner des électeurs mais faire croire que tous les problèmes seront résolus par la suppression des plus pauvres parmi la population française.