Si Strauss-Kahn est candidat du PS, ce n’est plus une couleuvre que les membre du parti vont avaler mais une véritable baleine.
Toutefois, ce champion du libéralisme à la tête d’un organisme qui fait régner la toute puissance du monde financier au niveau mondial est encore au PS.
Cela signifie que les instances dirigeantes de ce parti ont bien avalé une « couleuvre » qui n’est peut-être pas si éloignée de leurs convictions.
Sans refaire toute l’histoire de ce parti, il faut bien reconnaître que depuis 2005 tous ses choix décisifs sont allés dans le sens de la droite libérale : adepte du oui au TCE, acceptant deux ans plus tard la modification constitutionnelle qui permettait au parlement de contrevenir à la décision du peuple, plus récemment incapable ou plutôt refusant d’exiger le retrait de la proposition de réforme des retraites, les responsables de ce parti ont choisi d’être dans les faits à droite.
Ils ont cependant besoin de la fiction d’être à gauche pour les échéances électorales : il faut faire croire qu’il existe une alternative pour garder ou conquérir des sièges électoraux.
Mais la cacophonie programmatique qui traverse aujourd’hui le PS prouve bien que les ambitions individuelles ont largement pris le pas sur une orientation politique à gauche.
Le pire étant que la « ressemblance » entre Sarkozy et Strauss-Kahn, c’est-à-dire la proximité entre l’UMP et le PS risque d’aboutir chez les plus démunis à une désespérance si ce n’est à un ralliement pour certains vers l’extrême-droite.
Ce qui est urgent aujourd’hui c’est la reconstruction d’un mouvement de gauche capable d’affronter la politique cynique de Sarko et du MEDEF.
Il ne faut pas confondre la morale et le droit. La morale est le système de valeur auquel on adhère et on essaie de conformer ses actes. Elle est libre et peut varier d’un individu à un autre, d’un groupe à un autre. D’un point de vue moral on peut être plus ou moins « angélique ».
Le droit c’est ce qui permet d’établir ou de restaurer la justice : à ce titre, la loi c’est ce qui permet un recours à chacun, elle doit donc être la même pour tous si on veut qu’elle soit respectée.
Le premier article de notre constitution est bien le cadre légitime auquel doit se conformer la législation . Heureusement que ce cadre est « droitdel’hommiste », donc « angélique » !
Désolé mais vous n’avez à m’opposer que ma naïveté : le fondement de notre constitution est donc « naïf » et il faut préférer à notre devise nationale : liberté , égalité, fraternité, d’autres principes plus réalistes : identité, concurrence et exclusion.