Quel ramassis de commentaires racistes sur cet article particulièrement tendancieux : la particularité justement du racisme est d’attribuer à un groupe ce qui ne peut être imputé qu’à des individus. Ce n’est pas parce qu’un catholique fait violence à sa femme (c’est le crime le plus fréquent en France) qu’on va dire que la civilisation chrétienne est dangereusement anti-féministe.
Quand cessera-t-on de s’en prendre à des communautés ou des groupes religieux au lieu de considérer les auteurs précis des actes répréhensibles ou criminels ?
A croire que de plus en plus de gens trouvent normal de condamner des hommes non pas pour ce qu’ils font mais pour ce qu’ils sont, ce qui ne va pas sans rappeler de cruels précédents.
Evidemment que Sarkozy est dans le droit fil du FN : la seule solution qu’il propose c’est l’expulsion. Comme si l’expulsion de quelques milliers d’étrangers ou leur déchéance de nationalité résoudrait les problèmes sociaux et sécuritaire en France.
En ce sens, le président s’aligne complètement sur la politique du FN qui voit dans l’immigration la cause de tous les maux des français. Comme si les français les plus pauvres l’étaient par la concurrence de plus démunis qu’eux et non par les profits vertigineux réalisés par les plus riches.
A moins que vous ne souhaitiez un société d’injustices et d’inégalités, bafouant les plus faibles et maintenant les avantages des milliardaires. Autant dire, justifier l’injustifiable !
« Le peuple est prêt à suivre ceux qui lui montreront la voie », rien que cette phrase me fait froid dans le dos .
Opposer à la critique la construction peut être un piège terrible car il ne peut y avoir d’alternative à la politique actuelle sans un affrontement populaire de l’ordre capitaliste : croire que celui qui proposera « la » solution sera suivi, n’est-ce pas une façon de dire que le peuple ne peut que suivre les bonnes idées au lieu d’exercer sa souveraineté ? Le rôle des penseurs n’est pas d’offrir la solution mais de permettre par l’analyse critique de faire émerger les solutions.
Je préfère ce qu’a apporté Pierre Bourdieu dans l’analyse politique aux « solutions » de rêveurs plus ou moins inspirés.