La plupart des affaires récentes concernant des ministres de Sarkozy prouvent une chose essentielle : le monde de Sarkozy n’est pas celui du peuple mais celui du MEDEF. C’est d’ailleurs Laurence Parizot qui a le plus applaudi la réforme des retraites. Notre Président est le vassal de ses potes du Fouquet’s, un homme politique au service de la finance et du capital, en aucun cas il n’est un homme d’Etat.
Avec la possibilité pour tous et quelques euros symboliques de participer à la primaire « à gauche » on aboutira à un résultat très proche d’un sondage, plus coûteux et n’offrant pas les garanties d’un échantillon contrôlé. Autant dire un combat des chefs qui de fait dépolitise le choix d’un candidat au profit de son aura « people ». Imaginons une cabale de droite qui choisisse de participer au scrutin pour biaiser le résultat : qui aura alors véritablement choisi le candidat « de gauche » ?
Cette « vox populi » est en fait le moyen d’évacuer la question des choix politiques au profit d’une personnalisation totale de la future campagne présidentielle.
En se lançant dans ce jeu des primaires le PS abdique sa responsabilité de parti politique d’opposition en laissant à l’arrière-plan la question du programme et des propositions alternatives. Ainsi il y a fort à parier que le candidat qui sortira de cette consultation sera le plus « lisse » et le plus conforme à la pensée unique libérale dont le PS n’a pu s’extirper.
"Evidemment que Freud, neurologue viennois , n’était pas un
révolutionnaire...D’ailleurs à l’époque ! ...."
Je rappelle que Freud né en 1856 et mort en 1939 est le contemporain de la Commune de Paris , de la Révolution d’octobre et de Front Populaire en France. Il aurait eu tout le loisir d’opter pour un engagement révolutionnaire.
Outre ce détail, je ne vois pas en quoi ses théories sont révolutionnaires dans la mesure où il a dans toute son oeuvre érigé en vérité définitive les modèles et tabous sexuels de la bourgeoisie viennoise. De plus ses théories sur la genèse de la sexualité, en particulier féminine, renvoie à une image de la femme ontologiquement (et non pas culturellement) diminuée de ne pas avoir un phallus et qui ne peut compenser que dans la maternité cette absence originelle.
Comment a-t-on pu décoder l’oeuvre de Freud comme révolutionnaire si ce n’est qu’il fallait le défendre à tout prix.
D’ailleurs les destins très hétéroclites de la psychanalyse dans différents pays (US, France, Argentine, etc.. ) montre que cette théorie est une véritable auberge espagnole d’où l’on a pu retenir tout et son contraire. Tantôt il s’agissait de culpabiliser des parents trop autoritaires dans le cadre du baby boom aux US avec la fortune de la chasse aux complexes, tantôt de rétablir une autorité parentale en danger post soixante- huitard avec Françoise Dolto parmi d’autres.
Je n’oublie pas cependant combien l’oeuvre de Freud a pu parfois ouvrir la voie vers des relations de compréhension et d’aide tout-à-fait heureuses et efficaces. Mais ces bonheurs de la psychanalyse ne lui confèrent en aucun cas un statut thérapeutique rationnel.
Freud a eu une intuition qu’il a transformé en une doctrine totalisante d’autant moins scientifique qu’elle prétend tout expliquer.
Parizot l’a bien précisé récemment, elle est pour la retraite par capitalisation et tout est annoncé pour qu’on soit soi-disant obligé de s’y soumettre.
Cet article le montre bien, la réforme des retraites n’est ni une contrainte financière, ni démographique. C’est une exigence de privatisation des fonds sociaux afin que la spéculation financière puisse s’en donner à coeur joie. Il ne faut pas oublier qu’en France les budgets de solidarité sociale dépassent ceux de l’Etat, ce qui constitue un manque à gagner colossal pour la finance internationale et les jeux spéculatifs.
Et DSK qui vole au secours de Sarkozy est tout à fait dans la logique de sa fonction internationale.