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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 31 août 2015 18:28

    Pour ceux qui en doutaient encore la preuve a été faite avec la crise grecque que, seuls, prévalent les intérêts de la technocratie drillée par une Allemagne à la solde de l’oligarchie mondiale.

     La démocratie est une façade dont on s’accommode en haut lieu ( là où tout se décide ) dès lors qu’elle plébiscite le conformisme ambiant. 

    Elle est bafouée sans états d’âme sous les applaudissements quand elle contrevient à la doxa néo-libérale.

    Derrière l’Allemagne, mise en avant pour accélérer la déstabilisation de la puissance étatique, se cachent des forces revanchardes qui veulent saper le cadre légal des concessions sociales arrachées par les luttes ouvrières depuis un siècle. 

    L’attaque n’est pas nécessairement frontale comme en Grèce mais parfois sournoise et elle peut se draper avec les oripeaux de la compétence technocratique : les lois Macron apportent leur pierre au processus de dérégulation sociale.

    Qu’on le veuille ou non, l’Euro a été transformé en clef de voûte de la déconstruction des nations : en Grèce, il a servi d’alibi à d’inimaginables transgressions démocratiques ;  il est donc devenu le point central de la ligne de front sur lequel doit porter l’offensive de tous ceux qui ne se résignent pas à l’abaissement de la France.

    Et dans cette constellation, il n’y a pas de place pour ceux qui contribuent à son abaissement moral comme le FN.

    On peut percevoir un retour de la mystique chère à Péguy dans les convergences évoquées dans l’article, mais il n’y a pas de mystique sans éthique.

    Le combat contre l’Euro et l’Europe qu’il incarne mérite en tout cas mieux qu’une alliance fût-elle de circonstance avec un parti dont le ressort essentiel est la haine de l’autre et qui place ses détestations loin devant le bien de la France.



  • Elliot Elliot 29 août 2015 18:09

    Je vous décernerais volontiers les palmes pour ce beau texte à la fois plein d’humanité et de tendre isonie.

    Le seul commentaire que je ferai et j’espère que vous ne trouverez pas cela déplacé, c’est de rendre hommage à Madame Merkel sincèrement émue quand elle a eu à commenter la mort affreuse d’une soixante-dizaine de réfugiés assassinés ( c’est le mot ) dans ce camion abandonné sur une aire de stationnement en Autriche.

    C’est la seule et probablement dernière fois où Madame Merkel aura réussi à capter ma sympathie.

    Un discours - spontané et plein d’une compassion non feinte - qui contraste avec le cynisme de quelques uns de ces politicards- que vous citez et qui tentent de faire oublier qu’ils ne sont, eux aussi, que des plantes rapportées. 



  • Elliot Elliot 28 août 2015 13:51

    Chacun connait l’adage : " au pays des aveugles les borgnes sont rois ".

    Dans un environnement en panne de croissance car en toute logique, si comme on le soulignait volontiers, la Chine entraînait la croissance mondiale, son essoufflement ne peut pas rester sans conséquences sur ceux qui bénéficiaient de l’effet d’entraînement,.
    Y compris en Europe et notamment en Allemagne dont les Chinois étaient de très bons clients. Comme on ne voit guère où se profilent des marchés de substitution, qu’on s’est soi-même, par sotte dévotion pour les illuminés néo-nazis de la Place Maïdan à Kiev coupé d’un marché russe qui aurait pu nous faire bénéficier d’une session de rattrapage, que l’Iran ne semble guère avoir goûté nos tergiversations téléguidées de Tel-Aviv pour apporter une solution au dossier nucléaire et n’est donc pas encore prêt à effacer de sa mémoire les mines dégoûtées de notre diplomatie, il n’y a pas grand chose à espérer de ce côté-là dans l’immédiat.

    Ajoutons que si l’Allemagne, notre meilleur client, subit le contre-coup de la mauvaise santé chinoise, la France verra mécaniquement ses exportations décliner.

    La grande question est donc de savoir si les hoquets de la croissance chinoise ont une origine conjoncturelle ou structurelle.
    Si comme on l’appréhende, elle est struturelle, les bouleversements en cours ne sont pas prêts de s’éteindre mais tendront plutôt à s’approfondir. 

    La France les connait depuis la fin des année 70 du siècle passé et les friches industrielles témoignent de la violence et de la pérennité de la crise.

    Autrement dit, comment va pouvoir se déployer dans toute sa splendeur créatrice de richesses et d’emplois cette panacée, la politique de l’offre, avec des carnets de commandes qui tardent à se remplir.



  • Elliot Elliot 24 août 2015 23:20

    Au moins ainsi les choses sont claire.

    Après avoir demandé au peuple grec de rejeter par référendum la politique de force de l’UE contre ses intérêts légitimes, Tsipras lui demande maintenant d’entériner sa volte-face (des persifleurs diront trahison )

    Je ne sais s’il se voyait lui-même dans le costume que tous ceux, qui rêvent d’une alternative à un monde de plus en plus articulé sur le principe des injustices sociales, lui avaient taillé et qui se morfondent aujourd’hui bien démoralisés dans l’attente de nouvelles espérances.

    Car heureusement ceux qui ont la soif de justice sociale chevillée au corps sont des battants qui trouvent dans l’adversité des raisons supplémentaires de se battre.

    En bon politicien qui veut maintenant tirer un avantage personnel d’une situation où il est le jouet des intérêts qui le dépassent mais qu’il se résoud à servir, Tsipras spécule sur la résignattion et le désenchantement populaire pour sauver ce qui peut l’être de sa carrière politique.

    Soyons certains que contrairement aux dernières législatives, cette fois il partira avec le préjugé favorable de ceux qu’il s’est choisi comme maîtres et qu’il devrait bénéficier des voix de ceux qui à Droite ne sont pas trop rancuniers sur son passé.

    Le Socialisme a inscrit , dans son histoire, de belles figures à son Panthéon mais il a aussi charrié son lot de renégats qui ont choisi de se coucher plutôt que le combat et, à cet égard, la France n’est pas loin de la pole position.

    Celui que les pontes de l’UE dépeignaient comme un dangereux aventurier s’est coulé dans la peau d’un paisible régisseur dont les capacités de gestion sont strictement encadrées par la haute finance et qui doit mettre en œuvre les politiques de régression sociale qui sont la clef de voûte de l’offensive néo-libérale

    L’expérimenttaion grecque doit servir de modèle à appliquer dans les pays qui historiquement ont encore des digues pour résister plus ou moins au maelström et qu’il faut faire sauter



  • Elliot Elliot 21 août 2015 17:35

    Quelle belle synthèse ( mais ce beau a quelque chose de conternant ) de toutes les préventions qui prévalent pour dénigrer la Russie, non qu’elle ait jamais été sans reproche, notamment dans les errements qui ont suivi la chute de Gorbatchev et le calamiteux intermède Eltsine, mais enfin, malgré le peu de sympathie que j’éprouve pour Poutine qui me fait penser par de multiples côtés aux esbroufiques Sarkozades qui ont tant été moquées. 

    Mais reconnaissons à Poutine d’avoir rétabli la Russie dans son rang, de lui avoir rendu sa fierté et ce rétablissement d’un grand pays qui était en train de sombrer est justement à l’orogine de cette Russophobie organisée par les médias comme le dépeint avec lucidité Jean Mairoboda.

    Assez paradoxalement tant que la Russie fut un objet de risée, elle bénéficiait de préjugés très favorables dans la presse   : c’était quasi le grand rêve gaullien d’un territoire apaisé de l’Atlantique à l’Oural qui prenait enfin corps, avec la Russie comme éternel homme convalescent de l’Europe, sympathique mais impotent..

    On acheva de démembrer pour le grand bien de toutes les victimes de la guerre civile la Yougoslavie et l’élargissement de l’UE vers l’Est ( et maintenant toute honte bue de l’Otan ) se fit dans un esprit d’humiliation de l’ancienne puissance soviétique.

    La solidarité était surtout truffée d’arrière-pensées nauséeuses

    L’Ukraine donnée en pâture aux néo-nazis est le point d’orgue de cette dérive où la Russie redevient l’ennemi dès lors qu’elle refuse de se coucher.

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