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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 16 octobre 2017 11:44

    @moderatus

    J’ai besoin d’un alibi pour échapper à quelle accusation, celle d’humanisme ?

    Vous avez un choix des mots assez particulier bien que vous possédiez un certain vocabulaire, on ne mettra donc pas ça sur le compte de l’ignorance.

    Pour ce qui concerne les Algériens présents en France, je ne sais s’ils sont venus par crainte du régime qui pousse l’inefficacité au paroxysme, un état aux mains de prédateurs dont le seul souci est de s’enrichir sans même rien proposer en échange.

    Certains viennent sans doute pour des raisons politiques mais la majorité c’est l’absence de perspectives qui les chasse.

    Sous-investissements, état prévaricateur, camarilla qui a agite comme guide un fossile grabataire pour continuer à diriger le pays dans l’ombre : vous ne trouvez pas qu’il y a suffisamment de raisons pour chercher des raisons d’espérer ailleurs ( et pas qu’en France mais aussi dans d’autres pays plus lointains comme le Canada ou les USA ).



  • Elliot Elliot 15 octobre 2017 20:08

    @moderatus

    En premier lieu ils quittent leur pays qui n’est pas réellement indépendant ( la France contrôle leur économie avec cette mystification qu’est le franc CFA ) et ceux qui ont voulu pousser l’indépendance jusqu’au bout, c’est-à-dire qui ont voulu modifier les équilibres en leur faveur ont tous été victimes des intrigues de l’ancienne puissance coloniale et ont dans le meilleur des cas été exilés.

    Le cas Lumumba est le plus exemplaire.

    Il est un proverbe qui devrait apporter une réponse à vos questionnements : « il vaut mieux s’adresser à Dieu qu’à ses saints ».

    Alors ces « libérés » viennent en Europe en croyant être plus près du soleil pour échapper à la vie de misère que leur proposent leurs dirigeants qui ne sont en fait que les proconsuls de puissances étrangères.

    Je ferai mienne la conclusion que vous attribuez à Aimé Césaire même si je lui donnerai un autre éclairage avec ces indépendances purement formelles où parfois le pays a simplement changé de tutelle.



  • Elliot Elliot 15 octobre 2017 16:07

    @Christian Labrune

    C’est encore heureux que vous êtes là pour expliquer ce monde complexe où vous mélangez allègrement des choses qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre.

    L’Islam a colonisé une partie du monde mais bien moins que les Chrétiens, faut croire qu’ils n’utilisaient pas les bons moyens de coercition. Les bûchers étaient plus efficaces, semble-t-il.

    L’Iran et les Salafistes, les Frères Musulmans, tout ça mis dans le même sac.

    Avec une notion aussi claire des choses ( un peu colorée de vert-de-gris tout de même ) effectivement, nous sommes sauvés.

    J’évoque la colonisation, celle qui nous concerne, et vous me répondez Islam, comme si les méfaits des uns excusaient ceux des autres.

    Pour ne pas affronter des vérités qui vous dérangent vous exhibez des contre-vérités qui vous arrangent, comme le supposé calvaire des Andalous sous le « joug » arabe.

    La calvaire est plutôt venu après, lors de la Reconquista avec les conversions forcées et les massacres des infidèles inconvertibles ? La Reconquista signifia plutôt la fin d’un âge d’or que le Sud de l’Espagne n’a plus connu par la suite.

    Mais vous avez le droit de trafiquer l’histoire au service de vos combats foireux.

    Qui sait, ratée cette présidentielle, l’incompétente aura peut-être sa chance en 2022.

    Elle est aussi approximative que vous, ce qui n’est pas peu dire. C’est sa faiblesse qu’elle peut miraculeusement transformer en force avec l’aide de la vierge Marie et de tous les Saints du paradis.



  • Elliot Elliot 15 octobre 2017 13:05

    @Jonas

    Frantz Fanon, psychiatre antillais et combattant pour l’indépendance algérienne a dans « les damnés de la terre » fait état de la nécessité de construire une volonté de combattre l’oppression et a subi les mêmes imprécations de la part de ceux dont il dérangeait le confort.

    La première question qui se pose : vos citations reflètent-elles oui ou non une réalité ?

    Je pense que oui.

    Il y aura en tout cas très peu de personnes, sauf celles qui sont convaincues de la primauté de la race blanche pour guider les autres peuples, qui pourront contester les arguments avancés.
    Dès lors cette réalité, comment la combat-on ? Là est tout l’enjeu.

    On peut évidemment nier la chose et prétendre, comme on le disait au bon temps de la colonisation directe, que l’on apportait aux indigènes le progrès et la santé en oubliant d’insister sur la prédation des richesses de ces peuples soumis au bon vouloir du colonisateur.

    On peut aussi se convaincre que ce sont des vestiges du passé et que le déséquilibre actuel des termes des échanges en défaveur des ex-colonisés est une foutaise.

    Mais on peut aussi garder présent à l’esprit le contexte réel, où les aspects positifs que personne ne nie, ne peuvent faire oublier que les motivations de tous ces gestes étaient plus terre à terre et visaient à spolier de leurs biens des peuples qui n’avaient rien demandé.

    On peut aussi défendre le point de vue que la colonisation se perpétue sous des formes plus subtiles avec des despotes locaux agissant sous le contrôle et au profit de l’oligarchie mondiale.

    Et on a le droit d’être sympathisant(e) de ceux qui prétendent agir au nom des victimes de cette colonisation qui ne porte plus ce nom.

    Être sympathisant ne veut pas dire adhérer à tous les aspects d’un mouvement.
    Ainsi je doute que Madame Obono fasse siens l’abandon des avancées du siècle des Lumières ou la contestation des Droits de l’homme.



  • Elliot Elliot 11 octobre 2017 23:46

    @arcane

    Je vous remercie de vos commentaires qui, vous imaginez bien, sonnent d’une part agréablement à mes oreilles mais d’autre part, pour le fond, je comprends votre point de vue sans totalement le partager.
    L’Europe, telle qu’elle fonctionne, n’a plus rien en commun avec la construction qui a été envisagée par les pères fondateurs, elle s’est diluée dans une vaste zone de libre échange où il est impossible d’harmoniser les conditions sociales.

    On peut faire de belles déclarations comme Macron et comme d’autres avant lui mais en réalité rien ne change : l’harmonisation fiscale est plus lointaine que jamais, d’ailleurs certains pays tirent leur prospérité des conditions favorables qu’ils font à l’accueil des capitaux.

    Les capitaux sont aspirés par l’intérêt à court terme et l’industrie a tendance à déménager ses lignes de production vers la périphérie où le rapport coût /productivité offre de meilleurs rendements que les vieux pays où les conquêtes sociales ont dégradé les conditions de rentabilité.

    L’UE est incapable de contrarier ces tendances, au contraire elles les favorisent.

    Quant aux législations sociales de certains pays, si elles devaient s’améliorer pour rejoindre les standards de la partie occidentale de l’Europe , ce serait le résultat du combat des travailleurs de ces pays et non sur injonctions européennes.

    L’Europe des états doit laisser la place à une Europe des peuples et certains pays sont composés d’assemblages plus ou moins harmonieux de peuples différents voire carrément hostiles l’un à l’autre.

    Je pense ( sans être Madame Soleil ) que ce serait la seule condition à son renouveau.

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