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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 12 avril 2017 11:59

    Avec le même type d’argument qui sert à dédouaner la France – du moins l’état français où tout le monde , loin de là, n’était pas résistant, en témoigne d’ailleurs les foules qui se déplaçaient pour applaudir les pontes du régime de Vichy et le premier d’entre eux le maréchal Pétain – on absoudrait l’Allemagne des mêmes forfaits, la plupart des gens étant comme le singe qui ne veut rien voir, entendre ou dire.

    Le peuple est grégaire, il a suivi ses meneurs du moment : certains avec enthousiasme – le même qu’ils mirent à fêter De Gaulle qui n’était pas dupe mais était bien forcé de s’accommoder des contradictions de la nature humaine – d’autres avec retenue, ce qui n’est pas de la lâcheté mais de la prudence, d’autres encore très peu nombreux au début ont choisi de résister.

    On a beau argumenter par la suite que l’état de Vichy ne représentait pas la France mais, à l’époque des mesures prises à l’encontre des Juifs, il la représentait bien ayant porté à incandescence l’antisémitisme virulent qui sévissait avant-guerre.

    On peut s’interroger sur la nécessité de relancer une polémique à ce sujet : Jacques Chirac y a mis un point final et il a bien fait et Marine Le Pen s’empêtre dans des explications qui ne convainquent pas grand monde. 

    Plus le singe monte haut et plus on voit son arrière-boutique



  • Elliot Elliot 11 avril 2017 21:52

    @JMBerniolles


    Où avez-vous lu sous ma plume que JLM aurait déclaré qu’il voulait ouvrir totalement les frontières ?
    Il a fait partager sa compassion pour ceux qui périssent en mer dans l’espoir d’une vie meilleure tout en prônant le développement de leurs régions natales pour fixer la population et la dissuader de tenter l’aventure du déracinement.
    Il a aussi réaffirmé l’obligation morale d’accueillir les réfugiés politiques. 
    Il y a encore des hommes politiques chez qui la politique n’éteint pas la morale..
    Quant à vouloir se passer complètement des énergies fossiles ( le nucléaire est aussi une énergie fossile ) à l’horizon 2050, y réfléchir me semble une nécessité d’autant plus prégnante que ces matières premières sont, qu’on le veuille ou non, en voie d’épuisement et que les candidats intéressés sont toujours plus nombreux pour ces ressources qui ne sont pas infinies. Sauf peut-être dans vos projections...
    Cela s’appelle prévoir les lendemains.


  • Elliot Elliot 11 avril 2017 11:33

    @dejaegere

    Je suis séduit par l’éloquence de Mélenchon autant que par ses idées.

    Je ne suis pas de ceux qui le trouve creux ou pire que tout, horresco referens, qui lui trouvent une stature ou une posture de téléévangéliste.

    Il cherche à convaincre ceux qui ont de la politique une approche qui n’est pas uniquement celle de l’expert-comptable aux prises avec son bilan désastreux.

    Si d’aucuns préfèrent tirer le bilan de leur incompétence et faire l’énumération fastidieuse de toutes ces mesures qui devraient relancer l’économie de la France, mesures répétées à satiété sous toutes les variations possibles depuis un demi-siècle au moins et qui n’ont pas fait la preuve de leur efficacité ni ici ni ailleurs où, paraît-il, elles sont en réussite mais au prix d’une casse sociale que les beaux esprits – qui savent, eux, s’en préserver – gardent dans le bel emballage de leurs digressions.

    C’est encore mon droit d’apprécier le talent oratoire sans avoir à encourir le reproche de mes appétences comme je me fais un devoir de préférer le charme d’une supposée utopie au désenchantement programmé.



  • Elliot Elliot 7 avril 2017 17:08

     De toute manière, qu’elle ait été ou pas membre d’un collectif plus ou moins proche de Fillon importe peu, son ton et son agressivité laissait bien entendre qu’elle n’était pas en grande empathie avec Emmanuel Macron.

    Ce qui en soi est conforme à la loi du genre et ne poserait pas de problème si cela avait contribué à élever le débat. 

    Malheureusement on aura certes compris que pour cette dame priver un peuple de sa dignité, de ses terres et réprimer dans le sang ses velléités de révolte ne sont que des péripéties et que Macron a de ces événements une lecture un peu plus humaniste ou tout simplement humaine : ils ne pouvaient se rencontrer.

    Pinailler sur le sens des mots et nier la complexité du colonialisme avec ce qu’il en reste de positif mais aussi de négatif avec les aspects abjects de la domination coloniale, évoquer les crimes du FLN tout à fait hors de propos d’ailleurs mais bien parce qu’elle saisissait l’occasion de son passage à l’antenne pour bien faire passer le message habituel des nostalgiques de la schlague qui renvoient dos à dos l’opprimé et l’oppresseur.

    On n’en attendait au fond non plus pas moins d’une des auteures, si j’ai bien compris, des « territoires perdus de la république » opuscule qui, sous couvert de restaurer l’ordre républicain, entretenait en fait une campagne de dénigrement systématique de tous ceux qui avaient la faiblesse ou l’audace d’apporter une autre histoire, la leur, au sein de l’école. L’anecdote bien crade devenait la généralité, l’exception devenait la norme. Ce qui se voulait un constat sociologique – au demeurant peu prisé par les professionnels à l’époque- était en fait une charge idéologique menée comme la religion intruse et ce fut ainsi fort bien compris par deux groupuscules opposés « riposte laïque » et les " fantasques indigènes de la république ".



  • Elliot Elliot 6 avril 2017 15:42

    Le discours des candidats s’adapte à la poussée régionaliste qui a présidé à la fondation des régions remaniées par la suite dans le sens, pas toujours lisible partout, d’une rationalisation, terme qui signifie en général concentration accrue de pouvoirs et de responsabilités.

    La jacobinisme a maintenant mauvaise presse, c’est pourtant lui qui a dessiné la France moderne mais enfin il est de bon ton aujourd’hui de fustiger ces messieurs de Paris et maintenant de Bruxelles coupables de tous les maux et derrière lesquels se réfugient un certain nombre d’incompétents provinciaux qui ne parviennent pas à adapter leur politique à leurs promesses inconsidérées.

    Au demeurant, les espaces ruraux du passé n’étaient pas exclusivement occupés par des paysans, travailleurs de la terre, et il y avait aussi des notables qui ne se souillaient pas les mains dans le fumier et qui, soit bénéficiaient de charges distribuées par Paris pour faire appliquer les décrets de la maison mère, soit possédaient la jouissance de fermages que d’autres exploitaient pour eux.
    Tous ces prébendiers étaient près de ceux qu’ils exploitaient et jouissaient de leurs rentes avec l’accord du pouvoir central qu’ils renforçaient de leur appui, ils étaient les chiens de garde des différents régimes.

    Il a été normal que Paris, siège du pouvoir, se développât comme il est assurément tout aussi normal qu’il y ait eu un appel d’air vers les agglomérations industrielles ou commerciales qui a vidé de leurs habitants les campagnes où le travail disparaissait. 

    Le corollaire en est que les institutions emblématiques de l’état comme la Poste ou l’école furent soumises à la dure loi des réalités : l’état rendu exsangue, aussi beaucoup à force de cadeaux aux possédants, ne peut plus subvenir à l’entretien de structures pour 4 pelés et 3 tondus.

    C’est la dure loi de l’évolution que rien ni personne – sauf le retour à la campagne de personnes que pourrait favoriser la généralisation du travail à domicile – ne peut enrayer.

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