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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 11 septembre 2016 11:47

    @Samson

    Je me suis sans doute mal exprimé : tous ces livres sont des manifestations syncrétiques ( autrement dit le bric et le broc ont été agencés pour former un tout ) ils sont le reflet, comme vous l’écrivez de questionnements aussi vieux que l’humanité pensante et ils formalisent un catalogue de réponses soumises à interprétations. 

    Ces réponses deviennent des principes . 

    Pour le croyant perplexe » en quête dans ces livres ( qui sont censés avoir réponse à tout ) d’une issue à ses problèmes existentiels , la difficulté est de savoir discriminer entre le principe et la métaphore, surtout quand les deux sont emmêlés et que la métaphore contredit le principe. L’exégèse est du ressort des clercs ou prétendus tels... 

    Au tréfonds de chacun d’entre nous devant n’importe quelle situation scabreuse qui nous affecte coexistent toujours deux tentations de réponse : la bonne, le bien ( ou du moins ce que les conventions sociétales nomme le bien ) et la mauvaise, le mal.

    Les livres saints comme le code civil ou le code militaire cherchent à canaliser ces pulsions que ce soit pour les instrumentaliser parfois ou les neutraliser le plus souvent..



  • Elliot Elliot 8 septembre 2016 23:28

    @Fifi Brind_acier

    Il ne vous aura pas échappé que je qualifie ce compromis historique d’impossible même si je mets pour ouvrir le débat un point d’interrogation.

    Il est impossible parce qu’un des courants souverainistes et pas le moindre reste volontairement imbuvable pour n’importe quel démocrate...

    En théorie donc, si les forces souverainistes et j’ajouterai euro-sceptiques ( car on peut trouver au souverainisme une connotation rance ) trouvaient un accord sur la seule base qui pourrait faire consensus, à savoir le retrait de la machinerie européenne, peut-être formeraient-elles une majorité dans l’opinion capable d’orienter le destin de la France dans cette direction.

    Peu m’importerait au fond que les uns eussent comme perspective le retour à l’état nation ouvert sur le monde ou recroquevillé sur son nombril ou que d’autres voulussent une autre Europe ( je leur souhaite bonne chance !), l’important serait le retrait de la France de la construction européenne.

    Dans le CNR les Français se sont d’abord rassemblés pour se débarrasser de l’occupant nazi et après la victoire et seulement après ils sont retournés au jeu normal de la démocratie fait de confrontations et de divisions.

    Ce n’est qu’un exemple et loin de moi, l’idée de présenter l’U.E. sous les couleurs d’une dictature violente mais c’est tout de même un instrument d’oppression « soft « où une bureaucratie tatillonne a remplacé les soudards pour diriger nos vies au profit de l’idéologie libérale et du profit de quelques uns.



  • Elliot Elliot 8 septembre 2016 12:35

    «  Mais qui peut encore le croire ? »

    Qui surtout veut le croire ? 
    Il y a parfois des vérités que l’on préfère se cacher et les rideaux de fumée sont faits pour s’en servir. 
    Au demeurant, quand on voit l’extrême mansuétude de l’opinion pour les aigrefins, les prévaricateurs, les concussionnaires et les corrompus de tout acabit, on se demande bien pourquoi certains font encore semblant de s’abriter derrière les règles de l’éthique alors qu’ils pourraient tirer gloire de leurs indélicatesses et de leur incompétence.




  • Elliot Elliot 7 septembre 2016 19:56

    @MAIBORODA

    Je pense qu’en fait tout dépendra de Marine Le Pen et de sa volonté ( ou pas ) d’arriver au pouvoir, osera-t-elle un jour le nécessaire aggiornamento de son programme en abandonnant les thèmes historiques du FN ?

    Ou bien choisira-t-elle de continuer à toucher les dividendes électoraux des aigreurs diverses et multiples au risque de lasser et de céder la place à d’autres qui bénéficieront de l’effet de nouveauté.
    En attendant pour la France le temps presse car nous arriverons un jour au point de non-retour où la récupération de la souveraineté nationale deviendra impossible et se transformera en lubie pour nostalgiques, c’est bien ce qu’espèrent tous les Européistes et il faut bien avouer que le FN leur facilite la tâche : LR et PS en redemandent.... 



  • Elliot Elliot 7 septembre 2016 18:18

    @MAIBORODA



    « je ne suis pas sûr que le concept de »compromis historique« puisse lui être attribué, car il est plus tardif ».

    Vous avez raison, j’ai procédé par ellipse. Merci de vos précisions.
     
    Gramsci évoque dès l’immédiat après première guerre mondiale la nécessité d’un bloc historique à vocation dirigeante qui ne peut advenir que par la recherche de compromis entre le « prolétariat » et la bourgeoisie éclairée.
    Il propose une pause dans la lutte des classes, un armistice en somme pour s’opposer à la montée du totalitarisme en faisant un travail de conviction en direction des élites ( à l’époque essentiellement bourgeoises ).
    Je pense ( et heureusement je ne suis pas le seul ) que le concept de compromis historique fut théorisé sur la base de ses écrits par le PCI de l’après deuxième guerre mondiale et qu’il a été vraiment mis en avant dans les années 70.
    Il prendrait alors racine dans le bloc historique de Gramsci qui était à cette époque redécouvert par la Gauche.
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