Ecoutez Candide, que votre expérience vous conduise à vouloir expliquer aux autres que « demain on ne rase pas gratis », merci beaucoup de faire un article et des commentaires, c’est magistral, personne ne l’avait encore remarqué.
Mon opinion (que je vous exprime, et je me le permets car c’est exactement le rôle de ce forum) c’est qu’un article de plus pour ressasser toute cette soupe d’aigreur, c’est non seulement en rien original, mais c’est aussi contre-productif et totalement contradictoire avec la teneur de votre propos. Et je vous ai déjà détaillé les raisons de cette opinion.
Que ma critique ne vous plaise pas, je m’en moque éperdument, elle n’est pas là pour vous plaire, vous n’êtes pas mon client. Vouez-moi aux flammes de l’enfer pour avoir osé émettre une opinion négative, ou mieux prenez donc la en compte, faites bien ce que vous voulez, vous êtes libre.
Bref, pour ce qui est des salaires des fonctionnaires européens, qui est un sujet précis où quelque chose me dit que nous aurons des points d’accord, eh bien, faites un article détaillé, technique, et je me ferais un plaisir de voter « article constructif », et de vous remercier pour les efforts consentis !
Excusez mon ton probablement excessif, mais c’était volontaire.
Disons qu’un discours comme le votre, il suffit de lire quelques « tribunes libres » dans de nombreux journaux, pour en croiser de multiples exemples. Je m’excuse, je ne le trouve pas original, constructif, et je le trouve terriblement « déclinologue » : vous pourriez être du Nicolas Baverez que ca ne me choquerait pas. Peut-être la comparaison n’est-elle pas à vôtre goût, mais après tout, c’est mon « ressenti », non ?
Dans la même veine je n’ai jamais dit que la France avait refusé la
mondialisation mais simplement qu’elle s’y était très mal prise en ne
réformant pas à temps ses structures d’où la casse sociale.
Eh bien, c’est ce qui arrive quand on prend un paradigme économique comme un principe idéologique et non pas comme une stratégie de développement...
Bref, je crois que nous sommes assez d’accord.
Cela se pourrait, sauf sur un article comme le votre : son ton est exactement celui qui conduit à considérer la France non pas comme un moteur d’idées et de propositions, mais comme un pays nombriliste. Exactement ce que vous dénoncez, non ?
la vie que j’ai aujourd’hui me comble au delà de tous mes espoirs
Eh bien, monsieur, je ne peux que vous conseiller, plutôt que servir un plat aigre qui n’apporte rien, d’écrire sur toutes vos réussites, et expliquer à vos jeunes concitoyens le moteur et les idées de vos réussites, et, non seulement votre témoignage, en toute franchise, sera passionnant, mais il deviendra peut-être une toute petite mais nécessaire impulsion pour notre culture française.
Cordialement, de même, et accompagné de quelques excuses
Elle a laissé passer le train de la rénovation, des réformes, pour
s’inscrire dans la mondialisation inévitable.
Il ne me semble pas que la France ait refusé la mondialisation : * marché européen * faibles taxes douanières avec les pays émergents * les grosses entreprises française sont implantées dans le monde entier et vendent (ou essayent) à de nombreux pays. * Delocalisations quotidiennes. Vous avez donc tort : la France a bel et bien accepté la mondialisation, et depuis longtemps...
Elle est restée vieille,
sclérosée, percluse d’archaïsmes, elle a refusé d’évoluer.
Il va falloir citer ces archaïsmes et cette « évolution », vous serez bien en peine : un tel jugement est parfaitement subjectif (modernité vs archaïsme).
tant et si bien qu’aujourd’hui la France se paupérise de plus en plus, que sa société se fracture et que les haines grandissent.
C’est une tendance de tous les pays industrialisés.... Rien à voir donc avec le « modèle français ».
1) Son peuple se sent floué, trompé, trahi par ses représentants qui n’ont
pas su prévoir, qui n’ont pas eu, surtout, le courage de faire les
adaptations nécessaires quand il était encore temps. 2) On a même eu longtemps un commissariat au plan qui devait planifier le
futur, prévoir les besoins en infrastructures routières, hospitalières,
universitaires etc...
Vos deux reproches sont contradictoires. On prévoit ou on prévoit pas ?
...De la Recherche en panne... Au niveau technologique, infrastructure, enseignement technologique, la France est à la pointe mondiale (listez les domaines de pointe : aéronautique, spatial, nucléaire, ouvrages d’art, médecine, pharmacie, nous y sommes très très bien placés...) Ne croyez-vous pas que ce soit l’inverse : c’est la technologie qui ne paye pas dans un monde où la variable d’ajustement est la pauvreté des populations ????
de l’Administration étouffante, des Universités délabrées aux services publics bloqués, bloquants et obsolètes,
L’administration est de plus en plus informatisée. Je prends le métro tous les jours, franchement, l’emmerdement de quelques grèves, par rapport à celui de prendre la voiture tous les jours... Le TGV est rapide, ponctuel et pas cher (on s’en aperçoit en voyageant en train à l’étranger)
n est acteur de père en fils, chef d’entreprise de père en fils. Sur
les dix plus grandes fortunes françaises, six sont des héritages, les
autres le doivent à leur accointances politiques.
Le président qui voulait « moderniser la France » a diminué les taxes sur l’héritage et a été applaudi, alors qu’il scandait : « travail, travail, travail »... Les incohérences...
Voyez-vous, monsieur l’auteur, si la France a perdu son âme, c’est parce que des élites et des citoyens bien pensants ont trahi son esprit en cherchant à mettre en pièce ce qui faisait sa force : haut niveau de vie des « ouvriers » permettant une forte consommation, planification industrielle permettant un haut niveau technologique, . C’est parce qu’on a forcé la France à s’adapter à un système qui ne lui correspondait pas, qu’elle a chuté... Et c’est parce que des auteurs comme vous amalgament et refusent de voir la réalité, parce qu’ils sont par principe déclinologues, parce qu’ils ne réfléchissent pas, parce que leur filtre idéologique « anti-soixante-huitard » les pousse à la revanche.
Vous savez, monsieur, les jeunes, et s’il y a bien des choses dont ils se branlent c’est bien de « mai 68 », « de la gauche » et ou du « rêve de la mondialisation ». Ce qu’ils veulent c’est bosser, faire de grandes et belles choses, ils veulent construire en commun avec leurs concitoyens, et avoir en même temps une vie bien remplie. Voilà, monsieur, ce que les gens comme vous ont raté en prônant des principes économiques comme un laius religieux, en voulant « casser du gauchiste » ou « casser du patron » ou « casser du fonctionnaire ». Vous nous avez fait manger par des prédateurs pendant que vous regardiez votre nombril. Et maintenant vous fuyez pleurer sur d’autres pelouses.
Cette France, he bien, nous la restaurerons. Sans vous...
Dans tous vos termes : « verticalité », « individualisme », « solidarité » mon propre point de vue y voit un point commun : celui de la confiance...
la confiance qui : * permet au chef hiérarchique de croire aux possibilités d’un exécutant * d’un expert de croire au point de vue de « l’ignorant » * au citoyen de croire au jugement d’un « juge » (quel qu’il soit) * au juge/policier de ne pas considérer un citoyen comme un suspect * au législateur de ne pas compliquer et détailler ses lois à outrance * au citoyen de croire qu’un geste envers son voisin aura pour conséquence un geste encore plus fort, et ainsi de suite
Le problème est que le manque de confiance permet de se passer : * d’une administration pléthorique, qui créée des problèmes et des cas particuliers à l’infini * de forces de police du citoyen, de surveillance de l’ouvrier, de cadres intermédaires, de rapports de performance, de « police des patrons »... * d’avocats et de conseillers fiscaux en niches fisclaes * de systèmes de sécurité dans les maisons, de serrures, d’alarmes * d’assistants juridiques pour le moindre contrat * de publicité, car un bon produit ne se vendra pas, s’il n’est pas visible...
La confiance a tendance à détruire du PIB, qui est l’unique indicateur de performance dune société. Mais combien d’argent économiserions-nous, si nous nous faisions simplement confiance et osions un peu donner à nos voisins ? si nous pouvions nous passer de tous ces intermédiaires ?
Le confiance est difficile à instaurer, mais rapide à détruire (quelques images sur TF1..). Mais si nous ne la restaurons pas, notre société s’écroulera sous le poids de son administration (publique et privée)..
Tous les jours, dans notre vie, faisons le premier pas, et n’ayons pas peur d’y perdre...