Florilège des arguments lisibles sur une centaine de commentaires.
N’exportez pas vos guerres, s’il-vous-plaît. En ces terres françaises, où les violences ont été si longues et si honteusement intenses, nous avons finalement réussi à atteindre un équilibre laïque qui satisfait la majorité de la population. Respectez-le, s’il vous plaît !
"Liberté, Egalité, Fraternité !".
Respectez les milliers de morts de toutes tendances qui ont été nécessaires pour atteindre cet équilibre, déjà tellement malmené ces derniers temps.
@ l’auteur, votre point de vue mérite amplement réflexion. Puis-je le résumer ainsi :
"Un système complexe étant susceptible de casser la causalité, il est possible d’envisager un libre-arbitre sans qu’il soit fourni "artificiellement" par une origine extérieure (lisez divine) ?"
J’y vois quelques inconvénients (si cela peut vous aider pour votre argumentation) :
* la rupture de causalité ne semble pas fournir du libre-arbitre à tous les sous-produits d’un système complexe
* les sous-produits du système complexe doivent cependant toujours respecter les règles de base de ce système (le caillou ne tombe pas vers le haut).
* cela ne permet d’invalider l’hypothèse de l’existence d’un dieu, qui aurait pu fabriquer un système complexe dans un but précis. Cela permet juste d’affirmer que les sous-produits du système complexe ont de facto le libre-arbitre
Histoire d’apporter du grain à moudre les dieux sont des créations humaines nées, selon Jung, dans l’inconscient collectif des peuples.
Il y a aussi l’interprétation de Max Müller dans Mythologie Comparée ou il interprète l’invention de dieux (si j’ai bien compris ) en tant qu’allégories de phénomènes abstraits. En effet, difficile de parler du courage, dans une peuplade primitive où l’on ne peut pas crier : "courage" en le désignant du doigt. On invente donc des archétypes qui représentent cette qualité du guerrier : un dieu de la guerre, nécessaire courageux. On retrouverait un peu de cette "humanification" des choses ou des abstraction dans le "genre" des objets : une table, un balai (même s’il faudra m’expliquer en quoi l’on peut trouver des caractéristiques sexuelles dans ces objets...)
L’invention du monothéisme (et c’est mon interprétation personnelle) avec un dieu indémontrable et bien trop lointain serait un moyen de mettre hors de notre portée analytique l’être qui permet de justifier une religion
En quelqes mots, un système complexe est un système ouvert (c’est-à-dire échangeant avec l’extérieur des données, des informations et/ou des composants physiques - respirer, manger, photon, énergie - ) qui est en évolution permanente et qui ne doit sa stabilité qu’à cet échange permanent, stabilité qui est liée aux règles qui le définissent en tant que système.
J’ais quelques notions de complexité, mais je ne vois toujours pas en quoi la complexité crée le libre-arbitre ?
Ce que je comprends de vos mots est la chose suivante :
1) la complexité annhihile la causalité car cette causalité n’est plus accessible,
2) et s’il n’y a plus de causalité, alors il y a libre arbitre
Autant je suis d’accord avec la deuxième partie, autant la première ne me convient pas :
* si la complexité empêche de démêler les fils de la causalité, cela n’empêche pas que cette causalité existe. Le manque d’information subjective n’exclut pas la réalité des phénomènes (ou alors vous êtres dans le "fantasme" (pardonnez-moi ce mot) du Truman Show). Le manque d’informations subjectives crée d’ailleurs le hasard.
Cela nous amène à considérer que si l’on fait l’hypothèse du libre arbitre, il doit y avoir quelque part une rupture de causalité. Cette rupture de causalité serait cette triche avec les lois de l’univers dont je vous parlais plus tôt...
Pardonnez mes insistance, mais décortiquer les points de vue permet d’avancer soit-même