"Et si finalement, le but de notre vie était de trouver justement pourquoi nous existons ?"
Il est assez intéressant de constater que l’homme, en général, cherche à atteindre l’utopie. Ethymologiquement, cette utopie n’existe pas, et c’est très subtil de la part de More, finalement. Rejoindre l’utopie (ou trouver le sens de la vie), c’est peut-être essayer de toucher l’horizon. On n’y arrivera jamais. Mais au final, on aura trouvé l’Amérique, et fait un beau voyage...
Un beau voyage...
Mes propres "réponses" (provisoires) m’amènent à consider qu’il n’y a pas de but, pas de sens, mais simplement une infinité de beautéà découvrir... Un univers de beauté...
qui nous dit que celui qui nous a crée , ou même crée la matière , a crée le tout qui compose l’univers ? nous commençons , grace aux théories qantiques, à peine à comprendre ce qu’est la réalité ,
L’objet de la science n’est en rien de définir la réalité, mais d’élaborer un cadre mathématique ("hors-le-monde") permettant une certaine prédictibilité des choses, avec une certaine fiabilité. L’intérêt de la science se situe dans son utilité. Si la science montre que 9 fois 10, un objet tomber vers le haut elle sera jetée à la corbeille avec de grands éclats de rire
Ce qui n’empêche en rien des mathématiciens de pondre de belles démonstrations mathématiques, qui faute d’avoir la moindre utilité, sont belles... Comme la musique, ou un tableau...
Accepter la morale sans existence de Dieu, c’est accepter la morale en tant que postulat scientifique permettant une certaine prédiction des interactions sociales. Ca peut sembler décevant, mais, en ce cas nous ne pouvons pas nous permettre de juger puisque ce jugement entre lui-même dans le cadre d’un postulat scientifique. En d’autres termes, seule compte l’utilité de ce postulat moral.
Une morale divine implique l’existence d’une échelle de valeur transcendente hors de toute utilité physique. Ca semble plus charmant, ce mystère, mais alors nous sommes assujeti à la morale qu’énoncent les autorités religieuse, ou le simple quidam. Avec le risque que cette échelle transcendante soit pour l’intérêt personnel de ces autorités, ou de ce simple quidam... Cette échelle est donc terriblement personnelle car indémontrable...
Je trouve assez intéressant cette bivalence, car elle se retrouve dans deux paradigmes socio-économiques actuels : une vision sociale, ou une vision "libérale". Ceci explique peut-être cela, l’économie ne serait-elle qu’une émanation de deux modes de vision de la morale ? Cette constatation n’engage que moi...