@ foufouille le lobby pro veut une rente eternelle sur le nuke
Peut-être... Mais en arriver à ce genre d’argument ne fait rien avancer. d’ailleur cela montre que vous n’êtes pas contre le nucléaire, mais contre son lobbye. Méfiez-vous alors aussi du lobbye éolien qui va nous pomper de grande quantité d’argents pour alimenter son parc de centrales thermiques...
De plus, à ceux qui ont des doutes sur la viabilité économique (je ne m’avance pas sur les autres critères) d’un système mixte nucléaire/renouvelable en cette ère de début de la fin du pétrole
* la part dans l’énergie mondiale du pétrole/gaz/charbon est d’environ 88%, celle du nucléaire 6% et celle du renouvelable (hors hydroélecvtrique) de 1%
* l’industrie (appelez-le lobbye, si vous voulez) nucléaire ne pourra sûrement pas prendre 100% du marché en moins d’un siècle (lourdeur et lenteurs des constructions et des procédures, lenteur du processur de R&D, manque de personnels qualifiés, ressources limitées)
Je ne suis pas de cet avis, mais si certains ici pensent sérieusement que le renouvelable peut tout remplacer, la remarque la plus évidente est :
* ALLEZ-Y !!!! Travaillez sur des principes d’énergie renouvelable, montez vos entreprises !!!! Il y a largement de la place (économique) pour vos convictions. Et en toute honnêteté, je serais ravi de lire des articles sur AgoraVox sur votre réussite, vos calculs d’impacts, vos prévisions, vos solutions techniques !!!
Franchement, ca vaut le coup de ne pas perdre votre temps à vouloir abattre l’industrie nucléaire qui est finalement très réduite !! Passez le plutôt à réfléchir à toutes ces idées, et il y a matière ! Et je vous jure, que, même si je suis favorable au développement du nucléaire, cette injonction n’est en rien hypocrite !
C’est, disons le tout net, d’une envergure tout à fait démesurée par rapport au seul fait de construire un, deux, ou même trois EPR en France.
Entièrement d’accord, et c’est la raison pour laquelle j’affirme que, dans le délai (probablement plusieurs décennies) entre la fin du pétrole et la concrétisation de ce genre de projet (électricité à la prise et dans la voiture), nous n’avons guère d’autre choix que le nucléaire. C’est un avis pragmatique, veuillez le croire...
J’apprécie l’honnêteté de votre réponse, et à quelques détails près, je suis d’accord avec vous :
* disons que si l’intensité énergétique humaine reste à son stade actuel, que l’on utilse n’importe quelle source thermique, cela ne devrait pas provoquer de bouleversement global, car notre apport calorique est négligeable sur le court terme. Qu’en est-il sur un millier d’années, la question vaut d’ailleurs d’être posée...
* l’énergie nucléaire en France arrive à s’en sortir, à quelques petits problèmes près. Si nous envisageons une stagnation énergétique, voire à long terme une décroissance, ce problème de source froide devrait disparaître, nucléaire ou nous
D’ailleurs pour pouser la réflexion :
* si l’on couvre 10% du Sahara avec des miroirs pour faire du solaire à concentration, couplé un vecteur électrique, pneumatique, ou hydrogène, peut importe. Quel sera l’impact sur le "fragile" équilibre climatique, si l’on refroidit les déserts et réchauffe les zones plus froide ?
Cette objection uniquement à titre intélectuel, puisqu’on en est bien loin dans les fait...
je suis entièrement d’accord avec vous, et je ne suis préoccupé que par la constante de temps nécessaire au changement de nos paradigmes sur la croissance économique et de la population : toute une éducation et un ré-apprentissage qui n’est en aucun cas fait aujourdh’ui. Cette constante nous place au-delà des réserves ou de la consommation admissible de pétrole, et largement au-delà de la généralisation de toutes les pistes d’énergies renouvelables.
Il y a donc un choix à faire. Et considérer que le nucléaire risque de multiplier la croissance est probablement un voeux pieux : c’est une énergie chère et qu’il faut surveiller. Et dont les réserves sont rares. Le nucléaire est plus une industrie de petits économes qu’on ne veut le croire.
De toute façon, l’énergie facile, rapide et sûre, c’était le pétrole. S’il y en avait une autre de meilleure, nous l’aurions déjà utilisée. Quoi qu’il arrive nous en sommes donc à devoir faire des comptes d’apothicaires...
Oui d’accord, cependant ne répétons pas l’erreur tout à fait typique dans un déni scientifique ( se basant sur la science actuelle, en système fermé) qui par exemple n’a pas pris en compte les risques de la pollution pour l’humain et le réchauffement planétaire .
Ce calcul n’est là que pour donner un vague ordre de grandeur : on ne peut bien sûr pas en tirer beaucoup plus d’information.
0.004% du flux lumineux annuel, c’est très faible, quand on le compare aux fluctuations principales du soleil : tous les 11 ans, de 0.1%.
Cependant, nous avons aujourd’hui les moyens de prendre en compte au moins une partie de ces risques, et bien plus que lors du début de l’ère industrielle où ce genre considération était inimaginable. Là peut se trouver une source d’optimisme