Oui, si on continue "business as asual" la réduction de la population sera une nécessité. De toute façon elle se fera de manière naturelle :
*guerres
*famines
*maladies
Autant le faire de manière douce...
Cependant, il reste d’autres choix :
* réduire le gaspillage, recycler
* et un autre, dont on n’entend plus parler du tout : la dilatation de la population dans l’espace, sur d’autres planètes ou des stations spatiales
On en a de l’"espace", des ressources, de l’énergie, dans l’infini de l’univers, ou même, plus simplement du système solaire. Le pire étant qu’on en a largement les moyens si l’on y consacre certains budgets stupides :
* luxe
* armement
* publicité
Quelques milliers de milliards de dollars par an. Un budget "ridicule"...
Construisons pour une fraction de ce budget :
* Ascenseur spatial (technologies actuelles proches de celles nécessaire)
* centrales solaires autour du soleil
* stations rotatives d’habitation ou de production de nourriture en orbite géostationnaire
* terraformation de Mars
Qu’est-ce qu’on attend pour fabriquer notre nouvelle Amérique ? Qu’est-ce qu’on attend pour élargir le champ des possibles, pour relancer l’Aventure ?
Ca reste à prouver. Ce riche s’il l’a gagné par son génie et sa capacité d’innovation, d’organisation, il a produit la richesse dont il bénéficie. Probablement est-il un "riche" acceptable : un "mal nécessaire"... (avec tous les guillemets que vous voulez)
S’il l’a gagné au loto ou à la bourse (c’est pareil) ou parce que ses parents le lui ont donné, ou parce que c’est un bon négociateur, il l’a plus volé qu’utilisé son génie. Il a capté la richesse issue du travail des autres.
Il y a une immense nuance entre ces deux aspects, et la justice est justement de faire la part des choses entre ceux qui apportent de la plue-value à la société, et ceux qui la parasitent. C’est le rôle de la justice : tancher avec justesse et justice, pour permettre la confiance au sein d’une société. Car le rôle d’une société est bien combiner les compétences des membres de la société pour obtenir une richesse supérieure à la somme des richesses individuelles.
Autrement dit récompenser ceux qui jouent collectif, et punir ceux qui jouent personnel. Si cette justice est appliquée, peu importe les inégalités de richesse*.
Sinon, il n’y a plus aucun sens à vivre ensemble en société...
* même si une égalité de richesse promeut des chances égales par rapport à la loi et au développement de la loi, et permet une hausse de la production industrielle (10 "pauvres"=10 télés ; 1 "riche" = 1 télé plaqué or). Cette hausse permet la concentration de capital permettant le passage des seuils technologiques
Je me permets de préciser en quoi le travail doit être un droit, et donc être réparti :
un célibataire a unecapacité de travail importante : il peut travailler facilement 10h/jour, 6j/7 et peut dédier sa vie à sa carrière. Un père ou mère de famille n’a pas les mêmes capacités : il doit s’occuper de l’éducation de ses enfants. L’offre et la demande sur le marché du travail favorise les "requins" qui soit n’auront pas d’enfant, soit devront délaisser leur éducation. L’offre et la demande sur le marché du travail provoque mécaniquement une jeunesse inexistante, sans repère, désabusée et miséreuse. Elle provoque donc mécaniquement la destruction de la source de productivité future, et détruit donc la société sur le long terme.
L’offre et la demande sur le marché du travail provoque un cannibalisme inévitable de la société.
Nous devons donc, stratégiquement, sacrifier un peu de productivité ou de pouvoir d’achat présente, pour assurer la "relève" future. Sinon notre société disparaîtra.
Solutions :
* répartir le travail (en réduisant proportionnellement et sur engagement les charges patronales, en fonction exacte de l’embauche => transition à coût égal pour l’Etat et les entreprises)
* et produire de l’investissement en permettant à l’Etat de bénéficier de la création monétaire (sous toutes les contraintes imaginables) pour rassembler le capital nécessaire au "passage des seuils technologiques".
Il convient de noter que la science produit des résultats incalculables : un résultat nul ou "infini" (survivre à une crise du pétrole, par exemple) avec une probabilité incalculable, car la recherche est justement la recherche de cette probabilité. Une entreprise privée, de par son rôle même, ne peut pas effectuer cette recherche : rendement incalculable, injustifiable auprès des actionnaires. C’est un problème structurel.
Nous pouvons résumer en affirmant que le rôle de l’Etat est justement d’effectuer ces activités non rentables mais stratégriques, ou au rendement incalculable.
Une fois le seuil technologique dépassé et la rentabilité calculable, alors les entreprises privées peuvent s’en servir pour leurs activités commerciales
si ces "points de vue" peuvent vous aider à expliciter les notions complexes ci-dessus :
* la productivité est principalement issue de machines. Ces machines sont du capital. Il est donc "logique" que les revenus issus de la hausse de productivité aillent dans le capital. C’est donc là où ca coince et où la répartition des richesses défaille. Nous allons devoir revoir nos modèles capitalistiques pour permettre la redistribution des richesses permettant à ce capital-même d’avoir de l’intérêt (produire beaucoup). Sinon le système se cannibalise.
* un prêt est une promesse de remboursement. Si la richesse correspondant à ce prêt n’est pas fabriquée (à l’instant t+1) il va se produire mécaniquement de l’inflation (plus de monnaie pour une même richesse). Un prêt est donc une pollution : a chaque prêt : vous obligez vous et vos voisins a travailler plus pour produire plus de richesses pour éviter l’inflation. C’est pour ca que nos Etats ont un besoin désespéré de croissance : rattraper les promesses de création de richesse faites par tous les emprunteurs.
* aujourd’hui le rythme de l’innovation est inférieur à la hausse de la productivité. Comme vous l’avez dit : la quantité de travail diminue. On doit la répartir entre les citoyens, car le travail est un droit. Il est intéressant de noter que les hausses de productivité ont toujours servi jusqu’à récemment à accroître la population. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, et nous voyons arriver cette diminution de la quantité de travail
* notre civilisation est basée sur la consommation de masse, qui permet de centraliser le capital afin de réunir l’"intensité énergétique" permettant de franchir des seuils technologiques. Une fois ce seuil dépassé et le "prototype" optimisé, cette intensité peut diminuer à nouveau. Actuellement, on s’aperçoit que le seul qui peut réunir ce capital est l’Etat (profit incalculable). Le capital investi dans le luxe est en pure perte par rapport à un investissement "productif" (qui nous fait gagner un seuil). Le luxe, c’est général : c’est à peu près tous nos loisirs, en plus du luxe pour les riches.
Le système du dividende monétaire est un système alternatif à la monnaie-dette...
* franchise pour l’héritage (quelques années de SMIC)
Et donc dans ce cas la vous découragez les gens qui valent plus de gagner plus.
95% de la population française gagne moins de 5 SMIC. Ceux qui gagnent plus que 20 SMIC doivent être quelques dizaines de milliers. Je suis certain que l’on pourra trouver des gens compétents pour les remplacer parmi 60 millions d’habitants, et qui seront satisfaits de ne gagner "que" 20 SMIC
Donc soit ces gens émigrent à l’étranger (le gouvernement chinois sera surement très heureux d’accueillir des spécialistes bien formés et leur donnera tout ce qu’ils demandent)
S’il y a trop de demande à des salaires trop élevés en Chine, ces derniers baisseront. De plus, ne vous inquiétez pas, on forme des tas de spécialistes très diplômés qui ne gagneront jamais cela.
soit ils se disent qu’au fond autant claquer la thune en prostitutée et autres services lors de la retraite vu que l’état va la reprendre après. Cela va produire une allocation des ressources catastrophiques et une destruction totale de notre économie.
L’Etat ne le reprendra pas puisqu’ils ne le gagneront pas : voir ci-dessous
* nécessité d’être employé de l’entreprise pour l’apport de capital, et suppression des dividendes (compensés par une hausse de salaire)
Le gros du capital de lancement des PME c’est ce que l’on appelle le love-money en gros, la famille et les amis qui investissent dans une idée et espérent revoir leur thune. Ils ne deviennent pas pour autant salariés de l’entreprise crée.
Vous n’avez pas tort, on peut imaginer alors une franchise maximum d’argent alloué en dehors de son travail. Ou alors une part maximum d’attribution de dividendes par rapport à l’investissement propre. Peu importe : le principe est d’impliquer l’actionnariat au-delà d’instituts financiers qui ne promettent qu’un taux de rendement. Et d’éviter la multiplication exponentielle du capital.
De même il y a des gens très friqués qui vont investir une partie de leur argent dans des entreprises innovantes espérant le revoir au centuple. Vous voulez supprimer cela ? Mais la c’est des chomeurs par centaines de milliers que vous allez créer.
Non non je ne veux pas le supprimer du tout. Il est cependant préférable de voir mille personnes investir 1 million d’€ dans des entreprises, plutôt que une personne investir 1 milliards d’€. Si l’on regarde les première et deuxième propositions, quelqu’un de "très friqué" n’existera pas : il n’existera que des fortunes limitées.
* interdiction du droit des banques d’émettre de la monnaie et fabrication/destruction (par chèque à chaque citoyen/impôt) de la monnaie par un organisme non gouvernemental en raison exacte de la croissance/décroissance ; ou augmentation drastique des réserves fractionnaires
En soit je ne serai pas contre de revenir sur la réserve fractionnaire mais cela ne peut être fait qu’au niveau mondial. Il suffit qu’un pays ne respecte pas pour que cela ne puisse par marcher. La réserve fractionnaire crée en effet un avantage compétitif déloyal par rapport à la réserve pleine.
C’est bien ce qui fait que le système financier actuel est incapable de s’auto-équilibrer (si l’on ajoute les cagnottes d’Etat en cas de pertes). Qu’avez-vous contre la première proposition ? Une idée pour la deuxième ? "Taxe à l’importation" pour les devises étrangères ne respectant pas une réserve fractionnaire moins risquée ?
* droit de l’Etat de fabriquer de l’offre en cas de spéculation avérée (logement, essentiellement)
Laissons le bénéfice du doute à cette proposition qui existe déja dans les faits. (HLM).
Oui, oui, elle existe déjà, vous avez raison. Cependant ce genre d’action peut se généraliser à quelques autres produits : essentiellement les produits agricoles de base : pomme de terre, blé, maïs. Cela se fait plus ou moins d’ailleurs. Ce que je voulais dire, c’est une reconnaissance de ce droit en tant que facteur d’équilibrage en cas d’économie libérale non convergente (sépculation)
Comme beaucoup vous ne voulez pas voir que nous sommes grandement bénéficiares de la mondialisation. Notre niveau de consommation actuel n’est d’ailleurs justifié que par la présence de main d’oeuvre à bas prix pour produire.
Nous en sommes bénéficiaires tant qu’il est possible de s’endetter et que notre avance technique est encore valable. Malheureusement, quand ce ne sera plus le cas, nous aurons tout perdu sur notre territoire. Tout cela pour se la péter avec un "pouvoir d’achat" : ce sont nos enfants qui en patiront, nous pouvons être fiers ! Je ne vous parle pas de babioles, là, c’est une question de stratégie...
N’oubliez surtout pas que le protectionisme marche dans les deux sens.
C’est ce que je voulais dire par négocié au cas par cas : la barrière n’est pas levée tant qu’il n’y a pas de contreparties : payer correctement les salariés pour les pays mis en esclavage, stopper le dumping fiscal avec les paradis fiscaux, stopper le pillage technologique et contrefaçon etc... Le rapport de force sur le protectionnisme est une donnée du problème : l’ignorer justement comme nous le faisons par angélisme ou doctrine (au choix) est la pire des solutions. Reconnaissons ce droit de souveraineté sur notre territoire comme le font les deux puissances mondiales USA et Chine et négocions, cartes sur table. Plutôt que faire l’autruche
* non reconnaissance des contrats signés avec les paradis fiscaux
Espérez juste qu’ils ne vous appliquent pas la réciproque. Juste comme ca ! Parce que la vous allez réelment chialer si la Suisse ou le Luxembourg gélent tous les avoirs de la France.
Evidemment, ce genre de mesure s’accompagnera par un assainissement au niveau national (Monaco). Et il y a probablement d’autres paradis fiscaux que les deux "moins pire". Et bien sûr des mesures moins sévères peuvent être appliquées pour "poser l’ambiance". De toute façon, ca commence à grogner pour le Luxembourg, la Suisse et le Liechtenstein, en Europe même. Quant aux particuliers qui placent là-bas, écoutez, je ne pleurerai pas. Au pire ce sera de l’argent qui ne se réalisera pas, et c’est tant mieux pour l’inflation (qui risque d’exploser, sous peu, non ?)
Ah oui et si vous croyez que l’option militaire est envisageable
En ais-je parlé ? L’important est d’agir de façon à ce que le jour où une révolution communiste due à tous ces abus éclate ne le fasse juste pour calmer la vindicte populaire. C’est cela qu’il faut éviter : par des mesures autres que hausser les épaules, probablement.
Dans ce monde, tout le monde est interdépendent, réfléchissez avant d’écrire ce genre de choses !
Evidemment. L’autre solution est de se laisser engluer encore plus dans les pièges que vous tendent les gens plus riches et plus puissants que vous. Quand à la gueule de bois dont vous parlez, je crois que nombreux ceux qui l’ont déjà !
* élection d’une assemblée constituante européenne, ou établissement d’une Europe à plusieurs niveaux d’intégration (confédération, alliance militaire et diplomatique, marché commun) selon les choix nationaux, donnant différents droits et devoirs
Je suis pour une intégration européeenne des états.
Qui ? Comment ? Pourriez-vous détailler s’il vous plaît ?
Pour la location de voiture, cela va se faire tout seul. Le réseau ferroviaire cela peut s’aider et c’est déja en cours. Cf le fameux projet Lyon Turin Ferroviaire qui doit plus tard être prolongé jusqu’en Europe centrale. Cf l’extension des lignes à grandes vitesse du Thalys (travaux en cours).
Oui, oui, et ce sont des mesures qui apporteront travail et infrastructure. Lyon-Turin fera un bien fou au transit. Il y a du travail pour tout le reste !
* conversion de l’économie pétrolière en une économie mixte hydrogène/électrique, production de l’hydrogène par solaire à concentration (ou c’est possible) et nucléaire, généralisation des surgénérateurs...
J’ai regroupé tout ca en un point. Bien sur, il faut aider la recherche à être financée je ne suis pas contre du tout. Mais il faut veiller à ne pas aller trop loin et à ne pas financer des éléphants blancs.
Le problème est que les éléphants sont dans l’obscurité, et construire le projecteur pour vérifier leur couleur sont très coûteux. Fatalement, nous devons essayer pour vérifier si cela marche. Et d’ailleurs la plupart des entreprises privées n’attendent que de voir si cela peut fonctionner, et laissent donc l’Etat s’en occuper. C’est de bonne guerre, et franchement, tant que nous avons franchi le seuil technologique, le principal est fait pour notre survie à long terme.
Mes propositions sont de bon sens, au vu de mes connaissances, et je n’en connais guère d’autres plus crédibles. Cela dit je suis ouvert, Bruxman : si vous avez des propositions ?!
On est déja relativement indépendent sur le plan alimentaire, d’ailleurs on est même souvent en surproduction. Après il y a des choses comme le riz que l’on importe parce que ca pousse mieux ailleurs qu’ici. Quelque part c’est un choix rationnel.
Tant que le riz est remplaçeable par les patates en cas de catastrophe ou de spéculation, pas de problème.
Maintenant on peut décider de payer notre riz 5 fois plus cher pour qu’il soit élevé par des pécos Français plutot que de venir d’un endroit ou ca pousse bien. Mais au final, cet argent manquera pour autre chose de plus productif que du riz qu’on pouvait avoir à pas cher.
L’exemple du riz n’est pas le plus heureux pour ma réponse, mais si l’on détermine que le riz est indipensable (en terme de survie) il faudra le payer plus cher. Et nous ne sommes pas obligés de subventionner la totalité de la consommation de riz, non plus. Le tout est de s’assurer que la France (ou l’Europe) puisse continuer à manger en cas de problème : guerre, piraterie généralisée, hausse drastique du prix du pétrole etc...