même si votre article semble terriblement caricatural (il y a quand même beaucoup de choses dans les nuances), lu sous un ton ironique il est révélateur et on ne peut guère vous donner tort (sans parvenir pour autant à vous donner raison, c’est exactement le problème)
vous oubliez néanmoins un point extrêmement important de l’"éducation traditionnelle" il s’agit de l’éducation religieuse. La religion est une des meilleures solutions existantes pour faire appliquer la loi par la peur sans avoir besoin de payer de forces de l’ordre : c’est très rentable
typiquement : si tu voles, tu iras en enfer (caricature, mais bon, on reste dans le même ton)
l’éducation se fait ainsi par la peur : une éternité de souffrance pour un acte proportionnellement peu grave
la peur est très mauvaise conseillère et a tendance à figer les opinions : c’est extrêmement dangereux
mieux vaut expliquer : "si tu voles, on te volera, tu n’auras pas le droit de te plaindre, de plus, tu devras passer ta vie entière à te protéger des autres, ca te coûtera cher, tu ne seras jamais tranquille et c’est ca de moins pour parvenir à être heureux"
c’est plus difficile à mettre en oeuvre, mais au moins l’éducation devient apprentissage du pact social plutôt que dressage à des règles arbitraires
on construit ainsi un citoyen
en règle général, l’enfant est un indécrotable individualiste, il faut donc le faire passer au statut de membre d’une structure sociale, qui repose sur le respect des autres, et une certaine forme de don de soi, (puisque les efforts donnés à la société sont démultiplier par l’effet du nombre). Il me semble que tel est le rôle de l’éducation
il eut été plus agréable de détailler le principe et les faits relatés dans les liens, plutôt que de regrouper ainsi les liens : la lecture devient hachée, et peu constructive (selon moi)
Merci le parisien de montrer qu’il vaut mieux aller directement au marché du coin (si possible) que dans les grandes surfaces
Assez amusant de constater que sous la défense des "méchantes" grandes surfaces, on en vient en fait à détailler les mécanismes qui permettent de contester leur utilité (e tout cas pour leur approvisionnement en nourriture)
pour les libéraux de service, il est évident que le libéralisme est plus respecté entre différents marchands situés à quelques mètres l’un de l’autre qu’à l’intérieur du territoire monopolistique d’une grande surface : le temps dépensé en grande surface, et les différentes grandes surfaces souvent éloignées de dizaines de minutes, sont des facteur qui ne permettent pas de comparer les prix
de plus, constater que le vendeur doit VENIR dans votre lieu de vie : la place du marché, plutôt que vous obliger à prendre votre voiture pour plus de dix minutes pour le REJOINDRE me semble infiniment plus respectueux
pour finir, le lien social est probablement plus fort dans le marché, avec du bruit, de la population, des échanges, des négociations sur les prix, la qualité, en bref toute une activité beaucoup plus enrichissante que la simple prise mécanique de produits même pas contestée (et automatisée par le matraquage publicitaire) et le passage aux caisses qui n’a que pour seule utilité de dire à ses enfants : "tu vois quel métier tu auras à faire, si tu continues à avoir des mauvaises notes ?". Notre monde est terne, triste et vaguement méprisant
tout cela amène à des questions plus générales : comment permettre à chacn d’aller à ce "marché du coin" :
* relocaliser l’économie en augmentant les taxes sur le transport, et en transférant les sommes vers les petits producteurs locaux
* accepter des variations saisonnières pour les fruits et légumes (pour éviter d’importer de trop loin)
* faire des efforts d’urbanisme afin de permettre à chacun d’accéder aux marchés : homogénéiser la population sur le territoire et favoriser les villes de taille moyenne
* faire l’effort d’aller au marché le samedi matin
Quelques efforts à dépenser pour de grosses économies
PS : oui, les grandes surfaces auront toujours leur utilité (produits industriels courants), mais elles ont probablement tellement pris de place dans nos vies qu’on ne réalise même plus que l’on peut faire sans pour plus de la moitié de nos achats
L’article aurait pu être intéressant, si son point central avait été démontré : tout système est un capitalisme
Après que le riche veuille devenir fort, et inversement, et que la guerre est le meilleur moyen "naturel" de juguler la surpopulation et le manque de ressources, ce szont des évidences qui pourtant ne sont guère évoquées dans la plupart des discussions politiques, et c’est bien dommage
Mais pourquoi ne relier tout cela qu’au capitalisme : il eut été utile de s’étendre un peu plus sur ce lien
Les épidémies sont-elles capitalistes ? Elles jouent pourtant le même rôle que la guerre...
Je suis d’accord avec vos deux contraintes, mais je dirais qu’elles sont correllées : elles se retouvent dans le fait qu’il semble impossible aujourd’hui que l’action collective puisse avoutir. En ce cas, il est impossible d’imaginer que la négociation aboutisse, ou qu’il soit possible de résister à la mondialisation.
Bon, je vous avais écrit une longue réponse, mais un bug me l’a effacée, dommage ! désolé, mais pas le courage de tout réécrire
Concernant votre exil, j’aurai tendance à trouver cela lâche, mais peut-être sui-je plus jeune que vous, et encore plein d’énergie et d’espoir. Mais je ne peux que vous faire cette demande : revenez, monsieur, revenez en france ! Votre nation a besoin de vous, de personnes intelligentes et motivées, et j’aurai tendance à dire que le fait de naître "fort" est moins un privilège, qu’une dette... De toute façon, travailler pour permettre à votre pays de survivre aux boulversements de demain n’est-il pas un défi suffisant pour quelqu’un comme vous ?
Notre histoire est longue et riche, et nous avons de nombreuses raisons d’en être fier : permettons à nos enfants de l’être encore plus, tout en respectant nos voisins comme des concurrents, et non des ennemis (ca changera ! )
En espérant que vous lisiez cette réponse, cordialement