Pour être plus complet, j’ajouterais que face au difficultés futures d’approvisionnement énergétique et à la lenteur de déploiement des solutions palliatives (efficacité énergétique, alternatives, nouvelles technologies, infrastructures) EDF parle dans son étude de prospective d’effacement inévitable de la la demande pour la période 2015-2040.
Effacement de la demande, ma foi une bien jolie formule pour désigner une situation de pénurie chronique.
Construire des centrales électriques au gaz c’est bien mais : - la production de gaz européenne est en déclin - la production de gaz russe est sur le point d’atteindre son pic
Et comme il s’en construit partout en Europe pour éviter de recourir au nucléaire, il y aura très rapidement comme un léger goulet d’étranglement sur ce secteur.
La vérité, c’est que la production européenne ne va pas pouvoir augmenter significativement dans les années qui viennent, c’est EDF lui-même qui le dit dans une étude récente de prospective énergétique et comme on ne peut pas soupçonner EDF de « suicider » sa raison d’être, c’est que le problème existe bien.
La solution ce n’est pas l’augmentation des capacités de production (qu’il faut faire tant que c’est possible) mais l’amélioration de l’efficacité énergétique.
Citations en relation avec le sujet : « Le kilowattheure le plus économique et le plus facile à produire est celui qu’on n’a besoin de consommer » (EDF) « Ne te demande pas ce que ton pays fait pour toi, mais ce que tu fait pour pour ton pays » (JFK)
Je pense que les autorités ont urgence pour revoir, penser et résoudre
ce problème qu’est notre faiblesse d’approvissionement électrique en
période hivernale. Tiens au fait tous nos babas cool écolos toujours
prompt pour manifester contrer tous projets de renforcement d’
approvisionnement ( centres de production, transport ligne H.T )
pourquoi pas les délester en premier !!!
Sachant que la mise en place de ce type d’infrastructures prend des années (10 ans pour mettre en service une centrale nucléaire, 3-4 ans pour une centrale classique) et coûte très cher : - la notion d’urgence est pour le moins très relative puisque la moindre action n’a pas d’effet avant 4 ans - il faut se féliciter des augmentations du prix de l’électricité qui sont le moyen le plus efficace pour multiplier les programmes d’investissement
La proposition de délestage sélectif est soit une blague soit une grosse connerie : comment fait on en pratique identifier les bobos écolos ?
54% des sympathisants UMP et 39% des français sont d’accord avec les propos de Marine Le Pen, ça n’est pas anecdotique et c’est le signe d’un malaise profond de la société vis à vis des politiques qui ont été menées jusqu’à maintenant. Ca va être difficile de traîner devant les tribunaux un si grand nombre de personnes.
Je ne crois pas que le mouvement de l’opinion va s’arrêter en si bon chemin mais au contraire que nous sommes en réalité à un tournant fondamental par rapport aux sujets qui fâchent. Quelques années encore et la majorité aura changé définitivement de camp, alors les braillards de l’antiracisme ostracisant parleront dans le vide et les choses sérieuses commenceront.
Pour compléter la réflexion, la solution que je propose revient implicitement à créer une monnaie nationale pour chaque pays de la zone euro, cette monnaie étant constituée des titres obligataires des dettes publiques. En effet les principales conditions de la souveraineté monétaires seraient de nouveau réunies : - émission de titres en tant que de besoin avec pour seule limite la crédibilité de l’émetteur - titres négociables sur les marchés de titres et échangeables contre n’importe quel effet sur ces marchés - dévaluation possible (et négociée avec les membres de la zone euro) par le mécanisme de conversion en euro-obligations avec cours forcé en cas de nécessité absolue - moyen d’intervention fort contre les marchés financiers
Notez qu’actuellement c’est exactement l’inverse, les titre obligataires de dette publique sont de fait un outil d’asservissement des États aux marchés financiers.