Entièrement d’accord avec vous, JL car le PTZ : - favorise plus la construction de logements neufs et donc tend à augmenter l’offre - tient compte des zones de prix - est adressé uniquement aux primos-accédants - tient compte de la composition du ménage (plafonnement des revenus par personne)
Une subvention est une aberration seulement si elle est mal ciblée, or de ce point de vue le PTZ est plutôt bien placé même s’il est toujours possible en théorie de faire mieux : - il faudrait le limiter aux secteurs en pénurie et confier cette gestion aux élus locaux qui sont les mieux placés pour identifier finement les besoins, - l’accorder à l’acquisition de logement ancien uniquement sur les travaux de remise à niveau.
Ce qui manque au PTZ, c’est le remboursement de la subvention en cas de revente sans nouvelle acquisition avant un délai minimum et un plafonnement du loyer en cas de mise en location.
Entièrement d’accord avec vous Armand, plutôt que de créer des taxes aveugles, il vaut mieux s’en prendre directement aux comportements qui n’ont aucune utilité sociale et qui pénalisent les autres. La réglementation est un axe qu’il ne faut pas négliger.
Je dis simplement que l’explosion de la bulle est d’autant plus
dangereuse qu’elle est tardive. Que croyez vous qu’il va se passer quand
les taux d’intérêts long terme vont remonter ?
Pour savoir s’il y aura un effondrement en France, il faut comprendre les causes de l’effondrement ailleurs (USA, Espagne, Irlande) et identifier quelles sont les différences : - une partie importante des acheteurs était insolvable au moment de l’acquisition et comptait sur la revente pour rembourser le prêt, celui qui est obligé de vendre quand les prix baissent et qui n’a pas plus assez pour rembourser le prêt est piégé - une partie importante des acheteurs solvables au départ a été rendue insolvable par l’augmentation des taux d’intérêts qui s’est répercutée sur les prêts en cours et par l’adossement sur leur bien de prêts hypothécaires - très souvent les premières années, le taux de remboursement de l’emprunteur est insuffisant au point d’accroître la dette - la loi autorise la faillite personnelle - des programmes de constructions massifs supérieurs au besoins ont été menés durant des années - le système social est peu généreux ce qui fait que les personnes qui perdent leur emploi ont un baisse importante de revenus Donc à l’insuffisance de nouveaux acquéreurs s’ajoute massivement des vendeurs forcés car incapable de rembourser les mensualités et qui ont intérêt à liquider leur dette en se déclarant en faillite d’où un effondrement inévitable.
Ces causes déclencheuses n’existent pas en France : - les banques prennent des garanties importantes sur les emprunteurs et ne font pas de prêt immobilier aux ménages insolvables - tous les prêts à taux variables sont capés et la loi permet la renégociation des taux ou l’étalement des échéances - dès le premier mois, l’emprunteur rembourse capital et intérêts - la possibilité de faillite personnelle n’existe pas (sauf en Alsace) - le nombre de mises en chantier est significativement inférieur au besoins depuis 15 ans - le système social est très généreux ce qui amorti la baisse en revenus en cas de perte d’emploi Donc l’augmentation des taux d’intérêt entraînera une diminution de la demande solvable mais il n’y aura pas un surcroît de vendeurs pour raisons économiques et structurelles.
Par conséquent ce qui va se passer en France est très simple en cas de remontée des taux à long terme : nous assisterons à un réajustement progressif des prix à la baisse car les taux d’intérêts à long terme varient lentement mais pas à un effondrement du marché immobilier.
« baisse de 600 000 habitants a paris intra muros sur les 50 dernières années »
Vous oubliez que : - durant ses 20 années à la mairie Chirac à mis en place une politique de remplacement des logements d’habitation par des bureaux ce qui a pesé sur l’offre disponible - durant la même période la surface occupée par habitant a augmenté en proportion inverse pour d’une part des raisons de confort et d’autre part la modification des structures familiales.