Deux heures trente pour prendre une décision aussi lourde, c’est peu car pas beaucoup plus que le temps de remontée d’informations fiables vers les décideurs.
Le marasme total ayant duré une quinzaine d’heures, on peut affirmer que la décision a bien été prise au début.
Le nom du candidat socialiste, est-ce vraiment important ? Royal, DSK, Aubry c’est la même politique au final.
A titre personnel, j’ai deux questions à propos de DSK : - peut-il renoncer à 1 an de salaire au FMI (500.000 euros + les avantages en nature) - abandonner un poste important où il ne reçoit que des congratulations pour se lancer dans une campagne où il se prendra des coups. Pour moi la réponse est non et donc il ne se présentera pas.
Concernant Royal, j’ai deux questions : - sa situation au sein du PS s’est elle améliorée au point qu’elle aurait un soutien complet si elle candidate ? - est-elle au niveau de Sarkozy en cas de confrontation au second tour ? La réponse est également est non et tous les électeurs le savent, donc ils ne choisiront pas quelqu’un qui a perdu d’avance.
Le choix final se fera entre Aubry qui tient le parti et a le soutien des éléphants et Hollande s’il arrive à percer dans les sondages.
Dans une telle situation, ça ne sert à rien de râler et de chercher
des coupables, il n’y a pas de solution miracle et ce n’est ni un
problème de prévision ni de moyens. Quand un système est déjà au bord de
la saturation avec des conditions nominales, une forte dégradation ne
peut qu’entraîner une diminution significative du flux maximum possible,
alors quand la demande refuse de s’aligner sur ce flux ça ne peut pas
passer.
Vous pouvez toujours saler ou sabler préventivement, à partir de 10
cm de neige ça ne sert plus à rien. Ca ne sert à rien non plus de râler
après les moyens d’interventions qui n’arrivent pas assez vite : il ne
peuvent pas accéder aux zones difficiles car les véhicules bloqués les
en empêchent.
Ca s’est déjà passé deux fois à la fin des années 90 en Ile de
France : une fois le matin où ce sont les flux entrants qui ont été
bloqués jusqu’à 50 km de la capitale et une fois en milieu d’après midi -
là j’y étais - et ça a donné le même résultat que cette semaine.
Beaucoup de véhicules sont incapables de circuler dans de telles
conditions s’ils ne sont pas spécialement équipés (camions, bus ,
propulsions arrières et deux-roues) ce qui est toujours le cas en plaine
tant qu’on n’est pas entré vraiment dans l’hiver. Et à Paris, il y a
une difficulté supplémentaire, pour en sortir il faut monter des côtes
(parfois très longue et accentuée comme la N118) et toutes les sorties
du périphériques sont en montée sur au moins 100 m alors ce sont des
points de passage obligés.
La dernière fois en 1997 ou 98, j’ai pris la voiture vers 16h quand
la neige a commencé à tomber, au bout de 15 mn le bus que je suivais
était devenu incontrôlable en virage, descente et montée et les deux
roues ne tenaient plus debout. J’ai mis 5 h pour aller de la porte de St
Cloud à la porte de Sèvres, 3 h de plus pour sortir d’Ile de France
puis 3h seulement pour rejoindre Romorantin tout simplement parce qu’au
milieu de la nuit l’autoroute était quasiment désert (mis à part les
véhicules renversés sur le bas côté).
Notez que cette semaine, les bus et les camions ont été interdit de
circulation des le début ce qui a été une mesure pertinente (et
nécessaire). Ca n’a pas empêché les journalistes de passer le micro aux
râleurs qui criaient au scandale de l’absence de bus et aux camionneurs
mécontent qu’on les oblige à passer la nuit dans leur camion à la
périphérie de Paris.
Les seules solutions préventives un tant soit peu efficaces sont de : - rendre
obligatoire la présence d’équipements spéciaux et de pneus neige
dans/sur les véhicules de la Toussaint jusqu’à fin février (c’est ce que
faisait l’armée de l’air sur ses véhicules de service avant
d’externaliser son parc) mais ça n’empêcherait pas les bouchons si le
même nombre de personnes persistent à prendre la route. - dire aux
gens de pas prendre le volant tant que les routes ne sont pas dégagées
en expliquant qu’il vaut mieux attendre 3 heures bien au chaud au bureau
que le double dans son véhicule au milieu des intempéries. - interdire la circulation des véhicules lourds (bus et camions) comme ça été fait
Conclusion : quand les éléments se déchaînent il faut rester modeste,
prendre son mal en patience, se mettre à l’abri et surtout éviter quand
on le peut de s’exposer dès qu’on sait ce qui se passe.
Dans une telle situation, ça ne sert à rien de râler et de chercher des coupables, il n’y a pas de solution miracle et ce n’est ni un problème de prévision ni de moyens. Quand un système est déjà au bord de la saturation avec des conditions nominales, une forte dégradation ne peut qu’entraîner une diminution significative du flux maximum possible, alors quand la demande refuse de s’aligner sur ce flux ça ne peut pas passer.
Vous pouvez toujours saler ou sabler préventivement, à partir de 10 cm de neige ça ne sert plus à rien. Ca ne sert à rien non plus de râler après les moyens d’interventions qui n’arrivent pas assez vite : il ne peuvent pas accéder aux zones difficiles car les véhicules bloqués les en empêchent.
Ca s’est déjà passé deux fois à la fin des années 90 en Ile de France : une fois le matin où ce sont les flux entrants qui ont été bloqués jusqu’à 50 km de la capitale et une fois en milieu d’après midi - là j’y étais - et ça a donné le même résultat que cette semaine. Beaucoup de véhicules sont incapables de circuler dans de telles conditions s’ils ne sont pas spécialement équipés (camions, bus , propulsions arrières et deux-roues) ce qui est toujours le cas en plaine tant qu’on n’est pas entré vraiment dans l’hiver. Et à Paris, il y a une difficulté supplémentaire, pour en sortir il faut monter des côtes (parfois très longue et accentuée comme la N118) et toutes les sorties du périphériques sont en montée sur au moins 100 m alors ce sont des points de passage obligés.
La dernière fois en 1997 ou 98, j’ai pris la voiture vers 16h quand la neige a commencé à tomber, au bout de 15 mn le bus que je suivais était devenu incontrôlable en virage, descente et montée et les deux roues ne tenaient plus debout. J’ai mis 5 h pour aller de la porte de St Cloud à la porte de Sèvres, 3 h de plus pour sortir d’Ile de France puis 3h seulement pour rejoindre Romorantin tout simplement parce qu’au milieu de la nuit l’autoroute était quasiment désert (mis à part les véhicules renversés sur le bas côté).
Notez que cette semaine, les bus et les camions ont été interdit de circulation des le début ce qui a été une mesure pertinente (et nécessaire). Ca n’a pas empêché les journalistes de passer le micro aux râleurs qui criaient au scandale de l’absence de bus et aux camionneurs mécontent qu’on les oblige à passer la nuit dans leur camion à la périphérie de Paris.
Les seules solutions préventives un tant soit peu efficaces sont de : - rendre obligatoire la présence d’équipements spéciaux et de pneus neige dans/sur les véhicules de la Toussaint jusqu’à fin février (c’est ce que faisait l’armée de l’air sur ses véhicules de service avant d’externaliser son parc) mais ça n’empêcherait pas les bouchons si le même nombre de personnes persistent à prendre la route. - dire aux gens de pas prendre le volant tant que les routes ne sont pas dégagées en expliquant qu’il vaut mieux attendre 3 heures bien au chaud au bureau que le double dans son véhicule au milieu des intempéries. - interdire la circulation des véhicules lourds (bus et camions) comme ça été fait
Conclusion : quand les éléments se déchaînent il faut rester modeste,
prendre son mal en patience, se mettre à l’abri et surtout éviter quand
on le peut de s’exposer dès qu’on sait ce qui se passe.