Effectivement, au royaume des aveugles les borgnes sont roi, et jusqu’à plus ample informée à l’heure où j’écris c’est toujours l’oligarchie financière et pas les prolo ni les commentateurs.
Le prodigieux développement des Etats-Unis du XIX siècle est effectivement du à l’immigration mais il est permis de douter que cela se soit produit au plus grand bénéfice de la population indigène : - 10.000.000 au bas mot en 1800 (en postulant une densité de 1 hab/km²) - 500.000 en 1900
Même chose en ce qui concerne l’amazonie au XVIième siècle.
L’immigration c’est bien mais point trop n’en faut sinon à un moment donné ce sont les immigrés qui commandent.
L’historien J.P Taylor, explique que la révolution
industrielle qui fit la grandeur de l’Angleterre n’aurait pas été
possible si la Grande Bretagne n’avait pas été un pays sans frontières,
où pouvait venir travailler qui voulait.
Le vérité, c’est qu’au temps de sa puissance la Grande Bretagne a surtout été un pays d’émigration au dépend des pays colonisés.
Ce que vous appelez la montée de la xénophobie dans toute l’Europe n’est rien d’autre que la manifestation du refus d’accueillir des nouveaux immigrants par les populations en place, c’est à dire le constat que la première condition que vous posez n’est plus remplie.
Toutefois, si l’immigration peut être facteur de progrès, deux
conditions doivent être remplies. Primo, la volonté sincère
d’accueillir les migrants. Secundo la volonté de vouloir s’intégrer par
le respect des valeurs françaises.
Et quand ni l’une ni l’autre ne sont remplies, on fait quoi ?
Comment peut-on obliger les indigènes à bien accueillir les immigrants ? Comment peut-on obliger les immigrants à s’intégrer ?
Et surtout : - comment peut-on obliger qui que ce soit à vouloir et à désirer quelque chose qu’il ne veut pas ? - pourquoi serait-il interdit et mal de refuser ce qu’on ne veut pas ?