La différence entre de prix d’un produit au kg ou par plus petites unités se justifie simplement par la différence de conditionnement et d’effort de manipulation qui est beaucoup plus faible pour les grandes quantités.
Ce raisonnement ne s’applique pas à l’eau qui sort du robinet. Au contraire celle-ci coûte d’autant plus cher que sa consommation augmente : il faut aller la chercher plus loin, plus profond et accepter de traiter une plus grande proportion d’eau polluée.
Il y a une grosse erreur dans votre raisonnement : en réalité le coût de production unitaire de l’eau augmente avec la consommation car il faut aller la chercher plus loin ou plus profond ou aménager des réservoirs ou en dépolluer une part de plus en plus importante (en entrée comme en sortie) avec des installations de plus plus grosses et coûteuses.
S’il la facture d’eau augmente sans cesse c’est en grande partie à cause de ça, et le ça c’est la surconsommation.
D’accord pour l’abonnement forfaitaire (il faut bien participer aux frais fixes) mais aussi pour un tarif progressif.
Reverdir le Sahara : mais c’est un projet prométhéen.
La sécheresse du Sahara est liée au cycle de l’eau (la mousson africaine qui ne pousse pas assez loin) et ce n’est pas en plantant des arbres en plein désert qu’on peut y changer quoique se soit.
En revanche la déforestation de la zone sub-tropicale humide (au sud du Sahel) est le principal facteur d’affaiblissement de la mousson et donc de l’avancée du désert et des sécheresses du Sahel.
Mais que voulez-vous, l’intérêt des pays sub-tropicaux à reboiser est nul puisqu’ils ne sont pas concernés par les conséquences du déboisement, alors que celui-ci permet d’accroitre leur production agricole.
Ceux qui ergotent sont toujours ceux qui ne veulent rien faire et empêcher de faire c’est à dire en l’occurrence les anti-réchauffistes et pas les autres.
Votre définition de la pollution est à mon avis beaucoup trop restrictive. Du point de vue de l’espèce humaine, une pollution est ce qui nuit à l’intégrité actuelle ou future de ses membres et donc de façon plus large ce qui nuit à l’intégrité de l’écosystème dont ils dépendent. Prenons l’exemple de la mer d’Aral, il n’y a factuellement aucune « pollution » à l’origine du désastre et pourtant à l’arrivée on a constate la destruction de l’environnement et la salinisation de toutes les sources d’eau potable ce qui est bien une pollution. On est donc fondé à dire qu’une cause non polluante en elle-même mais qui a pour conséquence en chaîne des pollutions et des destructions est aussi une pollution.
La question est de savoir si un changement climatique est de cet ordre, dans l’absolu non. Ce n’est pas le changement en lui-même qui est dangereux mais sa rapidité, et plus il est rapide plus difficile sera l’adaptation et plus elle sera douloureuse (guerres, famines...). De ce point de vue, un changement climatique rapide et ample aura un effet très supérieur à n’importe quelle autre pollution. Il n’y a pas dans l’absolu de produits ou d’actions polluantes , mais il y a bien pour chaque produit et chaque action un seuil au delà duquel c’est délétère : couper un arbre n’a pas les mêmes conséquences que raser une forêt entière.
Les optimistes ironisent sur le 1°C supplémentaire en un siècle, mais c’est déjà 10 fois plus rapide que le passage d’une période glaciaire à une période chaude, et se félicitent même des perspectives alléchantes d’une augmentation de 3°C de plus mais ils oublient que ça va provoquer la migration de centaines de millions de personnes des zones devenues inhabitables vers les zones accueillantes en quelques décennies. Alors qu’en Europe on ne supporte même plus l’arrivée de quelques millions d’immigrés par an, il faudrait se préparer à 10 fois plus ?
Vous dites qu’on ergote sur le bien fondé ou non du RCA pour savoir qui a tort ou raison, mais ce n’est pas ça l’enjeu. Le véritable enjeu est savoir si on peut continuer ou non à scier sans risque la branche sur laquelle on est assis .