Si la thèse réchauffiste semble gagner du terrain dans l’esprit de l’opinion et des décideurs, elle est encore très très loin d’agir sur les comportements et les choix de société. En effet dans le monde réel, tout se passe comme si la thèse anti-réchauffiste était juste puisque rien ou quasiment rien n’est entrepris pour lutter contre les émissions de CO2.
Factuellement et en dépit de discours et d’un affichage contraire, les actes qui seuls comptent prouvent que les anti-réchauffistes sont toujours au pouvoir quasiment partout dans le monde. Si les réchauffistes étaient si influents selon les dires des anti, on aurait du voir les mesures qu’ils préconisent adoptées ce qui n’est pas le cas. En France, Sarkozy lui-même a affirmé que l’écologie ça commençait à bien faire et le remaniement ministériel qui vient d’avoir lieu va tout à fait dans ce sens.
Par conséquent les anti-réchauffistes n’ont aucun souci à se faire, les mesures préventives contre le réchauffement ne seront prises que lorsque qu’il sera trop tard et seulement si eux-mêmes en sont d’accord. Et ce ne sera même pas nécessaire ni utile car de toute façon ils pourront toujours demander à mettre en place des mesures correctives devenues indispensables et qui ont le bon goût de ne pas remettre en cause le système tout en faisant tourner l’économie.
Et dans un dernier sophisme, si tout est perdu, ils pourront toujours accuser les réchauffistes ne pas avoir été assez convaincants ni suffisamment efficaces pour imposer leur point de vue.
Rassembler en faisant semblant de diviser ? C’est du grand n’importe quoi : les explications les plus tordues resteront toujours les plus tordues.
En fait c’est un choix entre deux politiques qui a été fait : - un recentrage et plus de social avec Borloo = moins de réforme au forceps - un droitisation et continuer dans la même direction avec Fillon = plus de réformes dures
Le choix de Fillon est cohérent avec le discours de Grenoble et la fermeté sur la réforme des retraites. La preuve par l’interview de Sarkozy hier : il s’oriente maintenant vers la suppression de l’ISF et du bouclier fiscal ( cadeau de 3 milliards aux riches) et l’élargissement de l’assiette de l’impôt sur le revenu (baisse de revenu de ceux qui le payent pas et qui devront cracher).
Sarkozy et ses amis pensent que l’élection est perdue en 2012 parce qu’il savent que la situation économique va empirer et qu’il ne peuvent rien y faire. Alors perdu pour perdu, autant faire une vraie politique de droite au grand jour, inutile de faire semblant dans le social, ça sera toujours ça de pris avant d’être débarqué.
"Pour ce qui concerne la Constitution et son respect, le principe du fait
accompli n’est ni constitutionnel ni reconnu par le droit
international.Consultez les jurisprudences de la Cour de Justice Européenne à ce sujet.
Le droit international n’a que faire de notre constitution et nous respectons la jurisprudence de la cour de justice européenne parce que pour le moment nous pensons que nous avons intérêt à être dans UE, mais à la fin des fins rien ne nous y oblige car tous les traités peuvent et finissent toujours par être dénoncés, ce n’est qu’une question d’intérêt et de rapport de force.
En conséquence je ne peux souscrire à votre raisonnement, totalement
illégal, qui consiste à entériner un tel fait au motif que c’est une
réalité.«
Mon raisonnement n’est pas illégal et je n’entérine rien : je constate simplement une réalité qui n’est pas remise en cause en droit. D’ailleurs si vous aviez écouté Jean-Louis Debré l’autre jour vous auriez appris qu’il y avait deux lectures possibles de la constitution en fonction des circonstances : l’un présidentielle quand le parlement est du même bord, et l’autre parlementaire quand il y a cohabitation. »Ou la France est un état de droit, comme le répète tout représentant
sorti des urnes, ou - ce que je ne crois pas, même à vous lire - la
France est un ramassis de voyous."
C’est une fausse alternative, je dirais plus modestement que la France
est un État où le droit compte plus que dans d’autres, mais selon que
êtes puissant ou petit il ne s’applique pas de la même manière, ce qui
n’est pas une grande découverte.
Je constate, selon les faits passés, que la démocratie pratiquée
au sein des prétendus grands partis politiques, n’importe leur couleur,
n’existe pas dans la réalité. Les primaires sont une mascarade.
Oui, et alors ? Vous avez une solution pour changer le mode de fonctionnement des partis politiques ? Vous pouvez empêcher les partis de présenter leur candidats ? Au moins la mascarade de la primaire permet d’éviter le candidat imposé : la preuve par Ségolène Royal. La réalité est que le choix réside entre les membres les plus influents,
qui ne sont pas, nécessairement, les meilleurs et les plus compétents
mais souvent les plus intrigants et les plus tordus. C’est, de mon point de vue, une hypocrisie voire une arnaque.
Vous ne m’apprenez rien, et la réalité c’est qu’il ne pas en être autrement. Mais l’avantage de notre pseudo-démocratie par rapport à d’autres régimes, c’est qu’on peut les remercier à tour de rôle. En supplément, j’observe, à dénombrer leurs adhérents, que les partis ne représentent pas plus de 3,5 % du corps électoral.En conséquence, c’est une réalité civique les électeurs n’ayant aucune attache partisane sont les plus nombreux.
Ce sont toujours les mieux organisés et les plus motivés qui gouvernent et pas la masse informe des plus nombreux, ça toujours été comme ça et on n’y peut rien parce que c’est dans l’ordre des choses.
Je ne vois pas alors ce que vous entendez par meilleur ? Votre
affirmation devient à son tour très théorique. Croyez-vous sérieusement
que si Sarkozy se présente en 2012, soutenu par l’UMP, il en sera pour
autant le meilleur candidat ?
Le meilleur, c’est à dire le plus apte à remporter l’élection puis à
gouverner selon l’opinion et les intérêts de ceux qui l’ont choisi.
Mais dans le cas du sortant c’est une autre logique qui s’impose : il
est quasiment candidat de fait de son parti sauf s’il y a un putsch
contre lui, mais cela à peu de chance de se produire compte tenu des
conséquences négatives d’une telle action.
Pour mon opinion vis à vis de Sarkozy, j’aime autant que ce soit lui s’il est mauvais car je ne voterai pas pour cette droite là.
Pourtant le constat c’est bien : - tous les partis politiques présentent leur candidat - au PS et chez les Verts, le candidat représente le parti - tous les présidents élus ont été le candidat d’un parti - c’est le président qui choisit les ministres - mis à part de Gaulle il n’y a pas eu de président de tous les français (l’actuel étant le plus partisan de tous) - actuellement, c’est le président qui définit et conduit la politique de la France, le premier ministre n’est qu’une potiche - le mandat présidentiel ramené à cinq et le choix de l’élection présidentielle avant les législatives ont pour but et effet d’empêcher la cohabitation - il y aura des primaires au PS et si c’est sans intérêt pour la démocratie, cela à un intérêt majeur pour savoir qui présidera car le vainqueur en 2010 sera Sarkozy ou son challenger du PS - jusqu’à maintenant tous les candidats autonomes ont été balayés dès le premier tour avec un score confidentiel
Convenez qu’entre la théorie et la pratique, il y a gouffre béant. Et une théorie qui n’est pas le reflet de la réalité est une fiction.
A partir du moment où dans les faits le président accapare les pouvoirs, c’est la constitution qui est devenue un mythe.
Pas tout à fait : 1227 : Aix-en-Provence et Lambesc (intensité 10 : 5 000 morts) 1556 : Comté de Nice (intensité 9-10 : 150 morts) 1564 : Roquebilère, Comté de Nice (intensité 8 : 500 morts) 1909 : Salon de Provence, Lambesc... (46 morts)
Mais vous avez raison sur un point essentiel, ça ne concerne que la région PACA et celle-ci est effectivement beaucoup plus habitée qu’autrefois : en l’état actuel un séisme comparable à celui survenu en 1909 près de Salon-de-Provence pourrait faire de 400 à 1000 morts !…