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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
  • Modérateur depuis le 14/05/2010
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Derniers commentaires



  • eric 14 février 2010 13:38

    A colre,
    Je ne vous le fait pas dire ! c’est absurde ! Pourtant, si on suit Bourdieu, les femmes retraitées, principales détentrice de la richesse sociale, devraient être détentrice du pouvoir, du goût légitime et imposer leur mode de pensée et leurs choix politique à la société ! (d’ailleurs c’est en partie vrai...)



  • eric 14 février 2010 13:06

    Comme vous le notez implicitement, nous ne sommes pas ici dans la défense d’une thèse de troisième cycle mais dans l’expression d’humeur pour fin de week en neigeux et frigorifiant, ( en tous cas à Moscou) Je ne reviendrai pas sur Bourdieu dont chacun est libre de penser ce qu’il veut, même si qualifier la sociologie de science et la comparer à la neuro biologie...

    En revanche, en ce qui concerne la seconde partie, il se trouve que c’est « scientifique » ! Vous trouverez sans mal sur les site de l’Ined et de l’Insee, les taux de re mariage après divorce par tranche d’âge, suivant les sexes, etc... Ce que je résume comme une anecdote de comptoir est une réalité pour le coup scientifique ; les femmes divorcée « entre deux âge » ont du mal à se recaser. Je suis ici les leçons de notre bon maître Emmanuel Todd qui préconise le recours à l’annecdote dont chacun peut constater la réalité dans sa vie quotidienne face au discours langue de bois se parant de prétentions scientifiques.

    Vous tombez selon moi dans le travers de toutes les formes de pensée que l’on qualifie faute de mieux de « gauche ». Des pensées cléricales. On affirme une chose pour les autres et le contraire pour soi. Les socialistes scientifiques disent que la montée vers le socialisme est inscrite dans la matière et adviendra de toute façon, mais s’empresse de rajouter que malgré tout une élite éclairée peut accélérer cet avènement. Onfray explique doctement que depuis freud, on ne peut plus croire à la liberté et à la responsabilité mais se réclame lui libre et solaire. Vous expliquez scientifiquement que les rôles hommes femmes sont quasiment physiquement inscrit dans nos cerveaux,mais supposez qu’une frange particulièrement éclairée et remarquable de la population échapperait à ce déterminisme et serait à même de forcer, de façon volontariste le reste à s’aligner.
    C’est clérical, parce que cela sous tend aprés avoir décrit à quel point nous sommes tous victimes de déterminismes, qu’une frange échapperait « miraculeusement » à cela, se retranchant donc de la communne humanité et serait ou devrait être détentrice du sens. Les curés nous ont déjà fait le coup.



  • eric 14 février 2010 11:25

    A lucien denfer : il y a plein de chose que j’ai omis de signaler parce que mon commentaire était déjà trop long, mais pour la bonne bouche, et pour contribuer à démontrer que le but poursuivi par les féministe de combat n’est pas celui affiché :

    Les inégalités salariales en général n’ont jamais été aussi basses en France.
    Oui, mais nous dit on, les inégalités patrimoniales elles n’ont pas baissées autant. Elle sont sources de revenus non salariaux qui accroissent les inégalités. Soit.
    Or, le patrimoine est largement détenu par les gens âgés.
    Les hommes meurent plus jeunes.
    Donc les détenteurs de patrimoine, bénéficiaires de revenus patrimoniaux en plus de leur éventuelle retraite et retraite de réversion, sont vraisemblablement surtout des femmes.

    Notre pays appartient vraisemblablement en majorité à des femmes âgées !

    Qui dira le type de rapport de domination lié à la richesse, entre une mère abusive ou non, et son fils ? Ses petits enfants ? La part du PIB que nous versons aux femme retraitées qui vivent 80 ans grâce aux cotisation des hommes qui vivent 70 ? Les loyers que nous leur versons ? Etc.. sur une vie, il n’est même pas sur qu’il y donc de réelle disparités de revenu peut être même au contraire.
    Qui dira la fantastique injustice que subissent ces hommes qui se tuent au travail pour 20% de salaire de plus pour finalement laisser leur conjointe profiter du patrimoine et des pensions ainsi constituées ?

    Évidemment,on pourrait en faire une présentation positive. Le rôle d’amortisseur social des grands mères qui aident enfants et petits enfants, notamment en temps de crise. Mais alors, on évoquerait un rapport de solidarité intergénérationel et intersexe et pas un conflit. Il n’y aurait pas de bons et de méchants, pas d’injustice à dénoncer, si ce n’est qu’alors, il y a nouveau les mauvais qui ont une grand mère riche et les bons qui sont pauvres.

    Le but des féministes politiques les plus excitées n’est pas de lutter contre des inégalités, ( voir à nouveau l’abscence de lutte contre l’inexistence statistique d’instituteurs et de directrice d’école primaire dans une perspective paritaire) mais surtout de remettre en cause les fondement d’une société dont elle soupçonne qu’elle est responsable de leur propres frustrations sociales.



  • eric 14 février 2010 09:48

    Bourdieu ? Vous parlez de ce gourou dont la popularité est lié au fait qu’il a sut réactualisé les réponses autorassurrante de Marx et de Freud pour la part de la classe moyenne éduquée qui vit dans l’angoisse. Angoisse de savoir si son statut social insatisfaisant à ses propres yeux est lié à ses propres insuffisances ou au hasard, ou au contraire à la profonde injustice d’une société dominée par ceux qui ont les vrais pouvoirs. Bourdieu à l’avantage de leur épargner en partie l’humiliation supplémentaire de devoir se définir comme « exploités » ou « aliénés » ?

     

    Parlons en. Sa principale « découverte » empirique et que la plus part des parents s’efforcent de faire ce qu’ils peuvent pour que leurs enfants s’en sortent dans la vie au moins aussi bien qu’eux ! Qu’il est plus facile de devenir clown plombier ou patron de la dépêche du midi quand on a des parents clown, plombier ou directeur de la recherche du midi. Grande avancée !

    Sa principale analyse est que cela est extrêmement injuste.

     

    Prenons deux exemples extrêmes qui démontrent l’inanité de ces thèses. En France comme ailleurs, on peut s’en tirer en gros, par les diplômes et la carrière institutionnelle qu’ils garantissent dans le public ou le privé, ou par l’initiative individuelle.

    50% des polytechniciens sont enfants de profs (source éducation nationale) Pas de bourgeois, de dominant etc… Fait moins connu, une entreprise sur deux crée par des femmes l’est par des personnes issues de l’immigration au sens large (incluant les dom tom), source étude Medef. Bien sur, il y plus de salon de coiffure afro que de multinationale du cac 4O

    Mais une sur deux ! C’est-à-dire que les femmes qui font le plus preuve d’autonomie, d’une volonté d’indépendance, de s’en sortir par leur propre moyen sont à la fois celle qui sont les moins passée par l’école et qui viennent de sociétés ou les « habitus » féministes » sont en principe les moins prégnant !

     

    Femmes misogynes ? Je ne comprends pas en quoi cela infirmerait mon raisonnement.

     

    Masculinisation et enfants sans père. Cela me parait clair, quand les pères sont virés par les mères, le résultat des courses et que dans une majorité de cas ils perdent rapidement le contact avec leur père, sans qu’il soit simple statistiquement de déterminer les cas ou la mère est à l’origine du processus en se vengeant d’avoir divorcé et les cas ou le père laisse tomber les gosses trop heureux de ne pas les avoir à charge pour refaire sa vie.

     

    Que deviennent les jeunes hommes dans une société polygames ? Bonne question ! Heureusement, nous avons l’exemple des pays officiellement polygames et déjà un peu de recul chez nous. Quand les vieux riches trustent plus que leur part de jeunes belles, avec la facilité accrue qu’elles sont de plus en plus nombreuses à chercher le père qu’elles n’ont pas eu.  Les jeunes beaux deviennent célibataires, clients de prostitué, homosexuels ou objet sexuel pour femme mures, mais moins souvent que dans le cas de hommes, parce qu’en dehors du fait qu’elles sont mures, la garde des enfants ne favorise pas vraiment les amours transitoires. Tous phénomènes en forte croissance de nos jours. Dans certains cas, comme on le voit dans les films des années trente, ils deviennent l’amant de la maîtresse de papa….

    Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi la prostitution explose à nouveau en une époque de liberté sexuelle, comme à l’époque où les jeunes célibataires n’avaient pas accès aux femmes, (voir les mémoires de Stephan Sweig). ?

     

    Enfin, vous finissez en insistant sur la nécessité de violenter la société ! Si tous cela ce sont des habitus ancré dans les méandres de nos cerveaux, tout volontarisme, même dans l’intérêt, malgré eux, des impétrant, est en pratique un viol.  L’ingénierie sociale imposée « d’en haut » au nom de principes abstraits, cela ne marche jamais.

    Vous en donnez d’ailleurs la preuve. Si baisser le temps de travail de 5 heures n’a rien changé, on  ne voit pas pourquoi 2 heures de plus changerait quelque chose.

    Et même, cela produit des retours de bâton pervers. A preuve à nouveau le divorce. En définitive, cette « liberté » associée à la victoire à peu prêt systématique dans la garde des enfants présentée comme une avancée, fait que le nouveau pauvre type aujourd’hui est une femme divorcée obligée de devenir caissière dans un supermarché pour élever ses enfants sans pères. Belles avancée féministe…

     

    En plus, c’est mauvais pour la démographie. Son ex, conscient d’avoir accompli son devoir en la matière, mais « la nature finissant par parler », finit, mais pas toujours, la mort dans l’âme, par accepter de faire l’enfant qu’elle réclame avec insistance à sa jeune nouvelle compagne. Il est en général unique….



  • eric 13 février 2010 18:01

    Il me semble que le caractère un peu délirant du « féminisme politique », à la Beauvoir Badinter, etc...trouve sa source dans la contradiction originelle de son discours.

    Pour faire simple, la femme serait réduite au minora depuis des millénaires. Comme en réalité elle devrait être l’égale de l’homme, il faut donc sans cesse lutter pour arriver à ce résultat. Il faut la sortir d’un statut qui n’existe pas à l’état de nature et qui lui aurait été imposé par les hommes, « la société ». « On ne nait pas femme, on le devient ».

    Personnellement, je pense que c’est absurde. Mais surtout, c’est placer en tête de la réflexion féministe un présupposé qui contredit les conclusions et explique souvent l’absurdité des mesures préconisées.
    Cela revient à dire en effet que tout au long de l’histoire connue, les hommes auraient été à la fois plus forts, physiquement- pourquoi pas-mais aussi plus malins, car la domination, ce n’est pas seulement foutre une tarte chaque fois que la femmes ne veut pas allaiter, mais à les entendre aussi, les manipuler, faire appel à leur sentiments etc..., plus efficaces, plus persévérants dans leur désir de domination, plus solidaires entre eux pour maintenir les femmes à leur place, que celles-ci pour défendre leurs intérêts communs. Les femmes de leur côté auraient été trop bêtes ou trop faibles pour réagir, inconscientes de la réalité.

    Le discours féministe, pour tenir la route, est donc obligé d’une certaine manière,de faire au départ l’hypothèse d’une femme inférieure à l’homme dans bien des dimensions !

    Comme nous savons tous confusément qu’il n’en est rien, il faut expliquer la situation qui a prévalut pendant quelque millénaires. Dés lors qu’on n’admet comme différence que l’haltérophilie, il devient nécessaire que l’infériorisation des femmes se soit faite sous la contrainte physique. Il devient aussi indispensable que cette force physique, seule différence reconnue, soit nécessairement à l’origine du désir organisé de domination des femmes par les hommes, une sorte d’instinct. Ont débouche donc non moins nécessairement sur une vision des rapports hommes femmes comme un conflit. et un conflit violent et physique. Compte tenu de ces présupposés, Il faut que les hommes cessent d’être des hommes, plus portés à l’haltérophilie, donc plus spontanément violents pour que l’égalité soit assurée.

    Il faut donc que les hommes cessent d’être ce qu’on a défini qu’ils sont pour que les femmes deviennent ce que l’on prétend qu’elles devraient être mais n’auraient jamais été : égales....

    De façon très logique, les revendications en bout de ligne s’articulent autour de demandes de pouvoir, ( CA CAC 40, députés) donc de force donc de violence, donc de partage de ce qui est reproché aux mâles... ! Ne serait il pas plus féministe d’exiger une parité chez les instits (plus d’hommes) pour que les enfants grandissent dans l’idée que la société n’est pas typé par genre, et notamment une parité parmi les directeur d’école, qui sont un des milieux les plus discriminant pour les femmes ? Préférer porter le combat sur les places les plus rares et les plus symboliques du pouvoir, plus tot que dans la réalité quotidienne n’est ce pas aussi une sorte d’adésion au valeur machistes telles que prédéfinies ? Les revendications féministes deviennent souvent d’obtenir ce qu’elles imaginent être le propre de l’homme.... !

    Il me semble qu’un féminisme conséquent devrait partir de l’idée que les femmes et les hommes ont toujours été égaux même si différents. Reconnaître que l’état d’une société est le résultat des efforts et compromis conjoint de l’ensemble de l’humanité, hommes et femmes, mais aussi au delà enfants parentèle, proches : famille au sens large, pour vivre ensemble. Un état donné n’est possible que si les deux genres sont d’accord. Il y aura des voiles en terre d’islam tant qu’il y aura des femmes pour le souhaiter. Il disparaitront ou réapparaîtrons chez nous en fonction du compromis toujours remis sur le métier qui définit les rapports hommes femmes et au delà.
    Une approche en terme de famille, de ses évolutions etc..., me paraitrait plus constructive qu’en termes de genre.

    Je ne veux pas rallonger un commentaire déjà trop long, mais le résultat des courses, c’est que le discours féministe est aujourd’hui un des principaux paravent d’une « masculinisation des valeurs sociale » qui se traduit notamment, statistiquement, par une réintroduction de la polygamie étalée dans le temps au bénéfice des hommes. Le résultat du combat féministe est qu’aujourd’hui, ce sont massivement les femmes qui demandent et obtiennent le divorce, et la garde des enfants,permettant en pratique le remariage de leur conjoint libérés des contraintes familiales avec des plus jeunes.

    Il est assez logique, qu’une analyse des rapports homme femmes comme rapport de force entre deux individus plus tot que comme modalité du vivre ensemble évolutif au sein d’un noyau familial, conduisent à une désagrégation familiale. Il est vrai qu’elle est porté par des milieux qui sont aussi en général hostile à la famille (transmission, reproduction sociale, tradition, héritage, bref, tous ce qui ne plaît pas parce que limitant la liberté).

    Conclusion ? Pourquoi pas ! On nous propose une nouvelle définition des rapports hommes femmes. Elle a quoi, 50 ans, un sciècle de recul ? C’est peut être un grand progrés au terme duquel nous serons tous plus heureux. C’est peut être une catastrophe conjoncturelle qui produira des générations d’enfants élevés sans référents masculins avant un retour de mode.

    En tous cas, ce n’est pas une vérité révélée, et si il y en a un qui veut m’interdire de penser qu’allaiter quand c’est possible c’est plus tot mieux, ou m’obliger à prendre une femme ou un homme dont je ne veux pas dans ma boite au nom de ces trucs......

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