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Eric F

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L'"agora" est l'espace public de dialogue et de communication. Certains s'y proclament expert ou maître à penser, tel n'est pas mon propos, étant un citoyen concerné par l'intérêt général.
J'ai toujours été et je demeure gaulliste, en adaptant aux situations et circonstances de l'époque. Notamment en évitant les ornières du catastrophisme aussi bien que du déni concernant la crise sanitaire, ou encore en rejetant les antagonismes entre blocs géopolitiques, et en préconisant la diplomatie et la négociation plutôt que les conflits.

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  • Premier article le 03/10/2017
  • Modérateur depuis le 19/10/2017
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Derniers commentaires



  • Eric F Eric F 28 octobre 2017 21:21

    @Pierre
    Le caractère « juste » d’un impôt dépend des valeurs défendues dans la société, dans le cas de l’ISF, lorsqu’il a été introduit, c’était pour compenser le cout du RMI (devenu RSA) à titre de « solidarité » comme son nom l’indique avec les plus démunis. L’introduction avait un caractère symbolique, sa suppression est donc tout aussi symbolique d’un recul de la solidarité. Alors, il est peu efficace en effet, et sa suppression vise à réduire l’« exil fiscal » des plus fortunés, je pense qu’il est méprisant de qualifier de « franchouillard » ceux qui regrettent la suppression de l’impôt sur les très gros capitaux financiers. Il ne s’agit pas de « détestation » des riches (un blogueur parlait même de racisme anti-riche), mais d’un désir de justice fiscale, car les plus fortunés contribuent MOINS, en proportion, que les catégories juste en dessous.



  • Eric F Eric F 28 octobre 2017 11:20

    @air pur
    je pense qu’un partie du problème est là, il y a une forte demande mondiale, et les industriels ont davantage de marge en vendant à l’export. Le bon côté est que les exportations agroalimentaires peuvent contribuer à rééquilibrer notre commerce extérieur et espérons-le redonner des revenus à nos agriculteurs. Un autre aspect est de créer la crainte de pénurie, propice pour augmenter les profits.

    Une chose est amusante, c’est la « mode » en matière nutritionnelle : le cholestérol est désormais réhabilité, alors que des générations ont été stressées sur ce point. Les « bonnes » huiles végétales et les « mauvaises » matières grasses animales ont été longtemps le crédo des nutritionnistes et du corps médical. Demain, on va nos parler de l« ’huiledolivegate » et lui trouver toutes les turpitudes !



  • Eric F Eric F 28 octobre 2017 10:52

    @foufouille
    il est intempestif de *personnaliser* les remarques, il se trouve que je n’habite pas dans un quartier bourgeois mais dans un hameau dépendant d’une commune périurbaine. La question n’est pas là.
    La valeur locative n’est pas le seul critère, à valeur égale, il y a des niveau très différent selon les communes/collectivités, et contrairement à ce que vous semblez supposer, certaines communes huppées ont des barèmes de taxe d’habitation peu élevés, c’est le cas de Paris, parce que la commune bénéficie d’autres sources de financement par les entreprises et le commerce. Marseille et Lille qui sont des villes populaires ont des taxes d’habitation parmi les plus élevées. Il y a également des disparités dans la taxe foncière, pas forcément dans les mêmes communes, c’est l’imbroglio le plus complet, les métropoles régionales sont généralement plus chères dans les deux cas.
    C’est ce genre de disparités « à standing égal de logement et de quartier » qui a conduit à qualifier d’injuste cet impôt, à juste titre- donc c’est cela qui aurait du être réformé. Or avec ce qui a été décidé, les communes riches auront de nombreux contribuables à la taxe, les communes pauvres en auront peu, augmentant de ce fait les inégalités de moyens entre les communes.



  • Eric F Eric F 28 octobre 2017 10:27

    @JL
    Bonjour. J’ai apporté des précisons dans le commentaire que je viens de poster qui figure un peu plus bas. Ce ne sont pas d’abord les inégalités de ressources, mais le financement de l’état, qui est la première justification de l’impôt. L’inégalité de ressources pour sa part justifie le caractère doublement progressif de l’impôt (il est basé sur le montant du revenu, le taux augmente selon la « tranche » de revenu, contrairement par exemple à une assurance automobile où le tarif est le même pour tous).
    Donc on est d’accord que l’égalité ne signifie pas que tout le monde devrait payer le même impôt, mais qu’à condition égales l’impôt doit être égal, ainsi dans l’exemple de la taxe d’habitation, c’était principalement basé sur les caractéristiques du logement, avec des dégrèvements pour les faibles revenus.

    Sur la question de la défiscalisation des heures sup , je suis d’accord avec vous , cela faisait partie des « niches » qui distordent les principes, tout comme c’est le cas de la flat tax. En outre concernant les heures sup cela incitait à ne pas embaucher.



  • Eric F Eric F 28 octobre 2017 10:14

    Pour répondre aux judicieuses remarques formulées lors du processus de validation de l’article, je précise que le propos de cet article est de se placer dans le cadre de la société telle qu’elle est organisée, et du système fiscal en place, non d’en discuter le bien fondé, ce qui serait un bien plus vaste débat. Dans ce cadre, je rappelle très brièvement les principes relatifs à l’égalité devant l’impôt (pour plus de précision, on peut consulter l’article dont j’ai donné le lien sur le site du Conseil Constitutionnel), puis je développe un peu la notion de « rupture du principe d’égalité » en l’appliquant à la réforme de la taxe d’habitation, et j’évoque enfin de récentes intervention du Conseil Constitutionnel sur cette question.

    J’aurai pu rappeler en préambule que l’impôt a pour finalité essentielle de financer les services et actions de l’état, le caractère « redistributif » vient par surcroit, d’une part du fait de la « progressivité » des taux d’imposition (un peu battu en brèche par des « niches », par la flat tax, etc.), et d’autre part avec l’attribution d’aides et allocations. Le budget de la Sécurité Sociale est supposé distinct de celui de l’état et est en principe alimenté par des charges de type « assurantielles » , mais de plus en plus les notions sont intriquées, notamment avec la CSG et ses clones (CRDS, contributions sociales, etc.).

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