• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
----------------------------------
 
« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 23 1335 1684
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 13 13 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 décembre 2012 13:14

    @ Citoyenrené :

    Regardez, si je fais la somme de temps que j’ai passé sur l’article que j’ai posté ici, je dois en être à 4 bonnes heures. 4 heures en un week-end, et ce n’est pas fini. Il est là le débat, dans le temps, l’énergie, la réflexion consacrée. Or, sérieusement, pensez-vous que les Français soient nombreux à faire de même ? Nous avons, vous et moi, une vie privée également ! Imaginez pourtant ce que gagnerait la démocratie à ce que le temps consacré par la plupart à « liker » sur Facebook ou à regarder les bêtises de la télé le soit à des initiatives invitant réellement au « débat » ! Eh bien vous ne pouvez pas l’imposer ça, ça doit venir spontanément d’êtres raisonnables, et je ne crois pas que la majorité silencieuse en soit capable, je veux dire soit capable d’un tel effort, d’une telle volonté.

    Il ne faut pas se fier au succès d’Agoravox. Je suis persuadé qu’il n’y a pas 5% des Français à en connaître le principe. Pas par manque de publicité, mais par manque d’intérêt, tout simplement. Nous sommes, vous et moi, des passionnés, mais également des « originaux » dans notre genre, croyez-le bien. Est « original » tout ce qui n’est pas conformiste, comme le fait de ne pas avoir de page Facebook, le fait de ne pas avoir la télévision chez soi, le fait d’avoir une bibliothèque avec des livres sans images, etc.

    Notre société s’adresse à nous en nous disons : « Vous êtes passionné de politique, grand bien vous fasse. D’autres sont, au même titre, passionnés de sacs à main, de poneys ou de casse-têtes chinois. Et tout va bien dans le meilleur des mondes ». Seulement la politique, elle, concerne tout le monde, ce qui n’est pas le cas des sacs à main, des poneys ou des casse-têtes chinois...



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 décembre 2012 13:01

    « J’imagine que la découverte de l’immortalité sera l’étape qui fera tomber le masque. »

    ... Vous ne croyez pas si bien dire : la science est l’outil rêvé pour détruire les derniers germes de déterminisme naturel en l’homme. J’ai longtemps pensé à ce qui va arriver lorsque l’on aura permis véritablement à chacun de changer de sexe comme bon lui semble, de favoriser la fécondation et la parturition des mâles pour satisfaire au besoin d’uniformisation de l’espèce... Je serai peut-être mort avant, pas sûr ! Et les libéraux y trouveront leur compte, tout comme les progressistes de gauche, assurément.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 décembre 2012 12:35

    « La violence en démocratie est-elle légitime ? »

    Autre formulation possible : « La fin justifie-t-elle les moyens ? »



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 décembre 2012 12:31

    @ citoyenrené :

    Lorsque je parle « d’intérêt pour la politique », je ne parle pas de « politique au service de certains intérêts », ma démarche n’est pas utilitariste. Un tel intérêt se reflète nécessairement dans une quête permanente, beaucoup de temps à elle accordée, d’efforts à faire, de « prise de tête », d’abnégation, de lectures, d’études... ce sans être un « professionnel » de la chose, surtout pas même !
    Mais voilà : aujourd’hui, la majeure partie de nos concitoyens ne comprennent pas l’intérêt de lire, de débattre, de reconnaître publiquement ses erreurs et d’exposer rigoureusement ses points de vues, de ne connaître aucun tabou et d’œuvrer pour une liberté d’expression responsable,... comme si la faculté de concevoir ce que peut être le Bien commun était quelque chose dont tout être humain disposait spontanément, sans amorce ni entretien journalier.
    Citoyenrené, la politique, à mes yeux, n’est pas un moyen, c’est une fin, c’est la fin absolue.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 décembre 2012 12:12

    @ Machiavel :

    Je suis à vous...
    Et je vais tenter de répondre dans l’ordre aux différents problèmes que vous soulevez... en me mettant quelque peu à la place de Condorcet, puisque c’est lui que vous interpellez (ce qui ne veux pas dire que je sois d’accord avec tout, comme vous vis-à-vis de Francis Cousin).

    1. « Quelle est l’instruction qui permettrait à la raison d’épauler le nombre ? »

    Une instruction universelle et par degrés, s’adaptant aux facultés naturelles de chaque élève, c’est-à-dire une instruction pour tous ET pour chacun. Vous pourriez me répondre que c’est déjà le cas... Eh bien non, je ne pense pas : croyez-vous que Condorcet approuverait la fin des devoirs a la maison pour satisfaire au besoin d’égalité ?...

    2. « Pourquoi la Raison doit guider le nombre et non pas, par exemple, la Révélation ? »

    Il faut savoir que la religion est la bête noire de Condorcet, tout comme Voltaire. Les croyances sont à ses yeux l’ennemi déclaré du savoir objectif. Il lutte contre l’influence des prêtres... MAIS tout autant que contre celle des dévots de son temps, c’est-à-dire les partisans d’un nouveau culte, celui de l’endoctrinement égalitaire.

    3. « Sur quels critères devait s’élaborer cette instruction nationale ? »

    Là, c’est assez long et j’aurais du mal à vous répondre, ses cinq Mémoires détaillent exhaustivement tout son projet. Pour aller à l’essentiel : établir un socle de connaissances communes (fondamentaux), puis, de proche en proche, faire en sorte que chacun puisse faire montre de ses qualités au maximum. Pas de collège unique, une formation continue tout au long de la vie, un accent mis sur les sciences et la musique qui « adoucit les mœurs » (c’est de lui), comme chez Aristote, etc. Le but affiché : rendre chacun, non pas « soi-même », ou « heureux », mais « autonome ».

    4. « Qui déterminerait ces critères... ? »

    C’est ici que Condorcet se met Marat à dos, en tablant sur les académies et sociétés de scientifiques... Mais comment s’assurer qu’ils soient tous aussi compétents et intègres que Condorcet lui-même ? C’est là que je dis qu’il voyait le monde à son image, mais on peut également voir en Condorcet la preuve vivante que le talent au service du bien commun existe, et que les plus intelligents ne sont pas forcément des spoliateurs en puissance !

    Entendons-nous bien, je ne souscris pas à tout ce que dit Condorcet : je dis qu’il était conscient, mieux qu’aucun autre, de l’exigence de marier raison et nombre pour parvenir à une solution politique viable. Je dis qu’il ne peut pas être soupçonné d’avoir agi pour son propre compte, lors même qu’il prenait en considération les disparités intellectuelles de ses compatriotes, ce qui est une prouesse à l’époque, et quelque chose d’odieux de nos jours (malheureusement). Son dessein était bel et bien « libéral » au vrai sens du terme : rendre les uns et les autres « autonomes », surtout pas « endoctrinés » (contrairement à Robespierre). Mais sa foi aveugle en le progrès l’aurait de toute façon perdu.

    Enfin... « Existe-t-il une science politique ? »

    Vaste et passionnante question. Ceci va à l’encontre de la naturalité politique de l’homme à laquelle je crois profondément... Mais « l’homme » ne veut pas dire « tous les hommes ». L’homme est un animal politique dans la mesure où il est condamné à vivre en société (préférons « communauté »), mais les talents de certains et le temps qu’ils peuvent consacrer au Bien commun (ce que Condorcet prenait également en compte) doit être exploité au mieux... dans l’intérêt de tous. Et l’on retombe sur le problème qui fait débat : est-ce que certains hommes sont suffisamment honnêtes pour se consacrer réellement au Bien commun, ou sommes-nous tous pourris ??? Où l’on voit que la politique et l’éthique s’articulent fatalement l’une à l’autre.

    À plus tard,
    Éric

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv