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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 25 novembre 2012 18:20

    Et pendant ce temps-là, chez les Bisounours...



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 25 novembre 2012 11:45

    @ velosolex :

    Pourquoi tenez-vous à tomber dans l’outrance et la caricature ?
    Je ne dis pas qu’il doit y avoir plaisir à mettre un homme à mort, fût-ce la plus immonde créature que la terre ait engendrée.
    Ce débat mérite un traitement rationnel (que symbolise précisément la chouette d’Athéna), et pour ce faire, il convient de rejeter dos à dos celui qui prétexte l’horreur d’une pendaison et celui qui met en avant la souffrance de la famille d’une victime.
    Il ne s’agit pas de vengeance, mais de justice. Lorsqu’un criminel prend la vie de l’un de ses congénères, gratuitement, volontairement, irrémédiablement, il déclare la guerre à la société. Celle-ci est en droit de se défendre : elle ne lui a rien demandé, s’est évertuée à le traiter à l’égal d’un autre... jusqu’à ce qu’il « dérape » (pour emprunter au vocabulaire bien-pensant).
    À partir de ce moment-là, il doit assumer le fait que la communauté de ses semblables entreprenne sa destruction ; il les a invités à une lutte à mort, à l’issue de laquelle il sera forcément perdant.

    J’ai à présent deux arguments à vous soumettre auxquels, si vous en avez le temps, j’aimerais que vous répondiez... de manière dépassionnée bien sûr, et sans la condescendance de quelqu’un persuadé de parler à un barbare du Moyen Âge :

    1. Lorsque le pays entre guerre, justement, il mandate sans vergogne des citoyens pour partir le représenter aux quatre coins des frontières, les armes à la main. Il sait pertinemment qu’ils ne reviendront pas tous : c’est une peine de mort à laquelle la plupart des gens consentent - sauf à permettre, par exemple (au hasard), à l’occupant nazi d’annexer notre pays. Je dis que l’assomption de la mort, donnée dans un tel cas, est au moins analogue à celle donnée dans le cas d’un criminel récidiviste : pourquoi tolérer que des innocents perdent la vie dans un cas, et qu’un criminel passe au travers dans l’autre ?

    2. Contre la peine de mort, certains abolitionnistes opposent la prison à vie. Dans un pays comme les États-Unis, ce choix est possible et cohérent - être condamné à 314 ans de prison est certainement équivalent à la mort de l’individu. Au moins est-on sûr qu’il ne recroisera pas la route de la partie saine de la société (je parle de monstres en l’occurrence, pas nécessairement du moindre meurtrier). Mais en France, cela reste impossible. La démocratie à la française s’y oppose. Oublieuse au possible, et le temps passant, elle efface le meurtre et fait peu à peu du bourreau d’hier la victime du moment. La Cour Européenne des Droits de l’Homme est là, ensuite, pour faire d’un monstre un homme comme les autres, qui souffre et mérite une seconde chance. Sans compter la compassion des gouvernements qui passent... Bref, l’argument de la prison à vie, en France, est une bouffonnerie. Elle n’existe pas et ne pourra exister, sauf à adopter les méthodes d’outre-Atlantique.

    Question subsidiaire : êtes-vous pour l’avortement et l’euthanasie ?

    Cordialement,
    EG



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 24 novembre 2012 23:10

    @ bonnes idées :

    Détrompez-vous : vous faites partie de la majorité silencieuse, maintenue dans le silence par les ministres de la mauvaise conscience. Plus d’un Français sur deux est pour le rétablissement de la peine de mort, et il est assez déplacé de prétendre que ces gens n’aiment pas le genre humain.
    On entend souvent « pratiques d’un autre âge »... En tous cas, les Michel Fourniret, eux, sont bien de « notre âge ». Ils ont une enveloppe humaine, mais ils n’en n’ont que l’enveloppe. J’ai, moi aussi, peu de scrupules à penser à leur mort.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 24 novembre 2012 18:35

    @ velosolex :

    Vous dites que les Américains ont horreur de recevoir des leçons de morale, je suis d’accord. Mais quel pays aime ça ? Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la France, elle, adore en donner !!! Nous sommes mondialement connus pour ça et ça nous rend antipathiques aux yeux des autres, Américains inclus.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 24 novembre 2012 18:32

    @ velosolex :

    L’argument de l’erreur judiciaire me semble un peu bancal. À ce compte-là, il demeurera toujours un doute sur la culpabilité d’Hitler !
    Quand on est certain d’avoir coincé un pervers, la main dans le sac, et ce pour la deuxième fois de sa vie, les scrupules s’amenuisent autant que face à une bête enragée. On appelle ceci la salubrité publique.

    Si vous avez une heure et demi devant vous : débat sur la peine de mort.

    Sinon, je suis assez d’accord avec le reste de vos propos (critère économique et gens qui moisissent en prison). J’ajouterais cependant que si nous adoptions le cumul des peines, comme aux USA, la prison à vie aurait un sens et serait applicable. En dehors de ça, la peine de mort me semble le seul recours (et ne concernerait probablement que très peu de cas, le but n’ayant rien à voir avec le fait de vider les prisons).

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