Et 100% des journalistes mainstream français n’ont aucun doute, mais alors strictement aucun (allant jusqu’à insulter ceux qui doutent), à propos de la version officielle. Comme quoi nous avons les meilleurs journalistes du Monde !
Petite remarque (mesquine) à l’étudiant de Sciences Po (et au correcteur de Word) :
« en terme de libertés publiques »
Copié sur Internet :
Toujours en termes de.... (Rapprocher de : Je suis en excellents termes avec elle. Elle est en très bons termes avec ses sœurs.)
Initialement, il s’agissait des termes d’un langage spécifique (un jargon professionnel ou scientifique, au sens non péjoratif du terme). En termes de philosophie, pour reprendre l’exemple académique cité par Grevisse.
L’expression a pris, dans la langue moderne, un tour plus extensif (voir votre question qui porte sur une problématique particulière et ses enjeux ou solutions, et non sur l’expression à partir de mots choisis dans un vocabulaire approprié. Le Bon Usage
constate, du point de vue de la norme, l’illicéité de cette extension
qui n’en est pas moins devenue courante aujourd’hui... mais nécessite
dans tous les cas le maintien du pluriel initial : l’écrit porte les
traces de l’histoire de la langue !
Même à propos d’un mot particulier, terme se met au pluriel dans l’expression en termes de « dans le vocabulaire de (telle spécialité) » : En termes de Philosophie, il se dit de Toute doctrine qui consiste à ramener la notion du bien à celle de l’utilité (Ac. 1935, [au mot] utilitaire).
— Cela vaut aussi pour l’application élargie que connaît depuis peu
cette locution et qu’ignorent encore les dict[ionnaires] : °En termes d’efficacité, je préfère la banque X [1].
Grevisse et Goosse, le Bon Usage, 14e édition, § 512, b, 3°.
Ces chiffres ne veulent absolument rien dire. Au-delà de 70ans, chaque pékin se trimballe avec une valise de médicaments. Certaines de ces drogues évitent une mort prématurée, d’autres participent du confort de vie. Ce cocktail médicamenteux a évidemment un revers, affaiblissant ou menaçant certaines fonctions de l’organisme, entraînant hospitalisations et parfois décès. Pour ces cas limites, bien malin celui qui peut affirmer qu’il n’aurait pas fallu prescrire tel ou tel médicament, et croit pouvoir dire de façon fiable quel cocktail médicamenteux aurait augmenté l’espérance de vie du défunt. Cela me rappelle les affirmations aussi péremptoires que non fondées sur les centaines de milliers de victimes de la pollution.
En fait de convergence, j’en vois deux. Les classes supérieures
des pays émergents convergent vers le niveau de revenus des classes moyennes supérieures
des pays développés. Cette première convergence se fait plutôt par le haut :
un ingénieur marocain employé par une multinationale au Maroc demande déjà le
salaire standard des pays développés. La seconde convergence est le
développement d’un lumpen prolétariat dans les pays développés. Des filets
sociaux masquent encore cette réalité, ce masque risquant de s’effriter avec l’austérité
rampante. On évolue donc partout vers le creusement des inégalités. Si l’oligarchie
mondiale poursuit sur le mode « business as usual », avec en sus le
risque environnemental/énergétique, elle risque de tout perdre car le processus
actuel devra s’arrêter et s’inverser, d’une façon ou d’un autre. Si l’oligarchie
prend conscience de la précarité de ce processus (peu d’exemples dans l’histoire),
elle aura à gérer des bouleversements. L’histoire montre que les oligarchies
savent mettre en œuvre et gérer un bouleversement particulier : la guerre.
Sauront-elles procéder autrement ? Je suis très modérément optimiste.