1°) C’est cette histoire de dilatation qui vous dérange le
plus on dirait. Le problème c’est qu’elle est mesurée tous les jours
dans des conditions assez diverses (temps de vie des particules en
mouvement, décalage des horloges GPS...)
En fait la longueur d’onde perçue de chaque objet varie selon leur vitesse réciproque. Et la période de l’onde varie de concert. (on a lambda = cT). On peut voir une succession d’évènement comme une onde d’une certaine période.
Or, on ne connaît la période de l’onde émise qu’au niveau du satellite, et l’on mesure la longueur d’onde au niveau du récepteursitué au sol : nous avons des mesures effectuées dans des repères différents. Et donc le rapport de la longueur d’onde (mesurée au sol) sur la période (connue par le satellite) n’est plus égal à C !
Mais c’est que nous sommes dans un pseudo repère : le temps (la période) mesuré là-bas, la distance (la longueur d’onde) mesurée ici.
Par conséquent, pour quelqu’un au sol, ce qu’il imagine de la période émise par le satellite semblera plus grande qu’elle n’est en réalité (dilatation de la période), s’il fait le bête calcul, et inversement, pour quelqu’un dans le satellite, ce qu’il imagine de la longueur d’onde reçue au sol sera plus petite que celle perçue en réalité (contraction de la longueur d’onde), s’il fait le bête calcul.
C’est ce qui oblige donc à faire quelques compensations dans les calculs. Mais cela n’a rien à voir avec la distance ou le temps, mais avec le fait que l’on connaît la période et la longueur d’onde dans 2 repères différents, ce qui nous met dans des pseudos-repères sans réalité physique et oblige donc à compenser.
Et encore, ce n’est pas si simple, vu que le milieu change entre le satellite, qui est dans l’espace, et le sol... Ce qui fait, il me semble, que le GPS doit être étalonné.
En tout cas, cela n’a pas de rapport avec l’expérience de Michelson, ni de près ni de loin, puisque on ne pourrait pas assimiler le satellite à l’éther et l’interféromètre au récepteur.
L’interféromètre est à la fois le satellite et le récepteur, il envoie et il reçoit, il est d’un seul bloc, l’air ne bouge pas autour de lui, donc il n’y a pas de raison de prendre 2 référentiels distincts.
2°) Tout est dans cette question, éminemment subjective : la
contraction du temps ne vous semble pas simple, par contre manipuler des
dipôles oui
Disons que le temps (comme concept général) n’est pas un objet d’étude de la physique, de même que la distance. Le temps et l’espace sont des concepts, connus à priori par chacun, qui nous permettent d’ordonner les rapports des choses physiques entre elles. Pour mesurer une étendue temporelle ou spatiale, l’on a toujours besoin de se référer à une chose physique.
En revanche, un dipôle est une chose physique bien identifiée. Sa nature est de comporter deux charges électriques à une certaine distance. Maintenant, si l’on fait varier un dipôle, l’on obtiendra toujours un rayonnement, dont la direction sera perpendiculaire à l’axe du dipôle. C’est ce qui est appliqué tous les jours dans n’importe quelle antenne.
Par conséquent, si l’on veut penser la lumière comme un phénomène de proche en proche, il faut imaginer qu’un dipôle qui varie, implique la variation d’un dipôle à coté, lequel induit celui d’à coté, puis celui d’à coté,...etc
Ainsi, l’on peut définir l’Ether, le support de la lumière, comme cette propriété de toute matière, y compris le vide, de comporter des dipôles (protons/électron pour l’hydrogène, H30+/OE- pour l’eau, positon/electron, ...). C’est grâce à ces dipôles que la lumière peut se propager.
Cela explique bien pourquoi la lumière, contrairement au son, est directionnelle. En effet, la pression agit de manière isotrope, et donc une onde acoustique a une symétrie sphérique. En revanche, la « pression » d’un dipôle ne l’est pas : il rayonne au maximum dans son plan perpendiculaire, et donc la lumière se propage avec une symétrie cylindrique autour de son axe de propagation.
3°) sans particule virtuelle pas de polarisation du vide. Vous inversez les faits et les hypothèses. La polarisation du vide est un effet mesurable. L’hypothèse suggère des particules virtuelles.
C’est important : on peut remettre en cause l’hypothèse, mais on ne peut pas nier l’effet.
@Soi-même : La lumière est visible dans la plage des longueurs d’onde de l’ordre de la taille de nos récepteurs oculaires (les bâtonnets et les cônes). L’antenne de base, la plus simple, est à peu près de la taille du dipôle qu’elle perçoit (Mais on peut s’en écarter en rajoutant de l’électronique).
Je ne vois toujours pas en quoi le concept d’éther serait là, larvé dans la relativité..
Bien-sûr que cette conception de l’éther est toujours là, du fait de la contraction des distances/dilatation du temps
Reprenez la logique historique (en compact) :
L’éther est un corps (Fresnel) Ca devrait se composer, mais ça ne se compose pas (Michelson) Si contraction des distances ça ne se composerait pas (Lorentz) Si contraction des distances et dilatation du temps, sinon problème logique (Poincaré) Il y a contraction/dilatation donc le corps éther peut être omis du modèle (Einstein)
Malgré tout, Einstein affirme, vers 1920, qu’il faut bien un éther pour servir de propagation à la lumière...
A cette logique compliquée je préfère : L’éther n’est pas un corps, mais un État. Donc ça ne se compose pas.
N’est-ce pas plus simple ?
Un état de quoi ? Un état de mouvement des dipôles électriques ()
A priori, il y a des dipôles dans le vide. En effet, nous avons les phénomènes : - de polarisation électrique du vide. - de polarisation magnétique du vide (effet Aharonov-Bohm). - de biréfringence magnétique du vide. D’ailleurs, le vide est un diélectrique, non ? C’est pas plus étrange que les particules virtuelles de la quantique...
Les définitions classiques en physique désigne matérielle toute chose à laquelle on peut attribuer des propriétés physiques. Or, l’on attribue des propriétés matérielles au vide (permittivité, perméabilité,...etc). Donc le « vide » est matériel. Certes le mot « vide » est mal choisi...
Si l’on ne peut pas lui attribuer la propriété de masse, peut-être faut-il lui attribuer des propriétés de charges, transitoires et dénuées de masse ?
Donc, je dirais que le vide est comme un « cristal » fait de charges impondérables, et que la lumière consiste en un réarrangement de ce « cristal » : les dipôles s’alignent de proche en proche pour compenser l’absence de neutralité électrique.
Vous commencez votre réponse en disant qu’on ne peut sentir un photon...
Le problème n’est pas la matérialité du photon, mais son caractère de corps. Un corps est défini comme une chose qui occupe, de manière exclusive, un certain lieu à un certain moment : il ne peut y avoir deux corps au même endroit en même temps. C’est totalement différent de l’onde : une onde est le transport d’une qualité de corps en corps.
Donc je disais que si le photon était un corps, vous pourriez le tenir dans votre main et jongler avec. Or tel n’est pas le cas. Si vous essayez d’attraper un photon, il s’évanouit et se transforme en chaleur dans votre main. Etant donné que la chaleur est une qualité d’un corps, et non pas un corps, cela implique que le photon soit lui aussi la qualité d’un corps : sa transformation en chaleur est liée à l’interface entre les deux corps, laquelle traduit la qualité « photon » dans le premier corps en une qualité « chaleur » dans le second.
Biloute : si le photon était un corps, vous pourriez l’arrêter, et le prendre dans votre main. Vous pourriez même jongler avec... Or tel n’est pas le cas...
Vous pouvez parler de « fort flux de photons de basse énérgie, avec un comportement statistiquement ondulatoire », mais c’est dire de manière très compliquée quelque chose de pourtant peu explicite.
Mieux vaut parler d’une « onde de réarrangement des dipôles électriques dans la matière », laquelle est forcément de symétrie cylindrique, et se propage préférentiellement perpendiculairement aux dipôles, vu que le rayonnement dipolaire n’est pas isotrope...
Pour l’expérience de Michelson : Nous ne réfléchissons pas de la même manière. Moi, je reprends toujours l’avancée des sciences dans l’ordre chronologique, en suivant de proche en proche la transformation des notions. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Donc pour l’éther : nous avons le postulat, « c’est un corps, support de la lumière » (Fresnel XIXème) Dans la réflexion logique : Si l’éther est corps, alors l’éther est sujet au mouvement et la vitesse de la lumière se compose donc avec le mouvement des corps. Or l’expérience de Michelson ne montre pas ce genre de composition de mouvement. (Michelson, 1891/1897) Hypothèse de Lorentz : cette composition de mouvement existe, mais il y a une contraction des bras de l’interféromètre qui la rend invisible (1898). Remarque de Poincaré : ça pose des problèmes logiques, il faut que les transformations de Lorentz soient un corps mathématique afin que les lois restent indépendantes du référentiel = relativité restreinte (1905) : tout se passe comme s’il n’y avait pas d’éther. Intervention d’Einstein : le concept d’éther est inutile. ------------------------------------------------------------------------------------------------------ Ca c’est la logique chronologique, comme ça c’est fait.
Maintenant, si on y réfléchit bien, avec du recul, il suffit juste de changer la définition de l’éther. Puisque la vitesse de la lumière ne se compose pas avec le mouvement des corps, c’est donc que l’éther n’est pas un corps, mais un État, ce qui explique parfaitement le résultat nul de l’expérience de Michelson. Il n’y a donc pas lieu de supputer la contraction des bras de l’interféromètre et le relativité est donc inutile.
C’est en effet à mon avis plus simple de dire :
L’éther n’est pas un corps, mais un état, donc le mouvement lumineux ne se compose pas avec le mouvement des corps.
Plutôt que :
L’éther est un corps, donc le mouvement lumineux se compose avec les mouvement des corps, mais, par miracle, la dilatation du temps et la contraction des distances font qu’on ne perçoit pas cette composition des mouvements !
Ca se compose + mais quelque chose fait que ça ne se compose pas Peut logiquement être reformulé en « ça ne se compose pas ».
Selon les définitions classiques, lorsque l’on peut prêter des propriétés physiques à une chose, comme dans notre cas pour le vide une perméabilité magnétique ou une permittivité électrique, alors il s’agit de matière. Il y a des matières impondérables.