D’autre part, si nous devions croire la laïcité ce que vous en dites, à savoir, « La Laïcité est l’état d’esprit consistant à ne pas faire interférer ses croyances religieuses dans la vie sociale », elle n’est autre que l’obligation d’être hypocrite.
Le Verbe (logos) fait en effet du catholicisme une religion tout-à-fait rationnelle.
Une simple application du théorème d’incomplétude de Godel devrait vous permettre de trancher entre le « su » et le « cru » :
Dans n’importe quelle théorie récursivement axiomatisable, cohérente
et capable de « formaliser l’arithmétique », on peut construire un
énoncé arithmétique qui ne peut être ni prouvé ni réfuté dans cette
théorie.
Si déjà ce n’est pas vrai en arithmétique, combien de fois cela ne l’est-il pas dans le modèle des sciences humaines...
En Bref, toute idéologie repose sur un système d’axiome et de postulats à sa base qu’elle n’est pas en mesure de démontrer par elle-même. Il y a toujours un parti-pris initial à sa base.
L’axiome de base du christianisme est la révélation chrétienne, telle qu’interprétée à l’époque, la venue du Christ sur terre, fils de Dieu.
L’église est l’État du Christ.
Vouloir exclure toute relation de l’État de Françe avec l’État du Christ n’a pas de justification philosophique solide, puisque la frontière croyance/connaissance est floue. En vérité, ceci a des raisons politiques.
Personnellement, étant donné l’héritage que l’on en a dans tous les domaines, en matière de moeurs, de langue, de patrimoine culturel et scientifique, je ne crois pas que ces raisons politiques d’exclure l’État du Christ de toute relation avec l’État de France soient conformes au Bien Commun de la Patrie (mais plutôt au Bien particulier de quelques partis...).
Précisons que ce postulat vient aussi de la mesure de la diminution du rapport e/m (la charge divisée par la masse) des rayons cathodiques à mesure de l’élévation de leur vitesse (en fait, l’élévation de la tension entre les électrodes du tube cathodique).
On aurait très bien pu postuler le contraire, c’est à dire une diminution de la charge à masse constante.
Certes, mais pourquoi appeler « expérience de pensée » une réflexion ? je peux très bien imaginer de monter à cheval sur un photon pour faire des mesures, mais je sais que c’est totalement impossible...
Mais votre réflexion n’était pas absurde du tout.
Aristote entendait l’inertie comme le fait que l’objet entrainait des petits tourbillons d’air à sa suite. Ceci fut réfuté, en principe, par Nicole Oresme, au XIVème siècle : imaginez une flèche envoyé à travers une fine peau : la flèche transpercera la peau et continuera sa course, bien que la peau arrête l’air.
En fait, on constate qu’un objet mis en mouvement se charge d’électricité statique. Peut-être le mouvement influe-t-il sur la répartition des charges dans la matière ?
J’avais remarqué aussi, par ailleurs, que, bizarrement, la relation entre la température du corps noir d’une planète du système solaire (ce qui correspond à la fréquence d’émission de puissance maximale, cf loi de Wien) entretient une relation linéaire avec sa vitesse. La seule exception, c’est Vénus, qui a d’ailleurs également pour exception parmi toutes les planètes d’avoir une rotation sur elle-même en sens inverse de la nôtre.
Sur la relation entre Eglise et science, je ne vais pas me lancer dans ce genre de débat, car une observation attentive de l’histoire des science montre à l’évidence que vous dites faux.
Entre l’introduction des chiffres arabes par le pape Sylvestre II, les grandes avancée d’un Nicole Oresme, l’académie d’un Mersenne, l’église ne s’est pas montrée ennemie de la science. L’église est gardienne de la Révélation chrétienne, et donc elle peut dire ce qui est hérétique (c’est-à-dire non chrétien) dans l’interprétation de la révélation.
Ce n’est d’ailleurs pas l’héliocentrisme qui fut la cause du procès de Galilée.
De plus, il est visible que la science classique fait une rupture radicale avec la science grecque. En effet, sans le christianisme, la causalité n’aurait pas pris sa forme actuelle. Chez les grecs, la conséquence était (potentiellement) contenue dans la cause (notion de destin et fatalisme : le démiurge organise un cosmos déjà existant). Aux temps classique, grâce au travail scolastique, la conséquence est produite par la cause, dans un ordre de succession temporelle (le créateur produit sa créature extérieure à lui)
Dans ce genre de débat, sur la causalité, comment déterminer la notion qui est crue et la notion qui est sue ?
Vous ne pouvez pas... C’est un postulat... Il faut faire un choix. Puis voir ce que cela donne.
Or la science classique, dotée de ces postulats, a largement surpassé tout ce qu’a produit la science grecque, et même toutes les autres sciences du monde, dotant l’Europe d’une avance prodigieuse en seulement 500 ans...
Donc, pour moi, le catholicisme a largement montré sa pertinence : il est donc légitime à avoir son mot à dire en matière politique, contrairement à toutes ces petites sectes genre scientologie, moon, raël, témoins de jeovah, ou maçonnerie qui n’ont jamais rien montré de bon.