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fifilafiloche

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  • fifilafiloche fifilafiloche 18 août 2008 03:08

    Vous semblez expert en géopolitique russe. Pourriez vous m expliquer cette contradiction :

    Les Ossètes, caucasiens, semblent vouloir rejoindre à tout prix l empire russe.
    Les Ukrainiens, slaves, veulent eux sortir de la zone d influence de Moscou.

    Connaissant le racisme ambiant en Russie occidentale pour toute personne de type caucasien et la paranoia du terrorisme tchèchène, comment expliquer cette contradiction, alors que l Ukrainien a lui toutes les raisons ethniques et historiques de pouvoir s y intégrer, avec l avantage d un président pro russe.

    Dommage que votre article n ait pas sucité plus de réactions, il est pourtant de très bonne qualité.



  • fifilafiloche fifilafiloche 29 juillet 2008 14:14

    Je n aime pas abuser des adjectifs affectifs mais là il n y a pas d autre choix : choquant, ecoeurant, à vomir...

    La ministre justifie l urgence de cet arbitrage par "la multiplicité des procédures". Se montrer de mauvaise foi dix fois au lieu d une mériterait donc récompense ?

    Je m étais inquiété déjà il y a un an en visionnant un reportage sur Tapie sur TF1, le faisant passer pour la victime expiatoire d un monde politique s acharnant sur le corps du nouveau crucifié charismatique. On l aurait presque entendu murmurer "Père (Mittérand), pardonne leur, ils ne savent pas ce qu ils font".

    Ce n était que pour préparer le terrain au bulldozer à une telle infamie.

    Lerma, vous irez déposer vos souliers usés à la Difunta Correa, cette Marianne argentine au sein nu qui continua à nourrir son rejonton une fois morte de faim. Je trouve que cette allégorie illustre particulièrement bien ce déplorable déni de justice.



  • fifilafiloche fifilafiloche 22 juillet 2008 15:55

    Le procès en sorcellerie fait à Lang est ridicule, d une totale mauvaise foi.

    Le résultat du vote d hier constitue une double satisfaction pour le Parti Socialiste :
     
    Il lui permet d exister, d avoir pu officiellement s opposer tout en laissant passer des réformes qu il supporte officieusement, puisqu il est en cohérence avec de nombreuses de ses propres propositions de réforme. La stigmatisation de Lang ne sert qu aux intérêts particuliers de quelqies membres au regard fixé sur l horizon des élections internes de l Automne. Mais ce tri par le vide assèche de plus en plus le parti de sa substance, de ses éléments les plus charismatiques (après Kouchner et autres figures historiques). Il ne faudra donc pas s étonner de retrouver à sa tête à nouveau un "leader" mou aux idées courtes, condamné à nouveau à s opposer pour exister à défaut de se battre pour des convictions.

    Il est là le réel danger pour la démocratie, le manque de conviction d une opposition en permanente contradiction entre ses paroles et ses actes, restant en politique pour des raisons alimentaires. 

     



  • fifilafiloche fifilafiloche 15 juillet 2008 23:11

    Sisyphe vient de nous démontrer qu un cheval bon marché était un cheval rare, donc cher, et ce de brillante façon. Félicitations !

    La meilleure manière de ne pas faire de déficit, étrangement, ça constiste à ne pas dépenser plus qu on ne gagne. La gestion budgétaire de l Etat n aide cependant pas à remplir cet objectif, car à chaque niveau, on a tendance à arrondir au chiffre supérieur pour se donner de la marge. L accumulation de ces deltas d approximation mène à une inflation budgétaire qui pèse sur l ensemble de l économie, à tel point que l Etat n arrive plus à connaitre précisément le nomhbre de ses salariés. Ajouter à cela l obligation d empathie qui mène à faire des choix d investissement structurellement couteux (soutien d activités dépassées) et la nécessité de se maintenir au pouvoir (populisme).

    L accumulation des charges oblige le secteur privé, qui lui n a d autre choix que de s adapter aux réalités d un marché qui s internationalise, à investir sur des machines. Plus les charges sont élevées, plus ce transfert se fait de façon drastique, à tel point que les services se deshumanisent (répondeurs téléphoniques, self service..). La France, championne des prélèvements, devient aussi championne de productivité et exclut les moins qualifiés du marché du travail. Voici très shematiquement le puzzle remis dans l ordre.

    Je suis surpris dans l épisode financier de la fiction de l auteur, de ne voir aucune mention de la nationalisation du secteur bancaire sous Mittérand. C est de cette époque que l on doit la puissance du secteur bancaire français et l absence de réelle concurrence, ayant créé alors un oligopole de fait.



  • fifilafiloche fifilafiloche 15 juillet 2008 18:53

    J apprécie votre article, très pédagogique. J en partage les analyses mais pas forcément les conclusions.

    En effet, le système de financement de l immobilier, aux Etats Unis, mais aussi en Europe, a perdu pieds en supposant que la bulle immobière était pérenne. Quelle folie aussi de créer de la masse monétaire, du pouvoir d achat, sur un vecteur aussi cyclique. Cela a d autant moins de sens aux Etat Unis que l immobilier n est pas construit pour durer dans un pays de culure nomade.

    Les gouvernements auraient voulu un "soft landing" et ont tout fait pour maintenir les prix de l immobilier à des niveaux artificiellement élevés : taux d intérêts préférentiels, aides fiscales...conscients qu une crise immobilière aurait des conséquences économiques bien plus dures qu une crise boursière (cf le rapport Marini au Sénat datant de 2005). Résultat : ils auront les deux, tant la valeur des biens est décorellée de la capacité de financement des primo accédants.

    Est ce pour autant l apocalypse annoncée par moultes prédicateurs sur Agoravox. Que nenni. L immobilier reviendra dans les 4 prochaines années sur sa ligne de flottaison indexée sur l inflation, qu elle avait quitté il y a 6 ans. Il sera alors possible à nouveau d effectuer des prêts sur des valorisations sensées.

    Le bon sens fait loi, cette crise nous le rappelle.

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