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finael

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Citoyen !
J'ai maintenant dépassé les 68 ans dont 4 ans d'école d'ingénieur, 38 de travail et 5 de chômage. Enfin à la retraite !
Retraité après avoir été Informaticien (ingénieur systèmes et réseaux, concepteur internet) pendant près de 30 ans et auparavant analyse documentaire et ayant pratiqué toute une variété de petits boulots.
Je vis dans un petit village de l'Hérault où il n'y a ni grande surface ni transports en commun ... mais beaucoup de coquelicots (entre autres)
Aimant l'Histoire, la randonnée, la lecture, l'aéronautique, la technique, intéressé par la chose publique et les questions sociales.

P.S : La photo me représente bel et bien ... il y a 25 ans ! J'avais une amie maquilleuse et j'en ai profité.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2007
  • Modérateur depuis le 29/12/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique










Derniers commentaires



  • finael finael 8 mai 2008 17:47

     Intelligence zéro

     Depuis des lustres, physiciens et mathématiciens s’emploient à démontrer – avec un réel succès – que les analystes financiers sont des imposteurs, ou du moins des gens très inefficaces. En 1973 était publié un livre (A random Walk in Wall Street) dans lequel un professeur de l’université de Princeton, Burdon Malkiel, affirmait qu’un singe aux yeux bandés qui lancerait des fléchettes sur la page Bourse d’un quotidien sélectionnerait ainsi un portefeuille d’actions aussi valable que ceux des experts. En 1998, le Wall Street Journal prit Malkiel au mot et tenta l’expérience – à cette différence près que ce furent des journalistes qui manièrent les fléchettes, les singes étant rares à Wall Street. Eh bien l’expérience confirma l’intuition du professeur de Princeton, dans une large mesure (1). D’autres journaux économiques créèrent à leur tour des « fonds fléchettes », qui se comportèrent assez bien, et parfois mieux que le marché lui-même.
     
     Puis voilà qu’en septembre 2003 paraissait dans Condensed Matter un article qui enfonçait la fléchette plus profondément encore. Son titre : « La puissance prédictive de l’intelligence zéro dans les marchés financiers ». Des physiciens y rapportent avoir modélisé les marchés avec des outils de mécanique statistique, prenant pour hypothèse que les traders passaient leurs ordres d’achat et de vente de manière totalement aléatoire. Puis ils ont utilisé des données du London Stock Exchange (la Bourse de Londres) pour tester le modèle. Résultat : l’hypothèse « zéro intelligence » est parvenue à simuler le fonctionnement de la place de marché de manière très satisfaisante. Conclusion : les mécanismes du marché sont tellement complexes que prendre des décisions au hasard ou sur la base d’analyses sophistiquées ne change rien au résultat global.
     
     Dans la revue Nature, un commentateur a eu cette belle image : « Les traders peuvent être comparés à des fourmis s’agitant de façon chaotique dans une grande pendule, sans affecter en rien son fonctionnement. » On ne saurait être plus aimable.
     
     La Bourse ne serait-elle donc qu’un grand chaos ? Pas tout à fait, objectent trois chercheurs anglais de l’université de Leed. Ceux-ci ont eu la singulière idée d’analyser l’impact des succès et défaites de l’équipe nationale de foot sur les performances du London Stock Exchange. Ils ont ainsi suivi l’évolution boursière des 100 plus grosses sociétés du Royaume Uni au lendemain des grandes compétitions (210 matchs disputés par l’équipe anglaise entre 1984 et 2002). Constat : les bons résultats se traduisent par une hausse sensible des cours (0,3% en moyenne) et les mauvais par une baisse (0,4%). Plus les matchs sont importants plus forte est la variation. Ainsi, le jour où l’Allemagne a éliminé l’Angleterre durant le mondial 1990 (après tirs de penalty), la Bourse a chuté de 1%. Tout cela est détaillé dans les Applied Economics Letters (vol 10, p. 783-85) sous le titre : « Impact économique des succès sportifs nationaux : éléments tirés du London Stock Exchange ».
     
     On en conclura volontiers qu’il est plus profitable de consulter les pronostics sportifs que les analystes financiers.
     
    (1) En 1998, le Wall Street Journal avait déjà effectué une centaine de tests, et le bilan était de 61 victoires pour les experts contre 39 pour les fléchettes. Les experts semblaient donc avoir un petit avantage, mais il faut interpréter les résultats. Comme le choix des « pros » était public (le contenu de leur portefeuille d’actions était publié dans le Wall Street Journal), il est possible que d’autres investisseurs s’en soient inspirés, d’où achat de titres, d’où montée de l’action, d’où meilleure performance du portefeuille des experts. Et compétition déloyale. Certains affirment que, corrigés de ces « variations saisonnières », les résultats donneraient l’avantage aux fléchettes.
     

    Edouard Launet "Au fond du labo à gauche" ed. du seuil, 2004, pp. 58 - 60



  • finael finael 7 mai 2008 16:19

     Quid de l’indépendance de la justice et des médias ?

     Je n’ai pas l’expérience qu’elle soit particulièrement inféodée au pouvoir politique mais bel et bien au pouvoir financier. Ce même pouvoir financier auquel sont inféodés nos politiques et nos médias.

    Quand à midi le juge te dit qu’il fait nuit, il ne te reste qu’à contempler les étoiles !

     Comme 80% de la population je suis mécontent (euphémisme) d’une "justice" qui n’a de comptes à rendre à personne, car s’il est un domaine où il n’y a pas de contre-pouvoir c’est bien celui-là. A côté des affaires retentissantes comme le procés d’Outreau (quelles peines ont été prononcées contre le juge ? Pour n’importe qui d’autre c’eût été, au minimum, une faute lourde avec renvoi sans préavis ni indemnités), il y a cette multitude de procès, essentiellement au civil, où les "relations" pèsent d’un autre poids que les preuves ou la loi !

     J’ai proposé dans un texte qui a maintenant une douzaine d’années qu’une "cour suprème" soit instituée, composée de députés (ce sont bien eux qui font les lois - ou sont censés les faire), j’allais même jusqu’à proposer qu’ils soient tirés au hasard (comme dans l’Athène antique), et qu’ils aient le pouvoir de cassation et de révocation.

     Pour revenir sur les excès du pouvoir présidentiel, il faudrait aussi s’interroger sur l’étonnante obéissance des députés et la "discipline de groupe" qui - à mon avis - interdit au législateur d’exercer un véritable pouvoir. Là encore, la puissance de ces organisations appelées "partis" empêche en général chacun de s’exprimer en son âme et conscience, comme on dit,

     C’est là un débat qui déborde largement de celui de l’excès de pouvoir présidentiel, mais concerne l’ensemble du fonctionnement de notre société.

     Et, malheureusement, je ne crois pas que de véritables solutions puissent être apportées à l’heure actuelle à moins d’une crise tellement énorme que nous serions les premiers à en souffrir.



  • finael finael 7 mai 2008 12:16

    Mon cher Paul,

    Pour une fois je me montre en désaccord avec toi.

     Si nous reprenons l’histoire, la quatrième république aurait "réussi" la décolonisation, au prix, non seulement de quelques dizaines de milliers de morts - et ce uniquement pour la partie française - en Indochine (morts qui vont coûter fort cher au moral de l’armée comme on le verra en 1961), du fiasco de l’expédition de Suez, de l’incapacité à résister aux pressions américaines (intégration à l’OTAN, dépendance économique, incapacité à réaliser l’auto-suffisance alimentaire, retard dans le redressement économique et financier par rapport au Royaume-Uni, à une Allemagne amputée, ...).

     Il faut aussi souligner que l’élection du président de la république eu suffrage universel n’était pas dans la constitution de 58, mais fait suite à un référendum en 62. Legénéral De Gaulle - et à mon avis avec raison - se défiait du régime des partis, régime auquel il attribuait le pouvoir des grands "barons", la défaite de 40 et l’instabilité chronique. Il voulait un président "au dessus des partis" et indépendant d’eux.

     Entre-temps la décolonisation de l’Algérie avait eu lieu. Faut-il rappeler que c’est un certain François Miterrand, ministre de l’intérieur du gouvernement Guy Mollet, qui a initié la plus terrible des guerres de décolonisation de ce pays ?

     Mais il faudrait aussi parler des du bilan de la IIIème république - 2 guerres mondiales, une série de crises économiques atteignant un sommet dans les années 30, des "évenements" comme la commune de 1871, le Boulangisme, le 6 février 34, ... pour finir piteusement dans une débacle comme la France n’en avait jamais connue.

     Toutefois je pense que là n’est pas ton propos, qui me semble plus axé sur la confiscation du pouvoir par un seul homme fut-il élu par le suffrage populaire. Et là je te rejoins, celà fait quand même 250 ans, et même plus pour les historiens, que la question de la séparation des pouvoirs et de leur équilibre respectif a été posée.

     Même dans la constitution actuelle le chef de l’exécutif n’est pas censé accaparer tous les pouvoirs, l’ennui c’est que dans le cas de Nicolas Sarkozy, comme ce fut aussi le cas pour François Miterrand, le chef de l’exécutif est en même temps chef du parti le plus puissant. Et ce ne sont, ou n’étaient pas gens à démissionner en cas de désaveu comme l’a fait De Gaulle en 69.

    Et je pense que ce n’est pas une relation culturelle à l’autorité (je ne suis pas d’accord avec l’analyse de Chamfort qui sera démentie par les Voltaire, Rousseau, et certaines révolutions en 1789, 1830, 1848, ...) qui différencie Français et Anglo-Saxons : les Etats-Unis ont eux aussi un régime présidentiel.

     Mais cela vaut pour le législatif , le judiciaire, le médiatique, comme pour l’exécutif. Et c’est là que le bât blesse. Je pars personnellement du principe qu’à chaque pouvoir doit correspondre un contre-pouvoir. Et les contre-pouvoirs, sont soit inexistants, soit inefficaces. C’est celà qui me semble le plus important et le plus grave.



  • finael finael 7 mai 2008 08:24

    @yann35

    La formation a peut-être un coût, mail elle rapporte aussi des bénéfices, sinon cela n’existerait pas. Un employé convenablement formé fera un meilleur travail, sera plus efficace, plus rentable. Je n’ai jamais été plus rentable qu’à l’époque où j’avais droit à une formation par an ! Mais ce temps là est bien passé.

     De toutes façons, pour ceux qui après des études, débarquent en entreprise, l’expérience montre qu’il faut au moins une année avant qu’ils ne deviennent opérationnels. La production n’a rien à voir avec les exercices théoriques des écoles.

     C’est vrai toutefois que les soi-disant "formations" proposées par l’ANPE sont essentiellement des formations bidons, faites par des sous-traitants qui, eux, s’engraissent sur le dos des contribuables : Apprendre les "nouvelles technologies", ou un langage de programmation en moins d’une semaine relève de l’escroquerie.

     Mais il apparaît clairement dans ces commentaires que la grande majorité des intervenants font partie de cette frange favorisée (15% environ de la population) qui n’a jamais eu à craindre le chômage, entrre celui qui me conseille de "monter ma boite" .... avec quel fric ? Ce n’est pas évoqué et tous ceux qui n’arrivent pas à réaliser que les chômeurs ont, pour la plupart, déja travaillé, cotisé, souvent des dizaines d’années.

     Ils ont aussi "oublié" de lire les informations jusqu’au bout : s’il y a 2 millions de chômeurs indemisés, ils ne représentent que 47% de la population des chômeurs, en effet plus de la moitié ne sont pas indemnisés, c’est 4 à 5 millions de postes que nos entreprises devraient créer.

    Et tous les égarés par une propagande omniprésente qui "oublie" soigneusement d’expliquer que c’est le manque de ces postes de travail qui crée le chômage préfèrent reprendre en coeur la litanie gouvernementale : c’est de la faute des chômeurs.

     Ah que ce bon docteur Goebbels avait raison : "un mensonge suffisament répété devient une vérité" !

     



  • finael finael 6 mai 2008 18:51

    @ hihihi

     Bien entendu nous vivons (je me retrouve au chômage depuis 4 mois) "sur le dos des autres" car les 30 années de cotisations payées ne comptent pas pour vous.

     Ingénieur systèmes et réseaux, concepteur et réalisateur de sites web, formateur, j’étais payé au SMIC, devrais-je donc accepter 95%, ou 80% du SMIC voire moins ?

     Il paraît que l’on manque d’informaticiens - sauf qu’une grande partie des offres sont bidons, elles sont passées pour gonfler les banques de CV, ou pour faire des coups médiatiques (voir le site du MUNCI : www.munci.org). Les quelques qui ne le sont pas ne s’adressent qu’à des personnes de moins de 30 ans ayant au moins 15 ans d’expérience !!

     Mon dernier entretien à l’ANPE : seul conseil : changez de métier ou changez de région !

     Mon dernier résultat à tous mes CV déposés sur une quinzaine de sites de "recrutement" : un coup de fil anonyme sur mon portable :

    - Savez vous gérer un serveur web ?

    - oui

    - Savez vous gérer un réseau d’entreprise ?

    - oui (un peu tu parles !)

    - connaissez vous le SQL ?

     - oui

     - Avez vous déjà exercé dans une grande entreprise  ?

    - oui !

    - A propos quel est votre âge ?

    - 56 ans

    - tiip tiip tiip : "on" a raccroché !

     Alors vos "chômeurs qui vivent à vos crochets" monsieur "hihihi" ils vous souhaitent d’en passer par là !

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