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finael

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Citoyen !
J'ai maintenant dépassé les 68 ans dont 4 ans d'école d'ingénieur, 38 de travail et 5 de chômage. Enfin à la retraite !
Retraité après avoir été Informaticien (ingénieur systèmes et réseaux, concepteur internet) pendant près de 30 ans et auparavant analyse documentaire et ayant pratiqué toute une variété de petits boulots.
Je vis dans un petit village de l'Hérault où il n'y a ni grande surface ni transports en commun ... mais beaucoup de coquelicots (entre autres)
Aimant l'Histoire, la randonnée, la lecture, l'aéronautique, la technique, intéressé par la chose publique et les questions sociales.

P.S : La photo me représente bel et bien ... il y a 25 ans ! J'avais une amie maquilleuse et j'en ai profité.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2007
  • Modérateur depuis le 29/12/2009
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Derniers commentaires



  • finael finael 8 mai 2010 14:45

    Ce n’est pas si simple.

    Le France avait décidé qu’elle ne serait pas l’agresseur et les Allemands eux-mêmes reconnaissent que l’idée d’attendre à l’abri d’une défense solide l’arrivée en force des alliés (dont les américains) et la sortie d’un plus grand nombre de matériels modernes permettant de ré-équiper l’aviation (Dewoitine D-551, Bloch-155, Arsenal VG-33 pour les chasseurs, Bloch-354,55,et 56 pour les bombardiers, ...) , compléter l’équipement des divisions de « série B », comme la malheureuse 18ème DI qui subit le choc à Sedan et à les entrainer était bonne : le temps travaillait contre les allemands dont l’approvisionnement en métaux et autres était largement inférieur au notre.

    La ligne Maginot a eu comme défaut de ne pas être prolongée jusqu’à la mer pour des raisons politiques : pour ne pas « froisser » les Belges. Elle n’était pas faite pour être totalement invulnérable mais les « avions canons » et les DCR (Divisions Cuirassées de Réserve) devaient colmater les brèches. Les allemands n’ont jamais imaginé l’attaquer par ailleurs.

    Nos blindés, contrairement à ceux des allemands étaient lents et destinés à appuyer l’infanterie (à par les Somua des DLM et DLC).

    Nous n’avons pas utilisé la drôle de guerre« pour entrainer nos troupes et nos blindés à coopérer, ni pour renforcer les positions défensives, ni même entrainer correctement les divisions de »série B« .. Dans les deux attaques montées par De Gaulle l’infanterie n’a pas suivi.

    Les politiques français, obéissant à l’influence anglaise, pensaient qu’on pourrait »s’arranger« avec Hitler.

    Notre état-major n’était pas »en retard d’une guerre« , mais englué dans une doctrine rigide de »bataille préparée« et Le commandement ne brillait pas par son imagination ni sa capacité à prendre des décisions par lui-même.

    Ceci étant, il aurait été sans doute possible de lancer une attaque dès septembre 40 avec les divisions de »série A" sur le front ouest allemand seulement tenu par des réservistes. Mais il y a une autre défaillance que je n’ai pas citée : l’insuffisance du renseignement. Et d’autre part nos chefs, politiques comme militaires, vivaient dans le souvenir de l’énormité des pertes des offensives de la guerre précédente.

    Sur ce point il est intéressant de noter que les allemands on quand même perdu 30 000 hommes et le tiers de leurs blindés dans la bataille de France (il ne restait que 30 chars en état de combattre à la 7ème Pz de Rommel lors de l’armistice).

    Pour les Allemands, ils considèrent à postériori que la chance a joué un grand rôle (sources citées dans ma précédente intervention).



  • finael finael 8 mai 2010 12:11

    On peut citer aussi la plupart des livres de Joseph Stiglitz.

    Pour les « ultra-libéraux » l’état, l’émanation de la volonté populaire, le « bien public » voire « le peuple » sont des gêneurs qu’il faut balayer.

    « S’enrichir sans entraves » (ou « Enrichissez vous » comme disait Adolphe Thiers).

    Dans ce contexte les rôles de l’état se borne à être un auxiliaire de la haute-finance : il n’est utile que pour renflouer lesdites banques et briser toute velléité d’opposition du peuple.



  • finael finael 8 mai 2010 12:03

    Détail : j’ai bien connu Henriette Nizan, la veuve de Paul Nizan que vous citez dans votre article.



  • finael finael 8 mai 2010 11:53

    Les allemands eux-mêmes ne s’attendaient pas à une victoire aussi rapide et écrasante.

    Les deux armées étaient à peu près équivalentes en nombre, en canons et en blindés. Par contre les allemands possédaient plusieurs points forts.

    - Une supériorité aérienne jamais démentie (il faut faire un sort au mythe des 1000 victoires des pilotes français, les estimations les plus récentes les situent entre 500 et 600, ce qui est déjà pas mal). Et même si les pilotes combattirent courageusement nous n’avions pas d’avions d’attaque au sol digne de ce nom (les Br-693 se firent massacrer) et trop peu de bombardiers. Enfin l’aviation fut employée de façon désordonnée, par petits paquets, souvent au mauvais endroit.

    - Une très large supériorité dans le domaine des communications, basées sur la radio alors que les français utilisaient le téléphone de campagne, très vite bouleversé et inutilisable sous les coups des bombardiers en piqué allemands : Alors que la Meuse fut franchie le 13 mai au soir (enfin, un début de franchissement), le haut-commandement ne pris conscience de la présence de troupes allemandes « sur la meuse » que le 14 au soir alors que les 10ème et 7ème Pz division commençaient à exploiter la percée.

    - Surtout une doctrine qui laissait aux chefs de corps une large liberté d’action et d’initiative, ce qui permit aux allemands d’exploiter toutes les occasions, au contraire de la doctrine française rigide, basée sur la notion de « bataille préparée ».

    - Si le sacrifice des cadets de Saumur ne fut qu’une action symbolique, la bataille de Gembloux (où la 1ère DM (Division Marocaine) arrêta les 3ème et 4ème Pz Div du 13 au 15 mai, déjà ralenties par les actions des 2ème et 3ème DLM (Divisions Légères Mécaniques) du 11 au 13 est beaucoup plus significatives. De même la défense de Lille (où s’illustrèrent les généraux Juin et Molinié).

    - La « reconnaissance en force » de Montcornet, le 17 mai comme sa tentative de résorption de la poche d’Abbeville le 19 mais par la 4ème DCR du colonel de Gaulle ne furent pas de grandes victoires par manque de moyens, absence de communications et de soutien aérien et insuffisances des chars français (consommation délirante) mais furent à peu près les seules actions offensives de la campagne.

    Etc, etc ...

    Les causes de la défaite sont à rechercher dans l’ineptie et le manque d’imagination du haut-commandement français, la rigidité de l’organisation de l’armée, le mauvais emploi des « armes nouvelles » : chars et aviation mais certainement pas dans un « relachement moral » des français ou une psychologie « défaitiste ».

    Excellents ouvrages sur la question :

    « La campagne de 1940 » : éditions « Taillandier » ouvrage collectif compte-rendu d’un colloque réunissant militaires et historiens, appuyé de très nombreuses archives.

    « Mai-Juin 1940 » éditions « Autrement », ou la campagne vue par des historiens et militaires allemands.

    « Guderian perce à Sedan » revue « Militaria » hors-série N°4.

    ...

    Il existe aussi des documentaires comme :

    « La bataille de Dunkerque » de « Fortitude/TF1 ».
    « Mai 40 les 30 jours du désastre ».
    "Mai-Juin 40 l’impensable défaite.



  • finael finael 6 mai 2010 16:25

    Comme je l’ai déjà écrit le « remède » pourrait bien se révéler pire que le mal : On renfloue une dette par une autre dette !

    Ce genre de solution ne saurait contenter que les banques qui vont toucher encore plus d’intérêts.

    Cela risque aussi d’aggraver le problème de la corruption généralisée comme celui de l’évasion fiscale. Mais résoudre ces deux problèmes nécessite une intervention étatique. Impensable dans une Europe « libérale » !

    Mais quant à parler des « politiques économiques », il serait plus pertinent de parler de politiques financières, car c’est l’économie réelle, celle de la production et de la consommation qui part à vau l’eau.

    Une production « délocalisée » une consommation en berne suite aux « politiques d’austérité » c’est ce qui se profile : Une classe de super-riches financiers et des peuples dont le pouvoir d’achat ne cesse de baisser.

    Devrons nous bientôt faire appel au programme d’aide alimentaire mondial de l’ONU ?

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