Et pour finir de tordre le coup au idées reçues, j’ajouterai que la clientèle des immigrés musulmans en Europe, qui gagnent des petits salaires et qui font des transfers tous les mois à la famille restée au bled, est une clientèle dont les banques classiques se passeraient volontiers.
Malheureusement il est difficile de refuser cette clientèle sans être aussitôt accusé de tous les maux.
Fort heureusement, les banques classiques sont parvenues à détourner en partie cette cientèle vers des officines spécialisées dans les transfers à l’étranger, telle que Pony Express (ou je ne sais quoi), qui n’ont même pas le statut de banque complète.
Un statut de banque commerciale complète qui ne leur servirait d’ailleurs à rien, puisqu’elles n’ont pratiquement aucun dépot à gérer, ne font aucune pratiquement aucune opération de banque, et qu’elles se contentent de virer de petites sommes mensuelles au Maroc, ou en Algérie pour le compte de clients sans le sou.
Ce qui est intéressant, ce sont les centaines de milliards de dollars de capitaux sans emploi accumulés par les pays producteurs de pétrole du Golfe Persique, qui sont avantageusement sous-peuplés.
Ces capitaux sont aujourd’hui majoritairement placés sur les principales places financières mondiales, parmi lesquelles on ne peut malheureusement pas compter la place de Paris.
En garantissant à ces capitaux des placements conformes aux critères « islamiques », on espère donc attirer davantage de capitaux à Paris, au détriment de Londres ou de New York.
Et voilà tout.
Très franchement, il a peu de raison de s’alarmer !
Ce sera marrant de voir le représentant des banques françaises qui proposera ces nouveaux types de placements à un Emir du Golfe, et qui se verra répondre par l’Emir que les placements à New York ou à Londres sont quand même plus sûrs, ou plus juteux !
Car je me permets quand même de douter un peu que cet argument commercial permette de faire de Paris la première place financière mondiale pour les investissements en pétrodollars du Golfe Persique.
Les relations entre les Emirs et les banques juives ou protestantes de Londres et de New York sont anciennes et mutuellement profitables, depuis des lustres, et des relations de confiance se sont établies, entre les uns et les autres, depuis si lontemps qu’il sera difficile aux banques françaises de prendre leurs clientèles des Emirats à de tels concurrents.
Il n’y a guère que BNP-Paribas qui tire son épingle du jeu sur ce marché, sans utiliser les pratiques « islamistes » le moins du monde !
Disons qu’elle ajoutera peut-être des investissements « islamistes » à sa panoplie de « Hedge Funds » et autres Fonds d’Investissements pour pouvoir présenter à sa clientèle une plus grande variété de placements, et voilà tout.
Toute cette histoire restera donc très marginale et sans beaucoup d’intérêt.
Comme la « finance islamique » interdit l’intérêt (on aimerait d’ailleurs bien savoir pourquoi ??), il faut bien réintroduire cet intérêt quelque part, en l’habillant d’un faux nez et en lui donnant un autre nom !
Rappelons que l’existence du taux d’intérêt découle simplement de la préférence temporelle :
il est préférable d’avoir un euro aujourd’hui, plutôt que d’avoir un euro dans un an. Ces deux euros n’ont tout simplement pas la même valeur.
Si vous n’en êtes pas convaincu, prêtez-moi un euro aujourd’hui et je vous le rendrais dans un an (sans intérêt) !
« Lorsque vous ne connaissez pas le Christianisme, vous ne comprenez pas la littérature européenne, la musique, la peintures, au moins jusqu’au 18e siècle »
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En effet, et même jusqu’à nos jours. C’est cette incompréhension manifeste et, semble-t-il, irréductible, qui pose un grave problème aujourd’hui.
Attendons les prochains articles qui s’en prendront à Mozart ou à Berlioz, puisqu’ils ont écrit des requiems. Ou à Jean Cocteau qui a décoré des Eglises (avec des figures humaines).
Les différences sont irréductibles, c’est pourquoi l’auteur, qui le sait bien, s’en prend aujourd’hui aux fêtes « chrétiennes », qui ne sont que des fêtes traditionnelles qui ont été vidées de leur signification religieuse dans notre pays laïc, mais qui gènent quand même ce qui n’est qu’une entreprise de déstabilisation qui tourne au ridicule et qui ne s’en prend au Christianisme, sous le couvert d’une « laïcité » piteusement mise en avant, pour le compte d’on sait qui.
Rappelons que notre auteur a écrit, il y a quelques jours un article en faveur du port de la Burka !
Au nom de la liberté religieuse !
Encore une fois, toute cette propagande est cousue de fil blanc et ne brille pas par sa finesse.