Tous les vêtements qui couvrent le visage sont condamnables. Car c’est là que réside la négation de l’identité sexuelle et de l’égalité des femmes, ainsi que la discrimination.
En fait, je pense que seuls les accoutrement vestimentaires qui couvrent les cheveux (foulards par exemple) pourraient être autorisés, en arguant du fait qu’ils n’entrainent pas de véritables contraintes susceptibles d’handicaper les femmes dans leurs vies quotidiennes en les retranchant du reste des humains.
Porter un foulard peut avoir de multiples justifications, c’est d’ailleurs assez répandu et celà n’appartient pas à une culture en particulier.
Il me semble qu’il y aurait un contresens à interdire la burka.
On ne ferait que déplacer le problème et on autoriserait sans doute ainsi, indirectement, le port du voile, qui constitue une atteinte aussi grave que la burka à la dignité comme à l’égalité des femmes.
Or, on ne peut interdire un vêtement particulier, tel que la burka, car il faudrait alors que la loi l’interdisant décrive expressément le vêtement en question, ce qui prêterait le flanc à de multiples tentatives de contourner cette loi, en jouant sur quelques centimètres de tissu, par-ci, par là.
En revanche ce qu’il faut interdire ce ne sont pas des morceaux de tissu, mais une pratique qui conduit à nier l’identité et l’égalité des femmes, en leur imposant, et à elles seules, de cacher leur visage.
C’est le fait de couvrir le visage des femmes qui est important, ce n’est pas la nature exacte de l’accoutrement qu’on leur impose pour parvenir à ce résultat.
Il y a un dernier aspect sociologique qu’il faut prendre en compte.
Le port du voile est une lutte contre l’exogamie, dans cette optique il est à rapprocher du phénomène de mariage forcée qui menace particulièrement les filles musulmanes qui vivent chez nous, c’est à dire dans une société où elles sont en contact journalier avec des hommes non-musulmans.
Le port du voile, comme le retour du mariage forcé, est la réaction d’une communauté endogamique qui veut préserver la pureté de sa race dans une société multiraciale et multiculturelle.
Les droits de l’homme impliquent les droits à la dignité et à l’égalité des femmes, c’est pourquoi le port du voile sera interdit.
Car le port du voile est bien une discrimination sexuelle, ce qui suffirait à le faire interdire.
Mais ce n’est pas tout.
C’est aussi une négation de l’égalité des hommes et des femmes, car ce sont bien les femmes qui sont victimes de cette privation de leur liberté et de cette négation de leur identité.
Personne n’a songé à imposer le port du voile aux hommes, sous le prétexte qu’ils violeraient leur pudeur et qu’ils attiseraient la convoitise des femmes en laissant leurs visages à découvert.
Pourquoi ce qui serait vrai dans un sens, ne serait pas vrai dans l’autre ?
Cest aussi un attentat contre la liberté et la dignité des femmes. Comment peut-on vivre normalement sous une bâche ?
C’est enfin une insulte pour les femmes qui ne le portent pas, qui sont indirectement accusée d’être sans pudeur.
Enfin, il faut tenir compte du fait que, contrairement à ce que certaines prétendent, le voile est souvent imposé par la coercition morale et même physique et nous devons songer à protéger celles qui le refusent en l’interdisant purement et simplement.
En supprimant la cause de ces crimes contre la liberté des femmes qu’est le voile, nous préviendront les crimes de coercition morale et physique.
Par ailleurs le voile n’étant pas une prescription de l’Islam, comme nous l’assurent les musulmans eux-mêmes, il n’y a pas lieu d’invoquer une question religieuse pour l’interdire. Il suffit de constater que le port du voile viole les droits d’une catégorie de citoyens.