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fredleborgne

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Fredleborgne est né en 1999 comme adresse de messagerie. Mais c’est sur odebi.org qu’il se réveille, à l’occasion des débats sur la loi DADvSI.
Il en tirera un livre : "La guerre contre les majors"
Il écrit depuis des nouvelles de société-fiction, si possible délirantes, pour dénoncer les dérives potentielles des germes malfaisants plantés hier ou aujourd’hui sur www.inlibroveritas.net.

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  • fredleborgne fredleborgne 19 août 2009 21:25

    Cher Monsieur Richard
    Tout d’abord je vous remercie de votre longue réponse.
    Je vous rejoins sur la somme de travail que représente un livre, pour son auteur, comme pour un éditeur sérieux qui fera faire une relecture et des corrections lui aussi avant de mettre le « produit en route ».
    Mais un « fichier livre » ne demande ni immobilisation de stock, ni besoins énormes en publicité pour l’écouler rapidement et supprime un intermédiaire pourtant intéressant : le libraire qui par sa culture et la connaissance de ses clients saura conseiller le bon livre parmi les milliers qu’il a en stock. La mise en vente sur le net n’est pas chère non plus. Les prix proposés sont donc excessifs, et seront un frein qui profitera justement à la littérature libre, qui elle sera condamnée au manque de moyens mais restera vivace.
    Bref, du trop cher d’un côté, du « pas assez travaillé de l’autre ». Car l’auteur tout seul et sans revenus de ses manuscrits n’investira pas pour des livres qui ne seront pas assez lus.
    La culture globale pourrait être perdante si internet n’était pas malgré tout un moyen de diffusion intéressant. J’arrive sur www.inlibroveritas.net a être lu régulièrement (je suis en lecture intégrale gratuite) et surtout à être téléchargé ’gratuitement) pour être lu ailleurs.
    Je me considère comme auteur et non comme écrivain ou romancier, qui pour moi a une valeur « professionnelle ». Je sais être en dessous de nombreuses personnes, et pourtant...
    Quand je lis des critiques, résumés, extraits ou sujets de nombreux livres, je les trouve inintéressants, vides, pompeux, voire stupides. Une impression que je n’ai pas dans la lecture de la « culture collective » où les autodidactes bouleversent les règles, s’appliquent sur l’orthographe, peinent sur le style mais racontent quelque chose. Il y a du vécu dans leurs oeuvres, et ils n’inventent pas spécialement de sordides histoires, des amourettes artificielles « pour faire rêver » ou du nombrilisme excessif. Ils n’essaient pas de combler avec une foultitude de détails qui ne servent à rien. Au dessus de ces auto-didactes plus ou moins doués et assez bruts mais passionnés, il y a ensuite des amateurs éclairés qui n’écriront pas des dizaines d’ouvrages, mais deux ou trois romans qui seront « Leur oeuvre », et des nouvelles qui établissent leur lectorat. Il faut les connaitre, et ensuite, et bien, vous n’avez plus besoin du système commercial. Leurs histoires ne font pas rêver. Elles intriguent et elles passionnent. Là où vous commettez une deuxième erreur de jugement, c’est que vous pensez qu’il s’agit de « refoulés » des salons d’éditeurs. Pas du tout. ces gens font de la littérature comme d’autres font des concours de scrabble, s’inscrivent à « Questions pour un champion », des chiffres et des lettres etc etc. Regardez un départ de marathon. Après les quelques têtes d’affiche, qui bénéficient de sponsors et d’entrainement parfait, il y a des amateurs qui ont bien du mérite, et qui au départ ont autant de talent mais qu’ils n’ont pas fait fructifier. Le chronomètre juge dans ce cas. En littérature, il peut, si on fait une « correction de français » leur trouver quelques formules maladroites et des fautes d’orthographe oubliées. Mais la créativité, celle-là, elle ne se mesure pas. Voilà pourquoi il y a de nombreuses oeuvres de l’esprit, passionnantes, qui n’attendent que d’être découvertes sur www.inlibroveritas.net qui est le seul site en france à proposer des oeuvres intégrales gratuites pour le lecteur. Et ces gens là ne méritent pas le jugement à l’emporte pièce du « professionnel de la culture », qui lui recherche une rentabilité pour les textes qu’il sélectionne. Il en choisit donc des « vendeurs », si possible écrits (ou prétendument écrits ) par des noms connus dans d’autres domaines. Il reste alors très peu de place pour les anonymes et la vraie littérature dans le milieu de l’édition. Voilà pourquoi je parle d’une autre culture qui est censurée par la loi d’un marché tellement réduit, que les lectrices de ELLE sélectionnent un livre écrit par le directeur du journal le Monde. De qui se moque t’on finalement ?
    Si Monsieur Richard, je suis plus lu noyé sur internet que si j’étais perdu dans l’océan de livres d’un libraire. Car mon livre ne peut être chez tous les libraires, alors que mon livre électronique est accessible de partout dans le monde, à condition qu’il y ait un ordi ou un téléphone. En plus, je suis assez médiocre car j’écris souvent dans l’urgence, après les heures de boulot. Alors, j’écris court la plupart du temps, des petites histoires qui font rire jaune et qui font réfléchir ou s’indigner. Et puis, je prends aussi le temps de défendre les licences libres, la pluralité des talents, les libertés numériques et de faire face aux critiques infondées de certains dépositaires de la culture auto-proclamés, sous prétexte que eux font du fric avec. Artiste, je ne sais pas. Mais une vocation d’acteur engagé, si.

    Cordialement

    Fredleborgne



  • fredleborgne fredleborgne 19 août 2009 14:58

    C’est tellement ecoeurant qu’on ne sait plus où commencer le ménage. Comment assurer son avenir ? En s’offrant une pastille de cyanure pour le jour où ca ira mal. Car, guerre, famine, pollution...une fois que l’homme se sera bien auto-détruit, la nature reprendra ses droits même s’il lui faut quelques millions d’années.
    Plus le temps passe, et plus je me dis qu’on ne mérite pas mieux.



  • fredleborgne fredleborgne 19 août 2009 14:25

    L’auto-edition offre une tribune a des gens qui ne la mérite peut-être pas ?

    Cette conclusion est étonnante dans un journal citoyen. Sur quoi vous basez vous ? Ne croyez vous pas qu’il y a des éditeurs qui vendent des mauvais produits ? Votre article vous permet-il de mériter cette tribune ?

    L’auto-édition permet des micro-éditions que le système classique ne permet pas. Il permet aussi à chacun de participer à ce que je nommerai la culture collective, et non pas le reflet de la société que les médias veulent montrer.

    Lulu.com est un site qui fait commerce de la micro-édition. Au moins, il ne fait pas payer à un auteur 2000 à 3000 euros pour des livres que l’éditeur ne promotionnera pas et fera volontairement aller au pilon après avoir empoché son bénéfice.

    L’auto-edition menace aujourd’hui grandement l’édition classique qui veut faire payer les fichiers électroniques quasiment le prix d’un vrai livre papier. Votre article est-il là pour la diffamer ? Car finalement, des escroqueries, il y en a dans toutes les branches. Alors, cette histoire n’est qu’une usurpation d’identité de plus sur le net.

    Et bien, si les internautes veulent bien suivre ce lien, ils tomberont sur des oeuvres en lecture libre intégrables et gratuite, souvent en téléchargement gratuit (y compris sous format epub (Sony vient aussi de s’y mettre) et imprimables via un système de livre à la carte.

    www.inlibroveritas.net.

    Et là, on ne paye pas sans savoir en ayant lu qu’un quatrième de couverture et admiré une couverture. Il y a des oeuvres médiocres, des moyennes avec des choses intéressantes, et même des bonnes, voire bien meilleures que les oeuvres formatées dites « vendables ».
    Une vrai pépinière de talents sur le terreau de la créati vie té.



  • fredleborgne fredleborgne 18 août 2009 13:43

    On part des cyber-connards pour ne parler que des connards tout court durant la plus grande partie de l’article (à partir du 3 paragraphe : le net n’est que le reflet...). Le titre est donc racoleur et inadéquat. Un simple « pauvre cons, finalement vous n’avez que ce que vous méritez » aurait été plus judicieux.
    Malheureusement, ce coup de gueule ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau, car même si sur ce site, le citoyen est moins con que la moyenne, la masse s’abime dans le boulot de m..., la course au pognon, la contemplation de sa télé plus plate, plus grande et ne recherche même pas les causes de son apathie. Le réveil n’est même pas garanti pour quelques secondes de lucidité avant de passer l’arme à gauche. Avec vos 80 ans et votre poignée de neurones, vous devez faire tâche dans votre maison de retraite, à moins que vous soyez encore en train de refaire le monde tous les dimanches, à l’apéro, devant une famille bien enfoncée dans son train train quotidien, et que vous étouffez sous le poids de la bêtise majoritaire autour de vous. Au bal des cocus, il n’y a pas de français qui restent assis aujourd’hui. Tous coupables, un jour ou l’autre, d’avoir laissé faire les bourgeois, les grosses fortunes de France, et depuis quelques temps, les clowns du monde dit « artistique ».
    Même en crachant dans la soupe, il en restera pour la trouver encore bonne...tant qu’il en restera.



  • fredleborgne fredleborgne 12 août 2009 21:38

    Pire, le piratage de départ donne une addiction au jeune à ces daubes. Mais aujourd’hui, tout le monde peut pirater (ce qui n’était pas le cas il y a quelques années). Le retour, c’est que demain, comme pour les marques, il sera de bon ton d’avoir l’original au lieu d’être le pirate à ordinateur et au grand coeur qui permet aux copains d’avoir eux aussi plein de musqiue gratuite ou à pas cher. Donc, dépenses dès qu’ils seront adultes.

    le piratage a permis a plein de films nuls non reconnus rentables pour une exploitation en salle d’être visionnés par les accrocs du téléchargement. On ne peut pas être cette major qui sabote les films des concurrents en France en mettant son film en téléchargement illégal, et cette même major qui demande des sanctions. Le piratage aura profité majoritairement aux américains contre l’europe et ses artistes.

    Remettre du risque, c’est relancer cette mode qui au final est peu intéressante. La musique, y’en a déjà assez à la radio, et quand on regarde la télé, on ne fait pas de jardinage, de bricolage...ou la révolution.

    Bref, il faut Boycotter cette industrie, en refusant le piratage, en ne consommant pas leurs produits, et , si on aime la musique, on va sur des sites de musique libre. Il y a aussi la littérature qui risque aujourd’hui la même chose. Moins de livres, des lecteurs ebook couteux ou lire sur un iphone, c’est sûr, le goût de la lecture va encore s’estomper un peu plus. Vous avez essayé de suivre toutes vos études sans livres, sans rien n’écrire ? Le danger de l’abêtissement des masses est là aussi

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