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fredleborgne

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Fredleborgne est né en 1999 comme adresse de messagerie. Mais c’est sur odebi.org qu’il se réveille, à l’occasion des débats sur la loi DADvSI.
Il en tirera un livre : "La guerre contre les majors"
Il écrit depuis des nouvelles de société-fiction, si possible délirantes, pour dénoncer les dérives potentielles des germes malfaisants plantés hier ou aujourd’hui sur www.inlibroveritas.net.

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Derniers commentaires



  • fredleborgne fredleborgne 18 juillet 2009 22:28

    Bob , c’est le diminutif de Bobo ?
    Que savez-vous de ma condition sociale ? Que je lis agoravox ?
    Que savez-vous de la taille de mes testicules pour penser que je puisse me liquéfier à l’idée d’une révolution ?
    Après avoir craché votre pot-pourri sur les jeunes de banlieue que je ne connais pas selon vous, vous vous en prenez à moi.
    Sachez que j’espère bien qu’il n’y a pas que des ultra-violents qui crament les bagnoles, mais même si c’était le cas, ces quelques uns ne représentent pas toute la banlieue quand celle-ci explose.
    Avez-vous été agressé pour leur vouer une telle haine ? Avez vous chié dans votre froc à ce moment-là pour penser qu’un autre puisse en faire autant  ? Travaillez vous durement selon vous pour que dalle pour supposer que les inactifs des cités le sont parce qu’ils le veulent bien ?
    Que leur donne le système sinon une condition de vautour pour les uns, de loosers pour les autres ? Croyez vous qu’à part les caïds, les autres sont ravis de cette situation ? Même en vivant au présent, ils savent que leur tour de se prendre un cutter dans le bide ou une matraque dans la tronche arrivera bientôt, quand ce n’est pire. Alors, l’avenir, oui, ils ne veulent pas y penser. Pas la peine de les prendre pour des abrutis complets pour autant, car s’ils rêvent au gros coup, c’est bien pour s’arracher de cette merde, comme le travailleur de base espère gagner au loto. Dans leur cité, ils font partie d’une bande. En dehors, ils ne sont rien, parce que justement, il y a des gens comme vous qui les jugent même quand ils veulent s’en échapper. Votre regard plein de peur et de mépris mêlés est peut-être plus provocateur que vous croyez.
    Avant de vous demander ce que certains sont, demandez-vous comment ils le sont devenus ? Et là, demandez-vous qui est responsable ? Et ensuite que faire à part karchériser, car à part des prisons saturées qui font espérer aux culs blancs de ne pas y être envoyés, aucun résultat positif n’a été obtenu par la répression et le mépris.
    Quand au métro et RER, je n’y ai jamais été agressé. Pas assez petit pour être une proie facile, pas assez grand pour être une victoire dont on puisse se vanter. Et surtout, une gueule de mauvais con. Ca aide parfois.
    Enfin, je pense que ces jeunes si rapides à réagir quand leur cité est agressée ont le pouvoir de tirer avec eux le reste de la cité quand celle-ci est excédée. Je n’ai pas dis qu’ils feront la révolution, mais il se peut bien qu’ils la déclenchent, ne serait-ce que parce que l’exemple de la violence sera là. On condamne aujourd’hui durement les ouvriers qui prennent les patrons en otage, ou qui veulent détruire l’outil de travail ((ce qui peut être compréhensible s’il doit être délocalisé). Et aujourd’hui, des traders qui ont coulé les économies des petits épargnants mal conseillés par leur banque veulent se servir en bonus sans être inquiétés alors que les petits épargnants qui n’ont pas vendu sont loin d’avoir récupéré leur mise. A votre avis, ces jeunes sont-ils vraiment les seuls qui vivent dans le présent en espérant faire des gros coups et en parasitant une population ?
    Je vais vous citer un film de bobo : « Il était une fois la révolution » de Sergio Leone. Ce n’est qu’un film, mais même les bandits peuvent servir contre un système insupportable, voire réellement se révolter eux aussi. Contrairement à ce que vous voulez croire, ils ont leur échelle de valeur, dénaturée certes, mais rien que parce qu’ils ont celle-là, ils peuvent en accepter une autre, parce que eux aussi veulent gagner une place sous le soleil. En cas de très mauvaise rencontre dans une cité, je peux effectivement mal tomber. Je n’irai donc pas provoquer le diable. Mais sachez que même dans les quartiers bobos, on peut crever et même dans la douleur quand un gros con de medecin estime que la douleur de son malade est normale et qu’un certain dieu estime que la souffrance purifie. Heureusement, cela n’arrive qu’une fois. Et malheureusement, cela arrive toujours.
    Je ne considère pas mes collègues de travail actuels comme de la basse classe, et eux m’aiment bien, puisque en tant que dernier arrivé dans l’équipe de nuit, c’est moi qui vide les poubelles avant l’arrivée de celle de jour. Prime de précarité, Congés payés, heures de nuit, c’est super de gagner 140% du smic. Dommage, en septembre, va falloir trouver autre chose. Mais bon, à l’agence d’intérim, on m’aime bien aussi, parce qu’entre autres choses, comme j’ai une bagnole, je vais dans un quartier pourri de ma ville de province pour aller chercher un gars qui veut travailler. Mais je te rassure Bob, certains appelle cela de la déclassification, et il parait que c’est normal, et que statistiquement, il y en a plus qui montent que ceux qui descendent. Seulement, pour arriver à ce résultat, faut que l’étude se fasse en prenant en compte les 30 dernières années. Pour cela, il suffit d’avoir 20 ans d’expérience en informatique, et de ne pas être ingénieur pour autant. Comme on n’ose pas me proposer un smic pour m’occuper de leurs ordis, on préfère prendre un jeune, et moi, je gagne mon smic ailleurs. Mais t’inquiète Bob. Pour un smic, c’est décidé, je ne ferai pas d’informatique. Je n’ai plus rien du bobo avachi, bien que je n’en ai pas eu vraiment nombre de caractéristiques,j’ai toujours ma gueule de con, et j’ai une patate du tonnerre. T’es de quel quartier toi ?



  • fredleborgne fredleborgne 17 juillet 2009 19:56

    Bon, à part que les condès ne sont pas tombés sur la bonne cible, que veux cet article ?

    - Défendre de « pauvres » braconniers ?

    Perso, je serais chasseur de sanglier obligé de payer une redevance pour chaque sanglier abattu (cette redevance sert à indemniser les paysans) avec un certain nombre annuel à abattre (mais insuffisant pour en éviter la prolifération) et une redevance qui augmente d’année en année, alors oui, j’irai en flinguer la nuit, quitte à abandonner les carcasses.

    Car cette prolifération fait l’affaire de quelques propriétaires terriens qui organisent des chasses payantes pour gros richards au détriment de la sécurité routière et des chasseurs normaux.

    Je ne suis pas chasseur.

    Je ne défends pas non plus des gens qui croient que pour survivre, on peut aujourd’hui piller la nature en abattant n’importe quoi. Et i y a des viandards sur-équipésqui ne paient pas comme les gros richards, mais qui investissent beaucoups pour se faire du black. Qui doit s’occuper de ceux-là ?

    - Casser du sucre sur le dos des flics et de la maréchaussée ?

    Sûr que si il n’y avait pas un pourcentage élevé parmi eux d’arrivistes qui joue le jeu du système de promo, ils pourraient comme il y a quelques années, faire la grève du zèle et arrêter les automobilistes sans mettre de contravention pour ne pas être de vulgaires « radars » humains embusqués en bord de route (Jeune, mignonne ou grosse et sans pitié d’ailleurs, celles qui veulent faire leur place... histoire de faire oublier leur infériorité physique quand il s’agit de passer à l’action. La fascisation de nos forces de l’ordre s’appuie sur les moins méritants et les plus serviles envers les chefs rentiers. Ne démolissons pas toute la police et la gendarmerie françaises, qui ont en leur sein des éléments d’une rare valeur humaine, et une majorité de gens respectables contraints par le système. Pas pour rien non plus que notre président s’entoure de femmes. Elles sont pires que les mecs pour faire valoir une revanche en matière d’autorité. Enfin, pas toutes heureusement.

    Critiquer nos actuels politiciens ?

    Tout est bon, mais cet article n’est pas si évident à cerner, même si il est amusant à lire. A mon avis, un PS expliquant que les forces de l’ordre ont été un peu caricaturée pour le plaisir, mais qu’on aimerait mieux les voir à l’oeuvre pour une vraie justice, car il ne peut y avoir de vrai sentiment de sécurité sans confiance envers ceux qui en sont chargés aurait été préférable. Les politiciens ne seraient pas si pourris que notre police et gendarmerie changeraient leur fusil d’épaule et soigneraient mieux leur recrutement et leur façon de procéder.



  • fredleborgne fredleborgne 17 juillet 2009 19:21

    A ce propos, le rôle de Pierre Daunou dans notre constitution est primordial et illustre bien la liberté d’entreprendre dont vous parlez

    Cordialement



  • fredleborgne fredleborgne 17 juillet 2009 15:33

    Cher Ferdinand
    Autant votre article était intéressant, autant votre remarque sur les banlieues prouve que vous n’êtes qu’un rêveur qui jamais ne refera réellement la révolution, même s’il se plaira à rédiger quelques pages de constitution.
    Il faut de la colère, du courage, mais aussi du désespoir pour sortir du carcan sociétal et remettre en cause un système qui vous écrase et ne vous laisse aucun espoir. Ce passage à l’acte, ce n’est pas jeter de l’huile sur le feu en se présentant contre avec une langue bien pendue, c’est saisir autour de soi le premier objet qui peut servir d’arme, et s’en servir contre le premier symbole de sa misère.
    Dans les banlieues, ce symbole, c’est le flic, et pour le faire venir, faut foutre le feu. Pas au habitations heureusement, mais à la ville ou aux voitures, qui finalement quand elles brulent ne risquent pas, comme pour une mairie ou une école, de mettre le feu à des immeubles voisins.
    Ces gens-là que vous méprisez profondément, faut pas qu’ils lisent agoravox, sinon, ils vous perceront la couenne comme à celle de tous les bourges donneurs de leçon, qui s’empiffrent sur leur misère, en servant un système de l’argent roi et de diplômes qui ne laisse que peu chance à un gamin causant SMS et argot spécifique à la cité ou au rap.
    Les laissés pour compte de 1789 ne sont pas les mêmes que ceux de 2009. Et vous ne voulez pas les voir. Entretemps, vous avez aussi oublié beaucoup de révoltes ouvrières (et déjà, ce n’était plus les paysans et les gueux citadins qui se révoltaient).
    Les plus explosifs sont donc ces jeunes, sans éducation ni référence, qui peuvent servir de détonateurs pour la génération précédente, intégrée dans le monde du travail, mais à bas prix, endettée, et sans espoir de retraite. Voilà pouquoi ils sont stigmatisés. Ils peuvent être ceux qui feront bouger les autres. D’ailleurs, dès que les routiers, les sans-papiers, les agriculteurs ou dernièrement les gaudeloupéens manifestent, la télé officielle et les autres medias n’ont de cesse de les diaboliser.
    Comme pour 1789, les bourges et les avocats (Danton, Robespierre par exemple) attendent leur heure pour reprendre la place qu’ils perdent, en 1789 à cause des nobles, en 2009 à cause des peoples en espérant que le bas peuple fasse le sale boulot. Là, il y a beaucoup moins de pavés aujourd’hui, les rues sont plus larges et le bitume ne permet pas d’accrocher des barricades solidement . Enfin, en 1789, il n’y avait pas de blindés, ni d’hélicoptères. Les foyers de révolte peuvent donc être rapidement circonscrits (merci Haussmann), et les masses s’endorment devant leur télé avec la parole officielle.
    Quant aux philosophes révolutionnaires, ils sont bien rares et votre mépris de l’humanité de base vous écarte définitivement de leurs rangs.
    Ne vous inquiétez pas pour autant. Si vous restez bien à l’abri, je pense que vous saurez tirer tout de même votre épingle du jeu. Mais ne comptez pas sur moi pour croire en vos belles paroles creuses



  • fredleborgne fredleborgne 14 juillet 2009 15:57

    Si je fête encore le 14 juillet, c’est pour sa signification, mais je ne participe pas aux pantalonnades publiques et à la grand messe orchestrée par les imposteurs du présent.
    Ce soir, l’armée d’aujourd’hui rejoindra celle de courteline dans un grand show médiatique imposé par la hiérarchie, alors que ces hommes de valeur, qui le matin auront défilé impeccablement au terme de nombreux efforts durant l’entrainement, n’aspirent qu’à la discrétion et au respect des valeurs, valeurs qu’ils savent bafouées par leurs chefs politiques.
    Il est d’ailleurs étonnant que si le format des armées se réduit, on ne constate aucune réduction de la taille du défilé, car en dix ans de « professionnalisation », malgré un budget constant, ce sont des pans entiers de notre défense (mais il faut bien payer les programme d’armement hors de prix) qui ont été démantelés). Un nouveau plan de réduction est mis en place. Mais si ça trouve, bientôt, comme la réserve est elle aussi réduite, on emploiera des armées mercenaires à moindre coût, peut-être même en « embauchant sur place » pour les conflits extérieurs.
    Pour la garden party, 2/3 de journalistes en moins pour seulement 40% de réduction des invités. C’est vrai, il y a de moins en moins d’artistes...

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