Amusant de comparer la Suisse et la France. Comparé un paradis fiscal dont l’essentiel des richesses provient de la rapine des évadés fiscaux, et un véritable pays est, à tout le mieux, hasardeux, ou plutôt signe de mauvaise foie évidente. Et pourquoi, tant que vous y êtes, ne pas nous comparer au duché de Luxembourg ? Je ne doute pas que ce serait tout autant « pertinent ».
Si l’on veut réellement résorber le chômage, il n’y a que deux solutions : la première, c’est de prendre acte du fait que notre productivité a totalement explosé ces dernières décennies. Nous produisons énormément plus, avec bien moins de personnes. Donc, diminuons le temps de travail restant et partageons-le.
L’autre solution, est celle de Lamy et comparse : rétablissons le travail, et même, pourquoi pas, le travail gratuit. Je vous assure qu’avec le travail gratuit, le chômage serait résorbé. Ceux qui seraient encore au chômage seraient des tir-au-flanc et il sera alors légitime de leur supprimer leurs allocations pour s’assurer qu’ils se remettent à travailler. Maintenant, il est vrai que la solution de Lamy a un petit défaut : quel est le sens du travail ? Pourquoi travailler si c’est pour ne rien gagner ? Faut-il travailler pour travailler ?
Pourquoi ne devrions-nous pas plutôt travailler seulement afin de fournir le nécessaire à nos sociétés ?
Ahhh le progrès ! Je rêve d’un monde de progrès, où nous serons tous nourris aux OGM lyophilisés Monsanto, dans nos belles maisons ultra-connectées avec no télé connectée, frigo connectés, etc. , où nous aurons tous notre puce cutanée,où nous choisirons nos enfants dans un catalogue comme à Gattaca, avec nos belles centrales nucléaires, toutes nos prothèses informatiques réfléchiront pour nous, nous dirons quoi manger, quand, où aller, par où, quand, comment, quoi penser, quoi voter, quoi acheter, etc.
Vous êtes un bon vous. S’il y a bien au moins un fait d’avéré, c’est qu’une croissance infinie dans un monde fini est impossible.
En d’autres mots, si vous affirmez que l’on ne peut pas vraiment vivre sans croissance, cela signifie donc que l’on ne peut pas vivre tout court à vous entendre.
À l’inverse, nous pouvons affirmer que nous ne pourrons pas continuer de vivre avec la croissance. Les destructions opérées dans notre environnement rendent notre monde de moins en moins vivable et finiront par le rendre impropre à la vie humaine. Notre civilisation est condamnée en l’état.
Dernier point : 7 milliards avec notre niveau de vie, c’est effectivement impossible. Pourtant, si vous prenez la peine de vous renseigner, vous verrez que notre planète peut supporter 7 milliards d’âmes. En revanche, il est certain qu’elle ne supportera pas 7 milliards d’automobilistes.
Ce résultat est effectivement une des rares bonnes nouvelles de ce scrutin des municipales. Souhaitons que cet émulsion d’écologistes, de gauche et de citoyens se propage à d’autres ville et surtout réussisse dans une gouvernance réellement plus démocratique et réellement au service de l’intérêt général.