Très bon article, même si, en conclusion, on en revient à la solution préférée de l’auteur : la fiscalité.
Je partage bien votre constat sur les causes de la crise, même s’il me semble en manquer une partie concernant une confiscation importante d’une grande partie des richesses générées par notre travail par la minorité qui a réellement le pouvoir. Ceci étant dit, le fond du problème reste le même : nous, l’occident, avons un modèle de développement qui n’est tout simplement pas durable, tant il est destructeur et prédateur pour notre planète.
Il nous faut donc effectivement de toute urgence repenser un autre modèle de développement, et ce, à tous les niveaux. Nous consommons beaucoup trop de ressources non renouvelables, nous détruisons nos propres terres arables ( lu aujourd’hui : http://www.bastamag.net/article1730.html … c’est incroyable de ne pas en entendre plus parler), nos sociétés sont beaucoup trop inégalitaires et le travail disponible est bien trop mal réparti.
À vomir. Rien d’autre à ajouter. Il n’en est hélas pas à son coup d’essai. Ce n’est rien de plus qu’un délinquant multi-récidiviste à qui les règles de droit commun ne s’appliquent pas.
Et cela semble bien parti pour durer. Tant que les bretons continueront de tolérer cela, il n’y a aucune raison pour que cela change. Les éleveurs de porc sont comme culs et chemises avec les politiques et la situation actuelle leur convient parfaitement.
À moins que les citoyens bretons ne prennent eux-mêmes les choses en main, il ne se passera rien et la situation continuera d’empirer.
Je n’en attendais pas moins du MEDEF. J’espère juste qu’ils ne trouveront aucun pigeon.
Dans la même veine, de ce que je peux voir autour de moi, il est amusant de constater que dans mon emploi actuel, on nous demande explicitement de travailler plus, de faire des heures supplémentaires (pour tenir les délais bien sûr), et que lorsqu’on demande quelles sont les compensation pour cet effort supplémentaire, on nous répond qu’il n’est pas question de nous payer la moindre heure supplémentaire ; puis, il est ajouté avec un sourire malicieux que c’est bien entendu dans notre intérêt de travailler plus … vous avez bien entendu deviné le sous-entendu. C’est ça la mentalité des partons chez nous. Et après, d’aucuns s’étonnent que les français n’aiment pas leurs entreprises.
Article bien construit mais qui, hélas, ne parle pas des véritables problèmes : à savoir, une nouvelle fois, du transfert vers le contribuable des pertes. C’est ça qui est génial dans le monde d’aujourd’hui : les banques et leurs accolytes utilisent notre argent pour jouer au grand casino des dettes souveraines, puis, si elles gagnent, ramassent le pognon et se rémunèrent grassement, et si elles perdent, s’arrangent pour que les pertes soient garanties par les états, et donc par nous.
Puis, quand je lis « Imaginons un instant ce qu’aurait été la réaction des marchés en cas d’échec de ce Sommet. », je comprends mieux pourquoi cet article passe sous silence ce que cet accord implique réellement.
Il est inacceptable de laisser les marchés dicter leur loi. Il faut impérativement laisser les acteurs privés assumer intégralement les pertes. Une fois que les banques seront à l’agonie, il restera alors juste à les nationaliser afin que l’argent utiliser pour les sauver, qui est notre propriété puisque celui de l’état, reste nôtre.
Dans le cas contraire, l’adage qui a lieu bien trop souvent de socialisation des pertes et de privatisation des profits a encore de beaux jours devant lui. Cela doit cesser.