Excellente description de la situation actuelle, hélas. Nous sommes nombreux à être d’accord avec ce constat. Seulement, nous sommes bien moins nombreux à savoir ce que nous pouvons faire pour inverser le cour des choses, moi le premier. Cela n’empêche pas de prendre des initiatives, mais j’ai peur que non ou mal coordonnées, celles-ci ne soient que peu utiles, bien qu’indispensables.
Ce n’est hélas pas surprenant que l’état tente de détruire l’éducation populaire : le néo-libéralisme dont il est le fervent défenseur ne fonctionne bien — pour eux — qu’avec des masses peu éclairées et avec une belle mentalité du chacun pour soi ; bref, le genre de pré-requis contre lequel va l’éducation populaire. L’on comprend alors mieux la volonté gouvernementale de la saboter.
Le jour où ces problématiques seront réellement prises en compte par le grand public, peut-être sera-t-il possible de mieux leur faire comprendre l’immense intérêt que représente le logiciel libre en terme de vie privée.
À ce jour, hélas, ils sont encore trop nombreux à ne même pas comprendre ce que c’est, et, de fait, encore moins son importance et l’importance de la préserver.
On voit bien que vous ne connaissez pas le Japon, ni la France. Les relations employés/patron sont très différentes là bas.
En France, les patrons sont pour l’essentiel des voyous qui ne paient jamais bien leurs employés et leur en demande toujours plus. Au Japon, au contraire, les employés sont bien mieux rémunérés et plus ils sont méritants, plus ils le sont. C’est ainsi que l’on comprend que les employés japonais soient bien plus impliqués que leurs homologues français. Au contraire, je dirais même qu’il est étonnant que les salariés français soient encore si impliqués malgré le foutage de gueule totale dont ils sont victimes.
Le meilleur exemple selon moi pour l’illustrer : mon épouse est japonaise, et, lorsque sa vie a débuté en France, elle disait comme vous : les français ne travaillent pas, ce sont des fainéants. Puis, elle a commencé à travailler, et elle a compris ce que c’était que de travailler en France : la façon dont elle a été traitée par ses différents patrons malgré son implication et son travail à la japonaise l’ont tout simplement écœurée.
Pour elle, en France, les patrons sont véreux, malhonnêtes et radins, et font tout pour démoraliser leurs salariés. Au Japon, au contraire, tout est fait pour les motiver et les impliquer. Maintenant, elle ne juge plus de la même façon. Si sa conclusion reste la même, à savoir que l’on ne travaille pas en France, son analyse de la cause a fortement évoluée : les responsables en sont maintenant les patrons du fait de leur comportement indigne envers leurs employés.
Donc, oui, votre énoncé des faits est probable, mais vos sous-entendu sont tout simplement erronés : lorsque l’on connaît la différence de relations dans le monde du travail entre les deux pays, la différence apparaît alors comme une conséquence logique.
Si il est vrai, comme le relate l’article, que l’explosion des prix actuelle profite un peu à l’état, et énormément aux pétroliers, il est dommage que si peu de personnes n’abordent pas le véritable problème : notre dépendance absolue au pétrole.
Certes, cette hausse est scandaleuse, mais en même temps, il est plus que temps pour nos sociétés d’évoluer et d’apprendre à faire sans pétrole. Hélas, comme nous le prouve l’actualité depuis de nombreuses années, le seul choc qui changera les mentalités sera au portefeuille. Cela fait des années que l’on connait les méfaits de l’automobile et du pétrole, mais rien ne change ; c’est comme si l’on attendait que l’on soit au pied du mur pour réagir, sauf qu’il sera bien entendu trop tard, car l’on ne change pas toute l’organisation d’une société en claquant des doigts.
Bref, certes, cette hausse est scandaleuse, mais en même temps, elle doit enfin nous inciter à réorganiser nos sociétés.