Aussi appelé Code Napoléon, du nom de celui qui deviendra empereur deux mois plus tard. Républicain, Napoléon ?
Ceci dit, apparemment ce n’est pas Napoléon qui a voulu le droit du sang.
Quoi qu’il en soit, de nombreuses lois de ce code ont été depuis modifiées ou supprimées, parmi lesquelles la minorité des femmes, et, également, le droit du sang.
Je lis sur Wikipédia : « la Constitution de 1791 précise également : « sont français les fils d’étrangers nés en France et qui vivent dans le royaume » »
C’est seulement en 1804 que ça change, sous le Consulat, qui était un régime encore moins républicain que la république de Sarkozy.
« Alors, je ne vois pas à quel titre il a mérité la nationalité française. »
Et vous, comment vous l’avez méritée, votre nationalité ? Juste par le hasard d’être née en France de parents français ? Vous appelez ça un mérite ? Depuis quand le hasard donne-t-il un quelconque mérite ?
On choisit pas ses parents,
on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus
les trottoirs de Manille
De Paris ou d’Alger
Pour apprendre à marcher
Etre né quelque part
Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C’est toujours un hasard
La proposition de Sarkozy divise deux fois les Français, en citoyens d’un côté, sous-citoyens de l’autre :
- d’abord les citoyens de nationalité récemment acquise ne sont plus des citoyens à part entière, ils gardent au-dessus de la tête une épée de Damoclès que n’ont pas les autres Français.
On n’attribue pas la nationalité française à moitié. Soit on est français, soit on ne l’est pas, et quand on l’est, on l’est de plein droit.
- ensuite, la vie d’un Français lambda vaut moins que celle d’un Français policier, militaire ou dépositaire d’une autre manière de l’autorité publique.
Si je suis un citoyen de fraîche date, et que je tue un policier, je perds ma nationalité. Mais si je tue mon voisin boulanger, je reste français. Pourtant, il était sympa aussi mon voisin boulanger.