Brûler du méthane, bio ou pas, produit bien du CO2.
Produire et recycler des panneaux solaires ou photovoltaïques engendre une forte pollution chimique.
Les barrages hydrauliques modifient l’écosystème entourant le cours d’eau, et les plus grands, comme le barrage des Trois-Gorges noient des vallées entières.
La géothermie induit un risque sismique. (Et séquestrer du CO2 sans doute aussi.)
J’ai moins de reproches à faire contre les éoliennes, bien que les chauve-souris n’aiment pas trop ça...
Mais surtout, toutes ces énergies sont en quantité limitées (quand on a mis des barrages sur toutes les rivières, on fait quoi ?), ou nécessitent des moyens irréalistes pour être récupérées (on ne va pas recouvrir le Sahara de panneaux solaires et entretenir tout ça... ). Combien d’éoliennes faudrait-il pour produire l’équivalent des 58 centrales nucléaires françaises ?
Quantitativement, le nucléaire et les énergies fossiles sont les seuls moyens réalistes de répondre à nos besoins en énergie (et encore, en arrêtant de gaspiller). Donc on peut bien rêver d’éoliennes, mais en pratique, moins de nucléaire, c’est plus de pétrole, de gaz et de charbon, forcément. Et donc une catastrophe à venir, le dérèglement du climat, qui relèguera Tchernobyl et Fukushima au rang de broutilles en comparaison.